J’ai toujours voulu être aimé, apprécié, regardé.
Mais la réalité de mes fantasmes ne me convient pas.
Être aimé de plusieurs femmes est difficilement supportable.
Lorsqu’on ne supporte pas de se sentir coupable.
Coupable de la souffrance des autres.
De la souffrance de l’autre.
Si seulement ce n’était qu’une autre.
Ce serait plus facile de trouver des mots pour elle, pour moi.
Pour son âme et ma conscience.
Mais les mots ne viennent jamais.
Ceux qui apaisent ma conscience ne soulagent pas son âme.
Alors je m’arrange avec mes questions.
Et mon sentiment d’incomplétude, d’insatisfaction.
Comme lorsque je te serre dans mes bras.
Et que je veux te faire mal.
Ce que je veux réellement n’est pas la douleur.
Juste que nous fassions un.
Mais ni mon sexe dans le tien, ni nos corps enlacés,
Ne me font ressentir cette unité.
Peut-être qu’elle n’appartient qu’à mes désirs conscients.
Bizarrement, la douleur me semble le seul moyen de nous réunir.
Ton corps écrasé contre le mien, à te faire mal, à me faire mal.
Mais je finis toujours par me détacher .
Avant que ça fasse mal.
Avant que ça te fasse mal.
Parce que je ne veux pas te faire mal.
Parce qu’au fond, j’attends que tu me dises :
« Fais-moi mal. »
J’attends que tu me presses contre toi.
A en avoir mal aux bras.
A en avoir mal aux seins.
Jusqu’à ce que tu me lâches, épuisée.
Et que mes bras continuent de t’enserrer
Pour prolonger l’instant, la communion, la douleur
L’unité.
La douceur de notre conversation est aussi un moyen
D’atteindre cette unité.
Mais le corps finit par demander
La douleur que mon esprit croit vouloir.
Et pendant que les traces de tes mains sur mon dos s’atténueront lentement
Il ne restera rien, plus que le vide.
Et peut-être que c’est ce vide que je recherche, au fond .
Celui qui surgit après la douleur et son intensité.
Je suis prisonnier de ce corps, de ces pensées.
Je suis prisonnier des autres.
Je suis prisonnier de l’autre.
Et quand finalement je crois me détacher de toi, de vous.
Je ne fais en fait que vous repousser.
Et on appelle ça une dépression.
Peut-être en référence à ton corps
Que je ne veux plus presser contre le mien.
Que je repousse de toutes mes forces.
Pour ressentir le malaise de t’avoir loin de moi.
Pour ressentir la douleur de t’avoir loin de moi.
(cc) ValetheKid
posté le 29/09/2009 | 803 vues | 14 commentaires | tags: introspection depression tristesse Men Room drague sexe | 2 ont aimé
Merci =)
Ca fait quelques mois que je n’avais rien publiĂ© ici, ça fait plaisir de trouver des commentaires positifs Ă mon retour ^^
Wow merci pour la mise en forme! <3
Une incitation a écrire encore? lol
fais moi encore mal le mal! c’est si mâle tout ça!
j’adore, bravo clap clap clap….
Je suis touchĂ©e, c’est beau, sans fioritures….bref, reviens oui!
Ça me fait plaisir de te revoir ici, mon petit philosophe des Ă®les…
@ Le mal : contente que ça te plaise la mise en page :)
Et très chouette texte ! On espère te voir rôder plus souvent :)
Bravo, très joliment Ă©crit ! Très poignant aussi ! Une douleur partagĂ©e, une douleur que l’on a dĂ©jĂ connu, tous et toutes.
ClapClapClap.
Ce texte est Woaw : D
Les deux dernières phrases me ressemblent tellement je dois dire.
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Ca sent terriblement le vĂ©cu. Autant pour toi, que pour moi, j’entends.
Très beau texte.