Nuit des musées avec un couple d’amis amoureux…Ca m’a rappelé.. Les sciences naturelles à Toulouse. Les bourrasques de vent, j’avais du mal à supporter mes verres de contact, tu t’ais inquiété de mon état, tu m’as même proposé de rentrer…
Le jardin, le paon, les serpents je devais te prévenir au moment ou nous y arriverions, tu n’aimes pas les serpents. Les gosses, hallucinant, leurs connaissances, la tectonique des plaques, les continents.
Tu m’effleurais la main…On était proche. Je me sentais bien…dans la petite bulle…Je comptais pour toi a ce moment précis je l’ai senti. C’était réel, c’était beau, fugace, tellement fragile. Tu étais bien toi aussi. Je le sais tu étais avec moi dans la bulle. Même si plus tard…Tu t’es senti obligé, de crier au téléphone, de dire des horreurs, de me blesser…
Ces moments là je les garde, toi aussi j’en suis sur. Ces
moments de plénitude, de bonheur intense ou tu es deux ensemble, plus deux à côté…
Pas envie de partager ca avec un autre homme. Les hommes me dégoutent de toute facon. Vous vivez vraiment sur une ligne droite et nous dans des bulles.
Les hommes et leur ligne droite. Leurs motos de gosses prêts à se planter juste pour l’ivresse de la vitesse. Prêts à repeindre le trottoir avec leur cervelle pour faire ronronner le moteur de leurs caisses.
Les hommes et leur ego, leur carrière. J’ai trop de travail tu comprends je n’ai pas de temps pour toi…J’ai des choses
importantes à faire moi, je vais sauver le monde.
Les hommes et leur queue. Il y a en a tellement des filles partout. Tellement de choix. Tellement de possibilités…Pourquoi se contenter de mettre son pénis toujours au même endroit? J’ai plein de spermatozoïdes moi je dois les distribuer.
Pourquoi toujours besogner la même ??? Pas de surprise, le même corps, la même odeur, les mêmes seins, la même langue, les mêmes positions…Ca me fatigue de m’agiter comme ca, je ne suis pas un athlète de haut niveau moi.
Les photos…Tu m’as convaincue de faire des photos un peu dénudée…Ma poitrine discrètement révélée pour toi. Je n’aurais jamais osé il y a cinq ans. Tu as fait sauté une barrière de ma pudeur, de mon éducation petit bourgeois encore une. Je suis certaine que tu continues à les regarder avec nostalgie, une de tes caractéristiques, le passé, l’enfance, les legos, la famille.
Je suis certaine que tu as encore envie de les lécher…ces seins bruns. Ca te hante la nuit. Tu te surprends parfois, ta main elle cherche mon corps chaud, mes seins contre ton dos, ma main balladeuse, mon odeur que tu aimais tellement même le matin…
Qu’est ce qu’il t’a pris? Pourquoi cette crise encore une fois? La peur ?!! Elle c’est insinuée froidement. Comme une tache d’encre sur du buvard, comme un liquide empoisonné qui c’est déversé dans tes membres.
Qui perds gagne? Moi je gagne quoi…Je sais pas exactement quoi il faut que l’on m’explique. J’ai tendance à dire ” c’est mieux comme ca, c’est mieux pour moi”. J’essaye de me convaincre que ton instabilité, ton inconséquence, ton inconsistance parfois. Menace de mon équilibre mental ???…
Au fond je le sais bien, il n’y a qu’un toi et je n’ai aucun intérêt à chercher un autre toi. Je cherche pas d’ailleurs les hommes me dégoutent…
C’est quoi au juste la clé du succès dans une relation amoureuse, dans une relation dites de couple? Mes différentes observations anthropologiques m’ont amenés à plusieurs conclusions.
La clé du succès toujours laissé croire à l’homme que c’est lui qui mène la danse. Le manipuler suffisamment bien pour qu’il en soit convaincu mais en fait être sa « seconde maman » gérer son quotidien de chaussettes, factures, mets un blouson il fait froid et puis toujours rester désirable, suffisamment excitante pour qu’il sache que d’autres mâles la convoite, qu’il ai pas le seul sur le coup, que oui si il veut la garder ca va être coton, faut rester sur tes gardes mec.
Ceci étant le mode d’emploi de base il faut évidemment l’adapté à chacun. Avec toi ce n’était pas simple. Jamais été maso, simplement voila c’était toi, j’avais plus au moins conscience de la difficulté de l’entreprise, je savais qu’il fallait y aller prudemment, te mettre en confiance, t’apprivoiser doucement.
Je me suis leurrer sur le niveau des obstacles trop de choses à régler entre toi et toi, toi et ta famille, toi et le monde alors moi la dedans…un peu de place…un vent d’air frais, quelques moments de distraction…de baise…de champagne et de Jet27.
Mes conclusions anthropologiques, les “couples” autour de moi qui “fonctionnent” qui “consolident” qui “stabilisent”, les filles dominent, les mecs suivent, elles les gèrent. Evidemment ils ne l’admettront jamais mais on le sait tous…C’est comme ca
tout le monde est heureux dans le meilleur des mondes
Ca n’arrive pas qu’aux autres??? Ben si aux autres. A tout ceux qui m’envoient leur faire-part, mariage, naissance. On adore m’inviter tout le temps, constamment, la boite à lettres dégouline de tout ce bonheur.
C’est une invitation pour deux évidemment tu viens avec ton copain évidemment. Lequel déjà michel, marc, antoine? Tu sais je suis un peu perdu désolée ca change tout le temps. Tu peux amener un ami aussi…
Dernier mariage, le copain en date c’était toi, le copain de Bridget Jones… Ca n’a pas été possible pour toi, de m’accompagner, d’être mon cavalier “parce qu’on ne doit pas faire des efforts, se forcer” des efforts…ca me laisse dubitative.
Pas un de mes amis a eu l’honneur de voir ta face. Pas un seul…T’avais peur de quoi? qu’ils te mangent tout cru? qu’ils te jugent? peur de t’emmerder? de passer pour un zozo pas à la hauteur? Je crois plutôt que tu t’en foutais.
“Vise la stabilité, Sort pas avec tes amis, Sort avec des plus vieux” Ca c’est une copine qui vient juste de se marier. Le même gars depuis des années.
Elle elle n’a pas collectionné les copains…moi non plus d’ailleurs. Elle a le même, fidèle au poste, au garde à vous depuis des années. Ca doit être du boulot toute cette sacro sainte stabilité. Putain ca me laisse super admirative.
La stabilité? Le labrador, la maison, le bébé…?!!! Désolée pas intéressée…Vraiment..vraiment pas. J’aime ma vie de flambeuse. Bosser comme une dingue, sortir, faire du sport, voyager. Partager ca à plus de gout c’est certain. Un goût sucré pas un goût amer.
Ouais je le reconnais, j’ai ces pulsions hormonales, biologiques je sais pas..J’ai besoin, envie de m’occuper d’un homme de prendre soin de lui, de le rendre heureux, qu’il soit bien dans une petite bulle, une bulle ouverte sur le monde.
J’ai besoin de sentir un corps chaud dans mon lit, son souffle, ses mains, sa langue. De lui faire son lait au chocolat, de regarder les dessins animés avec lui le matin, de ranger son appart, de m’inquiéter de sa santé et il adorera tout ca, il en redemandera, encore, encore….Il sera complètement fan, il ne pourra plus s’en passer. L’amour dure trois ans…c’est déjà pas si mal… Je ne sais plus, je me souviens pas ca fait si longtemps que je n’ai pas eu un homme que j’aime et qui j’aime pour « ce que je suis », pas pour ce que je représente, pas pour la scène, pour le social, pour le standing…
Ca me parait loin tout ca, faut devenir raisonnable. Je dois devenir grande penser a cette putain de stabilité, à cet appart, à ce labrador et à ce bébé. Tu crois que je vais finir comme ca avec un pauvre type propre, banal, qui vote à droite, fais du golf, gère son portefeuille d’actions, bon père de famille.
Tomber aussi bas. stabilité, plat, ennui, ca me donne la migraine…
posté le 27/09/2009 | 428 vues | aucun commentaire | tags: anthropologie Bridget Jones stabilité rupture A deux
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