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Les derniers jours du monde… Ou l’avènement d’un cinéma expérimental.

Je suis une passionnée de cinéma, même si ça ne se voit pas tout de suite. Dans cette optique, j’ai décidé de voir le dernier film d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu, qui semblait déchaîner les passions… La bande-annonce m’avait intriguée ; et les critiques, dépeignant le film comme quelque peu pornographique, entre-autres, ne m’avaient pas découragée. Je voulais en venir à bout. Et, à vrai dire, en voyant ce dernier, je crois avoir découvert une nouvelle variété de cinéma. (ndlr : c’est le premier film de ces réalisateurs que je vois, ils ont donc peut-être fait mieux, ou pire, dans le même genre, mais je n’en sais fichtrement rien…)

Les derniers jours du monde… Ou l’avènement d’un cinéma expérimental.

Bref synopsis, puisqu’il s’agit tout de même ici d’une critique que j’essaie de faire constructive et nourrie, merci Allociné :

 

Alors que s’annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l’échec d’une aventure sentimentale pour laquelle il s’était décidé à quitter sa femme.
Malgré l’imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s’élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l’entraîne sur les routes de France et d’Espagne.

 

(Pour une fois que le synopsis représente à la perfection le film… autant exploiter le filon.)

Sans raconter le film (comme j’aimerais !), ce qui gâcherait le suspens, je dirai que les frères Larrieu ont laissé libre cours à leur imaginaire, qui est, au vu des images, tellement vaste… L’idée de faire un film sur une prétendue fin du monde (prévue pour 2012, paraît-il ?!) est déjà audacieuse en soi, puisque le défi tient en ce que toute l’histoire ne tombe pas dans un espèce d’écueil de science-fiction à la mords-moi-le noeud (j’ai encore réussi à la placer!) où, bizarrement, seuls les Etats-Unis semblent partir en pistache. Enfin.

Au-delà de ce fond peu réjouissant, le long d’un fil rouge qui mènerait au secret de la disparition de l’amour de Robinson, on finit par se prendre au jeu d’un chaos qui ne semble avoir qu’un sens : retrouver Laë. Je ne vous cache pas que le film est dérangeant, ou devrais-je dire difficile à saisir, au premier abord, et le recours aux flashbacks n’aide pas forcément à la compréhension; cela dit, le film est porté par le jeu des acteurs, fabuleux, qui sert une histoire des plus abracadabrantesques.

Bon, il y a du cul dans ce film, oui. Il s’agit aussi de ça, alors parlons-en. Mais pas que ! Même si j’aurais aimé qu’on m’épargne la vue de la vulve de Karin Viard (encore très bien entretenue et plutôt désirable itou) quand la jeune femme qui campe le personnage de Laë, Omahyra Mota, est sensiblement nue à quasiment chacun de ses passages à l’écran, ce dont je me suis accoutumée sans problème, il serait dommage de résumer le film au recours à la nudité, même si prégnant. Ce serait oublier le côté “L’humour, c’est la politesse du désespoir” emmené par Catherine Frot, la symbolique de l’amour campée par Karin Viard, un Sergi Lopez homosexuel ET ténor, qui aura passé ses dernières heures sur Terre à copuler avec sa fille découverte quelques jours plus tôt, entre-autres, fille qui n’est autre que Clothilde Hesme, droguée emperruquée blonde (l’un doit certainement expliquer l’autre), dont la mère est une espèce de marquise sous acides personnifiée par Sabine Azéma. Rien que ça.

Alors, bien évidemment, Mathieu Amalric, dans le rôle de Robinson Laborde, vient porter toute cette joyeuse troupe, dans la subtilité, la créativité, la peine, l’abandon à l’Amour. Oui, avec un grand A.

Et quand je vois ce genre de film, j’ai envie d’en voir d’autres, plein d’autres, avec des gens qui baisent, des karaokés à Taïwan façon Lost In Translation, des cendres qui tombent comme des gouttes de pluie sur Biarritz, des scènes à la Eyes Wide Shut, de ces moments où la mort vous va si bien.

 

3 Responses to “Les derniers jours du monde… Ou l’avènement d’un cinéma expérimental.”

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