Back Room

On est (jamais) mieux servi que par soi-même.

Ndlr : cet article a été sélectionné par Jess dans le cadre de sa semaine de rédaction en chef sur Ladies Room.  

C’était franchement foireux.

On est (jamais) mieux servi que par soi-même.Il était trop excité, pas assez expérimenté sûrement, peut-être trop centré sur lui-même, je n’en sais rien. En tout cas, en rentrant chez moi tout à l’heure, j’avais cette sensation d’inachevé qui dormait en moi, qui me gardait encore toute émoustillée, malgré un moment qui m’avait semblé long et ennuyeux au possible.

Ce que je vis dans le miroir, c’était moi, mais défigurée, semblait-il, par l’envie et la luxure. Habituellement occupée à me trouver les pires défauts dans la glace, je me trouvais belle, et désirable. Là, tout de suite.

Ma respiration se fit plus franche, plus ample, au fur et à mesure que le désir montait en moi. Mes mains se posèrent lentement sur mes seins, que je massais délicatement, comme s’ils avaient appartenu à quelqu’un d’autre. Enivrée par le plaisir, mes pieds me conduisirent vers mon lit, où je m’allongeais jambes fléchies. J’entrepris de me caresser l’intérieur des jambes, gardant une main sur mon sein, d’où je sentais mon cœur battre de plus en plus fort.

J’étais relativement brûlante. Le doigt que je passais entre mes lèvres en disait long sur mon niveau d’excitation : n’y tenant plus, j’insérai un doigt dans mon vagin, puis deux, un peu plus loin chaque fois.  Tandis que je procédais à ce va-et-vient régulier, je titillais de concert mon clitoris, sans relâche. J’imaginais dans ma tête, les yeux fermés, les scénarios les plus fous, et ça m’excitait davantage, encore davantage.

Mon corps répondait à ces avances par des soubresauts, des gémissements,  n’admettait aucun répit. Ce petit manège dura quelques minutes,  pendant lesquelles les seins que je massais plus tôt étaient désormais pétris avec passion, autant que faire se pouvait… Je ne cessais de griffer et de pincer, comme pour m’assurer de la fermeté de mes fesses, de l’effet que les tapes me procuraient… Je mordais mes lèvres, et ma langue, pour m’éviter de gémir trop fort, et pourtant… Lorsque je sentis le désir peu à peu s’évaporer, de manière si agréable, je portai mes doigts à ma bouche et les léchai avidement, les uns après les autres, heureuse de pouvoir goûter au fruit délectable de ma concupiscence.

Allongée sur le flanc gauche, je me recroquevillai sur moi-même, et m’endormis en rêvant qu’un bien meilleur amant viendrait, prochainement, me cueillir aux confins de la lubricité.

(cc) sissilove31

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