Mon cĹ“ur est brisĂ©. Mon air triste, mon âme seule…
Certaines choses ne nous reviennent qu’aux environs de quatre heures du matin, dans ces moments oĂą le sommeil ne vient pas et que le soleil n’est pas encore tout Ă fait prĂŞt Ă poindre dans ce ciel mâtinĂ© de bleu, de violet et de gris, mĂŞme si, qu’on se le dise, il semble toujours bien dĂ©terminĂ© Ă venir mettre un terme Ă une nuit qui aura, contre toute attente, Ă©tĂ© bien agitĂ©e.
Benjamin Biolay n’a rien inventĂ©. Pourtant, il est le seul Ă dĂ©voiler cet Ă©tat de choses sans faux semblants, sans langue de bois, juste : brut.
Faire face Ă un chagrin d’amour, je ne vous l’apprends donc pas ; ça n’a rien d’une partie de Sudoku. Il ne s’agit pas de rassembler le peu de neurones non atteints par cette crise existentielle dans le but (vain, de toute Ă©vidence) de sortir vainqueur d’une partie perdue d’avance. La logique imparable du Sudoku a ça de cruel : de 1 Ă 9, Ă l’horizontale, Ă la verticale, Ă l’intĂ©rieur d’un mĂŞme carrĂ© 3X3… Qu’en est-il des diagonales ?
L’enfer d’une histoire qui se termine, ce sont ces putains de diagonales. On a beau tourner les raisons de cet Ă©chec sous tous les angles, essayant tant bien que mal de le rationaliser (Ă l’horizontale, Ă la verticale…) mais certaines zones d’ombre subsistent (les diagonales), biaisant la situation. Ou on dĂ©cide d’ignorer sciemment ces zones d’ombre pour passer Ă autre chose : pratique qui m’a toujours laissĂ©e perplexe, d’ailleurs… Ou on va directement Ă l’essentiel : la torture psychologique. Autrement dit, se complaire dans l’acceptation de ces zones d’ombre. Se dire que si ça n’a pas fonctionnĂ©, c’est parce que ça ne devait pas fonctionner.
Sans rentrer dans les dĂ©tails, et parce que je ne suis pas du genre Ă , cette vision des choses est certes fataliste, et d’aucun dirait mĂŞme masochiste ; cela dit, une chose est sure : mieux vaut y rĂ©flĂ©chir pour ne pas y penser, plutĂ´t que le contraire.
L’un dans l’autre, ça soulage, en plus. Comme quoi.
posté le 05/09/2009 | 669 vues | aucun commentaire | tags: mecs rupture testostérone amour
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