Finalement, tout le monde semblerait bien d’accord : pour percer dans ce monde, il faut jouer des signes, manipuler les media et l’opinion, jouer du clic et des claques. Et tout le monde marche.
Hors ce créneau, point de salut.
Nous votons pour ceux qui se sont créés une belle image, ou disposent d’office de gros pistons (famille, rentes, etc …), achetons les livres dont on nous a parlé d’une voix inspirée, écoutons les tubes préprogrammés.
Marc Lefrançois, talentueux auteur et bloggeur vous livre ici le fruit de son expérience, son échelle de Richter de l’écrivain, une intéressante analyse, de son point de vue, de la considération de l’écrivain en tant qu’être social.
Où placer ce jeune écrivain lui-même, si l’on en croit sa propre critique ? Il semblerait qu’un chaînon manque dans cette classification. A priori, dans son cas, à partir de “4″, “5″, “6″, (non pas 9, Dieu nous garde !) mais encore ? où exactement ? après tout, son groupe de supporters sur Facebook atteind déjà les 12 829 membres, chiffre mémorable et qui ne cessera d’augmenter au fur et à mesure que j’écris cet article, devons-nous l’espérer.
Peut-on dés lors sans injustice revendiquer pour lui autre chose que la place 8 d’ « (Important) Ecrivain qu’on voit sur les grandes chaînes de télé, Véritable séisme. Peu importe la valeur intrinsèque de votre ouvrage, il va se vendre et vous allez vite devenir le meilleur ami de votre éditeur, de vos libraires et, d’ailleurs, de tout le monde. Vous allez devoir vous mettre sur liste rouge et avoir un deuxième profil sur Facebook où vous utiliserez un pseudo uniquement pour vos amis intimes et les fidèles lecteurs de votre blog. ». A lui de nous dire où il en est.
Ce qui l’a mené là , c’est le cyberspace – et j’avais d’ailleurs hésité à intituler mon article « The cyberspace is our last fighting ground », c’est la donne qui manque dans la classification, et c’est aussi ce que j’avais annoncé aux amis hier. Mais je manque de fond ce matin, envie d’un “coup de gueule” dans le tas. Je laisserai cela pour une autre fois, et continue de débiter mes anectodes.
Le second cas qui m’intéresse, vous l’aurez deviné sans mal, est celui de l’oeuvre nommée Aline Tilleul. Cette oeuvre erre dans le cyberspace depuis août 2004, elle n’est pas l’élucubration d’une inconnue, mais le “cadeau” d’un monsieur certes très bien (tout près du chiffre 9) qui Dieu sait pourquoi, a cru qu’une jeune femme n’avait d’autre rôle à jouer que celui de midinette glamour et sexy : écrivaine érotique, ça ne vous tente pas, poupée ? Et il a fallu que ça tombe sur moi (soupirs), comme un coup de foudre prémédité.
La midinette après quelques années devait se révéler du moins selon le charmant monsieur à l’affût de nouveaux talents (érotiques, s’entend …) une revendicatrice et terroriste politique de gros calibre qu’il fallait empêcher de s’exprimer à tout prix, hors le paiement d’un salaire ou d’une rente quelconque : les manants n’ont qu’à se taire, l’argent c’est pour les rombières. “Ni verte ni française“, hors l’érotique point de rapport. Me dit-il ainsi, et je n’acquiescai jamais.
Le seul article sur moi suite à la parution de La Fille m’a fortement déçue et il y a de quoi : le même sujet y est évoqué, celui du rapport du livre au monde de l’édition.
Malgré tout, quelques commentaires flatteurs remettent l’église au milieu du village :
Une pointe de méchanceté nous ramène pourtant à ce que nous disait Marc Lefrançois.
Que pouvais-je attendre des blogs ?
Cyberspace is our last fighting ground –
Comme écrivain, sondant les mystères indescriptibles, je me demande souvent dans quelle mesure il est vraiment impossible de dire les choses et de se faire entendre.
Comme être humain, je vous l’avoue, personnellement, j’ai peine à croire en la connerie universelle du genre humain, je répugne à penser que les gens n’optent que pour les nantis, la norme et la manipulation des masses. On ne prêterait qu’aux riches, selon l’adage.
Je n’irais pas jusqu’à dire que je crois fermement en un autre monde, mais comme les écologistes, on pourrait faire une pub pour Aline.
Inspirons-nous des belles paroles pleines d’espérance des nouveaux élus !
En transposant à peine, il faut qu’Aline devienne … quoi, José Bové ? une force autonome ? Le message, c’est … quoi ? Ah ! oui ! la parole ou l’obscurantisme ….
“Il faut les moyens, le nerf de la guerre” même si nous n’en sommes pas des adorateurs.
“Un tout petit quelquechose c’est bien, ou un gros chèque, pas de problème”.
Finalement, il n’y aurait qu’Ã choisir entre la politique et moi -
Pour créer le PREMIER BEST-SELLER de nouvelles érotiques AU FEMININ grâce à Facebook, c’est par ici …Qu’on se le dise !
Pour l’illustration de ce texte, voir sur mon blog, car mystérieusement je n’ai pas réussi à l’insérer …
posté le 02/09/2009 | 497 vues | aucun commentaire | tags: Aline Tilleul La Fille qui n'aimait pas ses seins érotisme sexy
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