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Rock en Seine 1 – Vendredi 28 août 2009 : Liam, Liam, on t’enc***

Précédemment sur Ladies Room

Vendredi 28 août 2009, premier jour de Rock en Seine. Et contrairement à ma collègue journaliste, je n’ai pas pris de jour de congé. Je n’entends déjà pas mon réveil (un signe qu’il est temps que je prenne des vacances…) et j’arrive à 11h au travail. Bon. Journée de travail faite, il me faut ensuite rejoindre St-Cloud et ma collègue.

Que ce soit en bus, en RER, en métro, en tram ou en Solex, j’arrive vers 18h25 sur le site. Je me fais fouiller le sac. Ma première boîte de Pringles attire l’attention des videurs. Ils l’ouvrent. Aïe : ma bouteille de rhum arrangé citron-passion passe aux oubliettes. Ce qu’ils avaient oublié de faire, c’est de fouiller la deuxième boîte de Pringles (remplie, quant à elle, d’une bouteille d’eau qui s’avérait être de la vodka…). Ne jamais sous-estimer le pouvoir des Bretons à faire passer de l’alcool en festival…

Amy McDonald ayant déjà commencé sur la grande scène, je me pose vers la scène de la Cascade où va commencer Madness. De quoi me soulager et me substanter, j’entends au loin les trublions de Passion Pit se déchaîner sur la scène de l’Industrie. Bon. Je n’arrive pas à retrouver ma collègue. Tant pis, je suis Madness toute seule.

19 h : Madness

Ce groupe anglais qui mélange pop et ska fut un groupe phare du début des années 1980. Un peu moins révolutionnaire que The Clash, un peu plus joyeux que tous les minets new wave, Madness évoque pour moi les boums de Tonton, à l’époque où il était affublé de lunettes triple foyer et de boutons. Bref, un truc bubble gum, chouette et sympa.

Le concert débute : Hey you ! Don’t watch that, watch this ! Et tout le monde reprend en choeur les divagations ska de ces trublions. Dans le public : des quadras, voire quinquas venus en famille et qui connaissent les paroles par coeur… Bref, un truc bien sympa pour commencer ce week-end d’amour et de musique… C’est cool, c’est frais et ça ne mange pas de pain.

Je rejoins enfin ma collègue qui s’est posée au devant de la grande scène avec une de ses collègues et sa soeur (que j’appellerai #1 et #2). En attendant Vampire Weekend, elles devisent de concert sur le concert d’Amy McDonald et l’ambiance… Voici une autre collègue qui vient se greffer avec son compagnon (que j’appellerai Madame et Monsieur).

20 h : Vampire Week-end – Grande scène

Des jeunes. Des New-Yorkais. Des mecs frais et joyeux. Assise sur l’herbe à me repaître de vodka-multifruits, j’aime. C’est rythmé. C’est inventif. C’est new-yorkais. Bien que nous ne nous soyons pas mêlés à la foule d’adolescents hystériques, nous marquons notre adhésion au groupe par des petits tapements de Converse sur le sol. Le festival a commencé et ça fait plaisir.

21h : Bloc Party – Scène de la Cascade

Ambiancée quelque peu par la vodka, j’attendais la prestation de Bloc Party avec impatience. Mon cousin, qui les a vus il y a quelques années à la Route du Rock, m’en disait du bien. Dès les premières notes de guitare que j’entends, je ne saurais le contredire. Oui, Bloc Party en concert, ça s’écoute, finalement, mais ce n’est pas mirobolant. Ma collègue trouve cela même un peu mou du genou.

En attendant Oasis, je fais la connaissance du bar à eau. Je m’empresse de demander une gourde pour la remplir du précieux liquide au robinet. Je bois d’un trait (la vodka donne soif). Puis j’effectue le mélange vodka-multifruits qui me fut fatal…

22 h : Euh… ben à la Grande Scène ^^

Arrivés vers 21h50 à la Grande scène, nous apprenons la tragédie. Liam et Noel Gallagher se sont encore tabassés en coulisses. Résultat : le concert d’Oasis est annulé. Grand mouvement de foule et grand geste de désespoir pour moi : je finis la vodka, en partageant au passage avec Madame. L’esprit dans un état tiers, je lance des noms d’oiseaux à l’adresse de Liam Gallagher (fautif pour moi).

C’est dans cet état que je passe devant le concert de la pauvre Océania sur la scène de l’Industrie en ne calculant que dalle. C’est moche pour cette pauvre artiste qui semble avoir beaucoup de mérite. Ma collègue me ramène donc au métro. C’est moche aussi pour ma pauvre collègue.

Bref, une première soirée très peu riche en concerts et marquée par ce grand geste de désespoir. Je prends quand même le métro et je rentre chez moi… La tête pleine d’étoiles filantes qui disparaissent vers l’infini.

One Response to “Rock en Seine 1 – Vendredi 28 août 2009 : Liam, Liam, on t’enc***”

  • ils sont complètement…..eux! incroyable….mais en même temps….je me souviens du souhait de Liam: que Damon Albarn chope le sida….Il s’était excusé parce que sa maman avait gueulé^^
    Heureusement que leur musique compense, mais ça a été une super déception pour les gens je crois, je serais allée me battre en coulisse si j’avais été là! LA RAGE

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