Ndlr : article sĂ©lectionnĂ© par Tina durant la semaine de rĂ©daction en chef.Â
Hier soir, mercredi 19 aoĂ»t 2009, journĂ©e de très grosse canicule, j’Ă©tais censĂ©e faire la connaissance d’un artiste jazz-rĂ©tro, Mayer Hawthorne. La chère Loou m’avait abondamment parlĂ© de cet artiste et nous devions embarquer sur la Seine pour suivre la sortie de son CD. Ă€ 16h, coup de théâtre, la soirĂ©e Ă©tait annulĂ©e. Zut, je me faisais une joie de le voir, me dit Loou. Ce en quoi j’ai Ă©tĂ© inspirĂ©e pour aller la consoler.
19h : je suis devant les Ladies, et je trouve malheureusement porte close. Mon tĂ©lĂ©phone branchĂ© sur Facebook, j’avise Loou de la situation et lui dis que je serai Ă siroter quelque cocktail Ă la terrasse d’un de ces fameux bars de la rue des Petits Carreaux. S’en suit un Ă©change de mails oĂą, finalement, Loou ne me trouva pas. Dommage.
Sirotant ma caĂŻpirinha en lisant La route de Cormac McCarthy, j’observais la faune du soir dans ce bar-restaurant. Des amoureux encore Ă©pris l’un de l’autre ou complices après quelques annĂ©es de relation, une dame avec ses grands enfants, des copines qui se plaignent d’avoir pris du poids devant un hamburger… La vie quoi. Fidèle Ă moi-mĂŞme, j’observe ce petit manège tout en devisant avec mon amoureux par SMS des vacances qui approchent.
Chaleur + caĂŻpirinha = beaucoup de dĂ©gâts. Je quitte donc le bar avant d’en reprendre un deuxième qui serait fatal. Je dĂ©cide dès lors de faire quelques courses au Franprix de la rue RĂ©aumur. Au moment de passer Ă la caisse, je surprends une conversation entre un vigile et le caissier sur le fait de sortir en boĂ®te après le boulot. Le vigile racontait avec humour ses techniques de drague pour aller en boĂ®te : la 307 CC et Barry White dans la caisse. J’interviens dans le dĂ©bat, et nous devisons de concert de qui Barry White ou de Marvin Gaye Ă©tait le meilleur pour un plan love.
Il est des soirs comme ça oĂą l’on n’a pas envie de rentrer chez soi. Dans ce cas, rien de tel que d’observer la vie dans la ville.
(cc)Â Melanie-m
posté le 20/08/2009 | 718 vues | 3 commentaires | tags: observer gens cocktail ville vie paris | 3 ont aimé
la prochaine fois, passe-moi un coup de fil (j’habite juste Ă cĂ´tĂ©), mon numĂ©ro est le xxxxxxxxxx, en semaine : pas trop tard, car je me couche avec les poules… mais bon, parfois les lapins… ça permet aussi de passer de bons moments, comme tu l’as bien illustrĂ© :)
@Lucia : pendant 15 jours (avant et après la Toscane), je vivrai en célibataire à Paname. Donc pas de problème.
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