Depuis les annĂ©es 1950 et la popularisation du rock’n'roll par Elvis, cette musique est accompagnĂ©e d’une aura sexuelle particulièrement prononcĂ©e. Musique de protestation par excellence, elle est Ă l’origine de l’Ă©volution des mentalitĂ©s dans la seconde moitiĂ© du XXe siècle, tant sur le plan politique que social. S’il est dans un premier temps utilisĂ© par les Noirs pour revendiquer une Ă©galitĂ© sociale, le rock’n’roll a, par la suite, cristallisĂ© toutes les revendications de la jeunesse, jusqu’à la jouissance sans entraves. Petit aperçu de ce mĂ©lange dĂ©tonnant entre musique et sexe.
Des rockers qui font baver les minettes
Si Elvis restera à jamais The King, au début de sa carrière, il se fait plutôt appeler The Pelvis en raison de ses déhanchés qui déclenchent l’ire des ligues de vertus. Par la suite, avec le mouvement hippie, nombre de chanteurs dans un groupe de rock sont conscients de susciter chez les demoiselles des élans érotiques insoupçonnés. C’est dans cet esprit libertaire qu’ont été starifiées des groupies comme Pamela des Barres ou Bebe Buell (maman de Liv Tyler). Les plus délurées restent tout de même les Plaster casters, ces filles qui font des moulages en plâtre des sexes des plus grandes rock stars.
À l’heure actuelle, les filles hurlent pour Bill Kaulitz (chanteur de Tokio Hotel, qui traîne derrière lui une suspicion d’homosexualité). Car oui, la rock star attire par sa (prétendue) sexualité non conventionnelle qui fait chier les parents. Résultat : quand certaines groupies racontent des orgies de fin de concert (notamment avec des anguilles pour Led Zep), on se demande ce qui appartient à la légende ou à la réalité.
Une imagerie explicite
Alors que les Beatles ont réussi à déclencher des crises d’hystérie avec des paroles aussi navrantes que Love me do, certains rockers se sont quand même creusés la tête quant à utiliser des paroles cochonnes, parfois à double sens. Notons pour mémoire l’énormissime Tutti frutti de Little Richard (où il fait le récit de ses conquêtes, mais selon certaines personnes, fait aussi l’apologie de l’homosexualité), quand les Rolling Stones proposaient à nos mères Let’s spend the night together. Dernier avatar en France de ce rock priapique, le fameux J’ai couché avec le diable de Second Sex renoue avec une tradition X de bon ton. Parlons enfin des pochettes de disques, véritable image de marque du groupe ou de l’artiste.
Que ce soit Electric Ladyland de Jimi Hendrix (une belle brochette de femmes dénudées), Sticky fingers des Rolling Stones (un jean très très moulant) ou Crache ton venin de Téléphone (où le groupe pose nu, mais la pochette est recouverte d’un film plastique avec leurs vêtements), il est de bon aloi d’attaquer de manière frontale les esprits sur l’évocation crue du sexe, ou en tout cas de la nudité, quitte à se faire interdire ou censurer dans certains pays.
Au final, il est très difficile de rĂ©sumer toute l’iconographie du sexe dans le rock, tant cette thĂ©matique en fait partie intĂ©grante. Mais regardez, Ă©coutez : d’ici Ă ce que cela vous donne des idĂ©es pour ce soir… Sex & drugs & rock’n'roll.Â
(cc) oddsock
posté le 12/08/2009 | 2083 vues | 2 commentaires
ne pas oublier non plus l’album de john lennon et yoko ono ou ils figurent completement nus tous les deux
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