J’ai dĂ©vorĂ© ce roman avec dĂ©lectation telle une orgie littĂ©raire. Ce roman sans ĂŞtre autobiographique en a pourtant une part. En effet, John Fante comme son hĂ©ros est fils d’immigrĂ©s Italiens. D’ailleurs, la famille de Dominique est une famille typiquement italienne. La Mama, fervente catholique qui Ă©duque ses quatre enfants d’une manière pieuse, un mari qui se saigne au travail et une grand-mère qui regrette le passĂ© et fustige l’ AmĂ©rique. Une AmĂ©rique qui n’a pas pu lui faire rĂ©aliser ses rĂŞves et transformer sa vie. On ressent chez elle une nostalgie et une amertume.Â
Fante explore les relations humaines avec profondeur. Il montre l’humanitĂ© dans toute sa splendeur, parle avec gravitĂ© et ironie des travers humains. Il traite de l’amitiĂ©, de l’amour, de la trahison, du mensonge mais aussi de la rĂ©demption. Tous ces sujets donnent une immense profondeur au livre et m’ont donnĂ© envie d’en percer les mystères.
Dans 1933 fut une mauvaise annĂ©e, Dominique Molise rĂŞve de quitter son Colorado natal pour vivre son rĂŞve d’adolescent : devenir champion de baseball dans l’Ă©quipe des Cubs dont il est un fidèle supporter. Ce dĂ©sir d’Ă©vasion et de gloire, il le partage avec son meilleur ami Kenny. Au premier abord, tout les sĂ©pare. Ils viennent d’un milieu social diffĂ©rent. Kenny, fils d’un riche quincailler vit dans un pavillon cossu tandis que Dominique vient d’un milieu social modeste, fils d’un poseur de briques. Mais la passion du baseball les rapproche et ils partagent ce rĂŞve. D’ailleurs pour rĂ©aliser leurs rĂŞves d’adolescents, ils veulent fuir cette ville qui ne leur offre pas ce dont ils rĂŞvent.
Dans Orgie, John Fante nous rĂ©vèle l’histoire du père de Dominique. Humble poseur de briques, il travaille durement sur des chantiers oĂą il emploie aussi son jeune fils. Dominique considère son père comme un honnĂŞte homme jusqu’au jour oĂą il dĂ©couvre la face cachĂ©e de son père. Son père n’est pas celui qu’il croyait. Un jour oĂą il a passĂ© un weekend Ă la mine de son père et oĂą ils n’ont pas trouvĂ© d’or, il l’a surpris en bien mauvaise posture. Enfin tout est dit dans le titre. Comme quoi on n’est pas Ă l’abri de dĂ©couvrir des choses dĂ©routantes sur ses parents. Les relations parents-enfants ne sont jamais simples. Parfois l’image du père est Ă©cornĂ©e.
Tout au long des pĂ©ripĂ©ties du hĂ©ros on passe du rire, Ă l’Ă©tonnement, puis Ă la tristesse. Le style simple m’a touchĂ©e et nous emporte du dĂ©but Ă la fin du livre. John Fante mène avec brio l’humour, la dĂ©rision et l’ironie. A savourer sans modĂ©ration.
posté le 03/08/2009 | 1851 vues | 2 commentaires | tags: John Fante orgie 1933 fut une mauvaise année littérature bouquin
la sĂ©rie des bandini non pas encore mais je vais m’y mettre dès demain pour les dĂ©vorer un par un jusqu’au dernier. Mon chien chien stupide est un très bon bouquin.
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ha très très bien, je le connais pas celui-lĂ ? tu as lu la sĂ©rie des bandini et mon chien stupide ? ils sont excellents, john fante c’est un peu de l’orgasme en bouquin