Quoi ? Vous ne connaissez toujours pas J’irai dormir chez vous ? Vous ne savez toujours pas qui est Antoine de Maximy, ce sĂ©millant reporter-rĂ©alisateur qui parcourt le tour du monde avec sa DV, sa Webcam et son sac Ă dos Ă la recherche d’un toit pour la nuit ?
Alors qu’il a fait ses armes justement dans l’ArmĂ©e pendant la Guerre du Liban, il devient rĂ©alisateur pour CBS pendant l’opĂ©ration TempĂŞte du dĂ©sert. Mais comme il en a ras-le-casque de la guerre, il se lance dans le journalisme animalier, avant de prendre son sac Ă dos et de faire son Kerouak dans des pays aussi exotiques que le Cambodge, le Maroc ou le QuĂ©bec. Il va mĂŞme jusque Hollywood pour nous livrer une aventure en cinĂ©mascope qui n’est pas passĂ©e inaperçue pour un documentaire. Il arrive mĂŞme Ă s’infiltrer dans des endroits bizarres pendant les Jeux Olympiques de PĂ©kin. OsĂ©.
Ce qui fait le charme d’Antoine de Maximy, c’est son absence d’a priori sur les habitants du pays oĂą il se trouve. Il en a bien, Ă©videmment, mais son approche dans la rue est tellement naturelle que n’importe qui lui ouvre la porte, mĂŞme si cette personne reste persuadĂ©e que celui qu’elle accueille est un espion ou un hurluberlu. Conscient de l’inconscience de son entreprise, Antoine de Maximy n’est jamais bĂ©gueule quant Ă ce que la personne qui l’accueille a Ă lui offrir. Cela n’empĂŞche qu’il se demande vraiment ce qu’il a, quelquefois, dans son assiette…
Ma grand-mère me raconte souvent comment elle accueillait les vagabonds dans sa jeunesse. Dans les temps anciens, les SDF Ă©taient la plupart du temps itinĂ©rants. Quand ils cherchaient du boulot, ils traversaient la campagne Ă la recherche des fermes pour ne serait-ce qu’avoir un morceau de pain. Quand elle en voyait un, ma grand-mère prĂ©parait le bouillon pour lui et, s’il tombait au moment des rĂ©coltes, le prenait pour aider Ă la cueillette des pommes. Elle m’a toujours expliquĂ© la philosophie de l’accueil, et elle l’a bien transmis Ă ma maman qui n’hĂ©site pas Ă ouvrir l’Ă©cole oĂą elle enseigne quand elle voit passer une troupe scoute.
Ă€ mon sens, Antoine de Maximy tente de rĂ©habiliter dans les sociĂ©tĂ©s occidentales, ces gestes de l’accueil. Certes, les grandes fermes sont devenues des appartements moins propices, les personnes sont davantage mĂ©fiantes quant aux itinĂ©rants… C’est pourquoi il Ă©met quelques rĂ©ticences Ă aller dans les pays europĂ©ens ou nord-amĂ©ricains, pour privilĂ©gier l’Afrique et l’Asie. Ne serait-ce qu’en Belgique, quand des personnes l’accueillent, ce sont souvent des personnalitĂ©s borderline, voire en marge de la sociĂ©tĂ© occidentale.
Pour toutes ces raisons, je revendique ma filiation avec Antoine de Maximy quand je pars en voyage :
- Il ne sait jamais s’il ne va pas dormir dans un champ Ă la belle Ă©toile. Je ne sais pas si je vais dormir Ă l’hĂ´tel, dans la Logan de ma mère, dans un gymnase, chez des bourgeois suisses ou des ouvriers croates…
- Il s’incruste dans les soirĂ©es et les gens lui racontent toute la petite vie du village. Avec Tiny, on tombe dans un resto et un petit couple nous fait la conversation sur la vie du quartier, la rĂ©putation du resto…
- Il effectue des actes de bravoure en mangeant des sauterelles au Mali. J’effectue des actes de bravoure en mangeant une espèce de bourguignon avec du cèleri et du chou rouge cuit en Allemagne. Je suis Ă deux doigts de vomir, mais je finis mon assiette (je suis polie). Je dis simplement Non merci quand mon hĂ´tesse m’invite Ă en reprendre.
- Il n’a mĂŞme pas peur quand un AmĂ©rindien du QuĂ©bec lui fait fumer un truc bizarre, puis lui montre ses armes. Je n’ai mĂŞme pas peur quand on me fait boire du vin rouge Ă 8h du matin un premier janvier en Croatie. Allez, vous ĂŞtes Française, vous allez bien apprĂ©cier ça… Et dire qu’eux le coupent avec du Fanta.
- Il rigole avec des gens dont il ne comprend mĂŞme pas la langue. Je rigole avec des Polonaises qui me racontent des blagues de fesse.
- On le prend pour un tarĂ© avec son attirail et ses camĂ©ras. On me prend pour une tarĂ©e quand j’essaie de m’exprimer en portugais.
Alors, Papa Antoine, maintenant que tu sais que je suis ta fille, oĂą m’emmènes-tu cet Ă©tĂ© ?
posté le 09/07/2009 | 2264 vues | 6 commentaires | tags: hospitalité j'irai dormir chez vous antoine de maximy voyage Culture | 3 ont aimé
pareil je suis supra fan de ce mec, jamais lourd, avec une pĂŞche incroyable ! j’adore !
En fait, on colle une camĂ©ra Ă ma mère, ça fait le mĂŞme effet…
Moi aussi j’adore !!
Je regarde souvent, et son accent français quand il parle anglais me fait mourir de rire.
@Storia Giovanna : Je sais pas si ca fait le mĂŞme effet, mais si t’essayes, je te suis … avec la mienne … Mais je suis pas sĂ»re qu’on l’accepte partout. Mouahah.XD
euh me sens seule lĂ …connais pas…vais activement aller sur youtube…..( des corbeaux passent devant ma fenĂŞtre:§)
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j’aime vraiment beaucoup ce mec, et son Ă©mission…faut vraiment avoir des couilles (pardonnez moi l’expression^^) pour partir Ă l’aventure comme ça…RESPECT!