Chaque mois… La nuit, au boulot, en soirĂ©e, elles sont lĂ …. Mely est Ă©nervĂ©e. Elle est fatiguĂ©e, elle a mal aux reins, a chaud, a envie de pleurer, mais a un peu plus de seins. Pause pipi… recherche ficelle dĂ©sespĂ©rĂ©ment.
“Putain de bordel de merde ! oĂą est ce con ?”.
Je le trouve pas ! Non non non ! Mais non !
Alerte gĂ©nĂ©rale : BinĂ´me prĂ©fĂ©rĂ© rigole, maman aussi… “Mais ça n’arrive qu’Ă toi ça !” (en temps normal, ça m’amuse qu’on rigole de moi… en temps normal…)
Moi j’ai envie de pleurer. Je l’imagine, se balader tout guilleret en moi ! C’est pas possible ! Vite vite, je tĂ©lĂ©phone chez le gynĂ©co, la secrĂ©taire me dit qu’il ne peut pas me recevoir en urgence (mais c’est une urgence bordel !), j’ai un rendez-vous le lendemain. Après une nuit Ă interprĂ©ter le moindre mouvement ventral, Ă palper, Ă rechercher une douleur due Ă mon problème, Ă LE rechercher, je me retrouve dans la salle d’attente du Docteur L.
Mine tracassĂ©e par mon problème, je ne vois que des femmes enceintes et fières de l’ĂŞtre. Je me dis que je vais avoir une infection…. ou pire, qu’on va devoir m’opĂ©rer…. mais quel connard de tampon ! Il ne vient pas me chercher… Toutes les femmes enceintes passent… j’en deviens parano : ça va c’est pas une maladie qu’elles ont ! Moi par contre, je vais me dĂ©sintĂ©grer de l’intĂ©rieur et avoir une infection, je vais finir avec une perf (au moins ça ! Rigolez pas, une femme sous influence hormonale peut dĂ©velopper des pathologies mentales Ă tendance maniaque).
Au bout de deux heures d’attente Ă voir passer toutes ces femmes avant moi, alors qu’elles sont arrivĂ©es après, je me lève, le naseau dilatĂ©, la fumĂ©e qui sort de mes oreilles, les joues Ă©carlates et la secrĂ©taire, qui est la seule Ă me prendre au sĂ©rieux dans ce monde gynĂ©cologique, engueule Dorteur L : il m’a oubliĂ© ce con ! (je l’adore en vrai, mais pas quand j’ai mes règles et un tampon coincĂ© quelque part dans mon utĂ©rus).
Il arrive et m’accueille d’un :
- Alors c’est vous la spĂ©cialiste du tampon ? Ah ah ah !
Moi : “euh ta gueule pour voir ?”
Non, je plaisante… C’est ce que j’aurais bien aimĂ© lui dire mais en fait j’ai fait un sourire très crispĂ© et fait mes yeux noirs de femme en crise.
- J’ai cru que moi c’Ă©tait pas important… comme je suis pas enceinte…
Bing Ă Docteur L !
- Mais non ! Allons, ne faites pas l’enfant ! Bon voyons, dĂ©tendez-vous.
Il m’Ă©nerve, comment ĂŞtre dĂ©tendue, les jambes Ă©cartĂ©es, les pieds sur des barres froides, et le tampon coincĂ© en moi ! Je l’imagine encore, tel un farfadet malĂ©fique et sournois qui a des dents cariĂ©es (beurk !).
Je regarde l’Ă©cran… Puis Docteur L :
- Mais il n’y a rien du tout ! Vous alors ! Vous avez dĂ» le laisser dans l’applicateur, Bravo ! ah ah ah !
LĂ il a sĂ»rement vu que j’Ă©tais capable de m’enlever de l’appareil pour l’assommer avec ” Quoi ? Mais ça t’arrive jamais Ă toi de te tromper quand t’es Ă©nervĂ© de tes ragnagna ?! “
Car il m’a caressĂ© le bras en disant que c’Ă©tait pas grave…
J’ai pas payĂ© la consult’, je suis repartie honteuse, un peu le sourire en coin de ma connerie, et en pensant que j’allais devoir rassurer tout le monde… car effectivement, c’Ă©tait une histoire de rien du tout, l’histoire du tampon qui n’Ă©tait pas lĂ oĂą l’on pensait… :)
(cc) eriwst
posté le 06/07/2009 | 1632 vues | 6 commentaires | tags: cycle tampon gynéco règles honte féminin
Ah ah, on dirait moi ! Tu as dĂ» avoir une jolie honte (et une belle crise de rire en y pensant) !
Et dire que Storia, à 23 ans, balance à sa soeur : « Tu vas me prendre pour une conne, mais je ne sais pas mettre un tampon. »
« Ben voyons, Giovanna, il n’y a qu’un seul trou, tu ne peux pas te tromper ^^ ».
Je me rappelle aussi une autre tentative, trois ans auparavant. J’accompagnais des jeunes en Allemagne avec ma cousine. Tout Ă coup, en allant Ă la piscine : voilĂ mes menstrues. Je demande discrètement Ă une ado « T’aurais pas un tampon ? ». Elle me le glisse vite fait et je me change. Je ne sais pas encore dans quel sens je l’ai mis, mais Ă©tant donnĂ© qu’il faisait de l’orage et que la piscine n’Ă©tait pas couverte, tout le groupe dut rappatrier dans les familles. Un des accompagnateurs me remmène avec sa voiture avec mon cousin (16 ans) et un autre copain. Et sur les pavĂ©s de la petite route du village, ça faisait « Beleuh, Beleuh »… Moi, tĂŞte dĂ©confite, mon cousin et son copain qui avaient compris mon malaise Ă©taient morts de rire… J’ai mis du temps avant de renfiler un tampon. Encore aujourd’hui, c’est une torture.
@ maguelone: honte, je sais pas trop soulagĂ©e…parce que si j’avais pas fait une Ă©cho, il aurait eu beau me dire qu’il y Ă©tait pas….quand j’ai un truc dans la tĂŞte, je l’ai pas ailleurs…
Mais on a beaucoup ri…mĂŞme si mon entourage est habituĂ© Ă mes “extravagances” ^^
@ storia: Mdr….j’aime pas les règles…je suis horrible, et en plus tous ces trucs lĂ …Au dĂ©but je bataillais grave….30min dans la salle de bain, avec le dĂ©pliant explicatif…quand j’y pense^^
@lili-mai: tu me rassures, je suis moins seule dans mes conneries
Je suis abonnĂ©e, faut croire, aux conneries ; je dĂ©fonce la porte des toilettes pour hommes, parce que je me suis coincĂ©e sans le vouloir Ă l’intĂ©rieur - en plus, je croyais dur comme fer que c’Ă©tait les toilettes pour femmes, jusqu’Ă ce que je rĂ©alise qu’il y a vait des droles de trucs qu’on a du mal Ă utiliser, nous (je vois pas comment çapourrait nous servir); les urinoirs. Un mec attendait Ă l’exrĂ©rieur ; il ne comprenait pas pourquoi qqun s’Ă©tait enfermĂ© (ben j avais carrĂ©ment fermĂ© la porte d’accĂ©s aux parties communes, vu que bon, j’Ă©tais pressĂ©e par la chose.) Il m’a jetĂ© un regard couroucĂ©, et dubitatif (genre “fille/pas fille?”). Non, par contre, je n’ai jamais mis mon tampon Ă l’envers. Et puis, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, donc, au dĂ©but ; pas facile ni confortable ; et depuis pas mal de temps, je trouve ça bien plus confortable et propre que la serviette… Enfin, je prĂ©fĂ©rerais bien sĂ»r que ça n’existe pas, les rĂ©gles.
euh je crois nous les filles, on a que des trucs chiants! les règles, les poils, la cellulite,….
@ lili-mai: ça c’est sĂ»r la serviette, dans le genre, j’ai une couche merci! je prĂ©fère encore faire des conneries et avoir honte que passer la journĂ©e en serviette;)…
Pour le type pressĂ©, j’aurais rĂ©torquĂ©: “t’as qu’Ă pisser dehors toi avec ton tuyau! moi je peux pas!”…Sans dĂ©c…pressĂ©e je suis capable de tuer pour avoir ma place^^ ou alors faut que je courre!
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