Humeurs

Telle est prise qui croyait prendre…

Lorsque la rédaction de Ladies Room a proposé que l’une des contributrices du site alimente le n°3 du magazine Causette avec l’un de ses papiers, l’une des premières personnes à crier à l’exploitation d’un travail bénévole a été Gimmeshoes. Et aujourd’hui, c’est une de ses contributions qui a été justement choisie. Je tenais à la féliciter, elle avec laquelle nous ne nous comprenons pas souvent, ce qui donne parfois des échanges de commentaires houleux. Encore bravo. Pour la peine, j’ai décidé de remettre son papier en Une, ce qui ne vous empêche nullement de lire le reste du magazine Causette.

Telle est prise qui croyait prendre…Mais Gimmeshoes, lors de ses commentaires, a soulevé une question essentielle quant à une redéfinition de la propriété intellectuelle. Nous sommes en effet de plus en plus de personnes qui éditent bénévolement des contenus sur Internet. Le problème se pose quant à l’exploitation de ces contenus à des buts lucratifs. Certes, les pigistes sont payés au lance-pierres, et les blogs et autres magazines contributifs représentent le fantasme de tout patron de presse : comment se fournir en papier de qualité à moindres coûts. Mais un blogueur est un blogueur, un journaliste est un journaliste. C’est la seule limite à ne pas franchir.

Bien sûr, on peut arguer que la contribution bénévole à un magazine peut représenter un tremplin pour une carrière de journaliste. Permettez-moi d’en douter. Car le monde de la presse, à mon avis, n’a pas encore assez de recul sur le phénomène que représente la blogosphère pour y voir une solution à sa crise. Je voudrais citer comme exemple le retour du magazine 20 ans : entre une rédactrice en chef stagiaire virée dès la publication et des rédactrices recrutées sur Internet, rien n’a été fait pour inscrire ce renouveau dans la durée. J’en veux pour preuve la non-poursuite de la publication (j’attends toujours de voir le n°2) et surtout la non-visibilité des activités de l’agence de presse, FT Médias, ne serait-ce que sur Internet.

Ceci étant dit, aujourd’hui, vous m’avez gâtée, mesdames et mesdemoiselles : entre la chronique du nouveau roman M. Fight Club, un nouveau groupe rock canon à qui on promet un succès fumant et un guide des festivals parisiens, ma ligne éditoriale à haute valeur culturelle est respectée, et je vous félicite. Mais comme il n’y a pas que la culture dans la vie, certaines contributrices nous rappellent qu’il faut parfois se méfier de certains hommes, même dans sa propre famille, au point de trouver du réconfort dans les bras de Madame. Pour finir sur des notes plus légères, notre diva BBC part en vacances, mais pas avec George et nous conclurons sur des histoires gênantes de nichons.
A demain.

2 Responses to “Telle est prise qui croyait prendre…”

  • en fait j’imaginais absolument pas que causette était intéressé par mon article (sinon j’aurais sans doute fermé mon clapet – pour une fois ^^). Et, bon, je ne recherche pas une carrière de journaliste, je n’envisage pas la LR comme un tremplin, donc mes principes moraux (à géométrie variables, je sais) sont juste contents, tout comme mon égo.
    Sinon Storia c’est vrai qu’on se comprend pas toujours mais j’aime vraiment nos échanges houleux, parce que c’est rare de tomber sur des gens qui acceptent de discuter, surtout sur internet (où l’on se contente trop souvent du sarcasme, de crier au troll, et autres procédés intelligents). En général, même si tu ne me fais pas totalement changer d’avis, ça me permet de réfléchir à mes propres opinions, et parfois de mettre un peu de nuance, ce qui n’est pas plus mal. Alors gloire à toi qui jamais ne te permet de crier au troll quand les gens ne sont pas d’accord avec tes idées !

  • Disons que mes études d’histoire m’ont donné le goût du débat. Je sais que mes argumentations utilisent beaucoup le raccourci, j’apprends ainsi à renforcer mon argumentation et à être crédible. Et puis c’est l’habitude d’être minoritaire dans les débats…

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