Lorsque la rĂ©daction de Ladies Room a proposĂ© que l’une des contributrices du site alimente le n°3 du magazine Causette avec l’un de ses papiers, l’une des premières personnes Ă crier Ă l’exploitation d’un travail bĂ©nĂ©vole a Ă©tĂ© Gimmeshoes. Et aujourd’hui, c’est une de ses contributions qui a Ă©tĂ© justement choisie. Je tenais Ă la fĂ©liciter, elle avec laquelle nous ne nous comprenons pas souvent, ce qui donne parfois des Ă©changes de commentaires houleux. Encore bravo. Pour la peine, j’ai dĂ©cidĂ© de remettre son papier en Une, ce qui ne vous empĂŞche nullement de lire le reste du magazine Causette.
Mais Gimmeshoes, lors de ses commentaires, a soulevĂ© une question essentielle quant Ă une redĂ©finition de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Nous sommes en effet de plus en plus de personnes qui Ă©ditent bĂ©nĂ©volement des contenus sur Internet. Le problème se pose quant Ă l’exploitation de ces contenus Ă des buts lucratifs. Certes, les pigistes sont payĂ©s au lance-pierres, et les blogs et autres magazines contributifs reprĂ©sentent le fantasme de tout patron de presse : comment se fournir en papier de qualitĂ© Ă moindres coĂ»ts. Mais un blogueur est un blogueur, un journaliste est un journaliste. C’est la seule limite Ă ne pas franchir.
Bien sĂ»r, on peut arguer que la contribution bĂ©nĂ©vole Ă un magazine peut reprĂ©senter un tremplin pour une carrière de journaliste. Permettez-moi d’en douter. Car le monde de la presse, Ă mon avis, n’a pas encore assez de recul sur le phĂ©nomène que reprĂ©sente la blogosphère pour y voir une solution Ă sa crise. Je voudrais citer comme exemple le retour du magazine 20 ans : entre une rĂ©dactrice en chef stagiaire virĂ©e dès la publication et des rĂ©dactrices recrutĂ©es sur Internet, rien n’a Ă©tĂ© fait pour inscrire ce renouveau dans la durĂ©e. J’en veux pour preuve la non-poursuite de la publication (j’attends toujours de voir le n°2) et surtout la non-visibilitĂ© des activitĂ©s de l’agence de presse, FT MĂ©dias, ne serait-ce que sur Internet.
Ceci Ă©tant dit, aujourd’hui, vous m’avez gâtĂ©e, mesdames et mesdemoiselles : entre la chronique du nouveau roman M. Fight Club, un nouveau groupe rock canon Ă qui on promet un succès fumant et un guide des festivals parisiens, ma ligne Ă©ditoriale Ă haute valeur culturelle est respectĂ©e, et je vous fĂ©licite. Mais comme il n’y a pas que la culture dans la vie, certaines contributrices nous rappellent qu’il faut parfois se mĂ©fier de certains hommes, mĂŞme dans sa propre famille, au point de trouver du rĂ©confort dans les bras de Madame. Pour finir sur des notes plus lĂ©gères, notre diva BBC part en vacances, mais pas avec George et nous conclurons sur des histoires gĂŞnantes de nichons.
A demain.
posté le 30/06/2009 | 496 vues | 2 commentaires | tags: Storia redaction en chef sélection articles Edito
Disons que mes Ă©tudes d’histoire m’ont donnĂ© le goĂ»t du dĂ©bat. Je sais que mes argumentations utilisent beaucoup le raccourci, j’apprends ainsi Ă renforcer mon argumentation et Ă ĂŞtre crĂ©dible. Et puis c’est l’habitude d’ĂŞtre minoritaire dans les dĂ©bats…
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en fait j’imaginais absolument pas que causette Ă©tait intĂ©ressĂ© par mon article (sinon j’aurais sans doute fermĂ© mon clapet - pour une fois ^^). Et, bon, je ne recherche pas une carrière de journaliste, je n’envisage pas la LR comme un tremplin, donc mes principes moraux (Ă gĂ©omĂ©trie variables, je sais) sont juste contents, tout comme mon Ă©go.
Sinon Storia c’est vrai qu’on se comprend pas toujours mais j’aime vraiment nos Ă©changes houleux, parce que c’est rare de tomber sur des gens qui acceptent de discuter, surtout sur internet (oĂą l’on se contente trop souvent du sarcasme, de crier au troll, et autres procĂ©dĂ©s intelligents). En gĂ©nĂ©ral, mĂŞme si tu ne me fais pas totalement changer d’avis, ça me permet de rĂ©flĂ©chir Ă mes propres opinions, et parfois de mettre un peu de nuance, ce qui n’est pas plus mal. Alors gloire Ă toi qui jamais ne te permet de crier au troll quand les gens ne sont pas d’accord avec tes idĂ©es !