Ndlr : article sélectionné par Storia Giovanna durant la semaine de rédaction en chefÂ
Les mecs, je les aime, je les adore, sans eux, je pourrais pas ! Bernard Werber parlait d’un monde sans homme dans Les enfants d’Eve. Misère, quel cauchemar…
Amour un jour, amour toujours. J’aime les hommes. A commencer par mon petit bout d’homme, mon amour de toujours. Mais comme parmi nous se cachent ou sévissent librement mille et une s……., perverses, midinettes et connes, faut avouer que mes copines et moi, on a bien du mal à ne pas avoir peur de certains d’entre eux… Voilà les filles, une liste très librement inspirée (j’ai pioché ça ou là , chez mes copines et moi !) par ceux-là . Peut-être en reconnaîtrez-vous ?
Il y a ceux qui font un peu peur, légèrement :
Les mecs qui s’accrochent, Les mecs qui collent,
Qui sur un regard de vous s’envolent
Vers des fantasmes qui n’emportent qu’eux.
Ceux qui vous disent « Tu me manques », sans même vous connaître ;
Deux jours, deux heures à pianoter sur un clavier, ça suffit pour leur attacher le cœur ;
Ceux qui vous font le très sérieux reproche de ne pas leur parler exclusivement, avant que vous ne les effaciez en deux clics rageurs de vos contacts Msn ou Skype.
Ceux qui vous assomment de petits mots (collés eux aussi) à votre pare-brise, que vous écartez
D’un petit sourire gêné.
Ceux qui de textos encrassent votre portable.
Ceux qui prennent votre numéro comme un don perso, alors que ce n’est qu’une obligation
Ben oui, je viens faire réparer mon portable, t’es vendeur chez Jaune Orange, non ?
Ceux-là , ça va, on s’en débarrasse !
Et il y a…
Ceux qui chez vous se précipitent dès qu’ils ont un moment de libre.
Au moindre prétexte, s’infiltrent et se disent votre ami pour la vie,
(On en demandait pas tant !)
Ceux là attendent vos confidences pour mieux entrer en transe !
Ceux qui insistent et qui après vous courent.
Ceux qui vous disent encore, comme une aumône : « Je te connais, tu es faite pour moi ! Mon amouuuuuuur ».
Ce qu’ils ne conçoivent pas, c’est qu’eux ne sont pas faits pour vous, mais alors, pas du tout.
Ceux qui vous prennent la main d’un air de propriétaire,
Qui croient qu’au bout d’un mois, vous êtes prête à quitter terre.
Qui vous tripotent, touchent, frôlent familièrement,
Qui prennent du terrain, vous envahissant,
Qui parlent aussi de votre intimité, pour vous “décoincer”,
Pas pour rire, en plaisantant, mais sérieusement, pour vous vous avilir, vous salir,
« Hein, tu aimes ça, hein ?! » Non, je n’aime pas.
Mais ceux là , ça va, on en fait notre affaire, on peut encore s’en défaire.
Après, il y a ceux qui font vraiment peur…
Ceux qui adeptes de séries B, respirent bruyamment au combiné, sans parler,
Ceux qui vous insultent par e-mail, par téléphone, parce que vous les avez quittés.
Qui squattent chez vos amis,
Qui sans cesse vous épient,
Qui se mettent à voir votre mère comme la solution à votre séparation éphémère:
« Elle a perdu la raison, cette harpie, il faut lui dire de revenir, ce n’est pas fini. »
Et quand votre maman d’amour c’est sûr, n’est pas de leur avis,
« Des sa…. , ça ne fait que des sa…. ! Elle a de qui tenir ! »
C’est aussi votre avis !
Qui cherchent encore chaque soir à vous appeler, qui torturent votre sonnette,
Martèlent de leurs poings-battoirs la porte de votre appart, à défaut de vos os, de votre peau.
Qui ne savent pas en paix vous laisser.
Ceux-là même
Qui vous disent incapable, moche, pauvre, déréglée,
Qui vous envoient en enfer pour mieux vous faire sentir
Que vous y êtes déjà .
Qu’iriez-vous chercher là ? Le diable, vous le connaissez déjà !
Ceux qui vous menacent de venir « s’occuper » de vous…
Et celui, qui, en pervers courageux, vous assure que des amis musclés seraient ravis de venir le faire à sa place : « Ils vont s’occuper de toi de toutes les manières ! »
Ceux qui, l’haleine forte et le postillon dégainé, hurlent contre votre visage qu’ils vont vous user. Et pire…
Et pire, et puis, parfois, parmi eux…
Celui dont vous avez partagé la vie, à qui vous avez donné une vie, et qui avec vous n’en a jamais fini.
Écrire, c’est ouvrir la porte de sortie à ces tristes sires.
Les achever, les enterrer, ne plus se faire frire, les fuir. Écrire, ici, c’est sourire, et se dire qu’« aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie » (Dixit Alain Bashung).
Je dédie ce texte à une amie très chère, qui a connu comme moi et beaucoup d’autres, un père vert (pas mûr, c’est sûr), un pervers, un perverti. Pour lui dire qu’elle croisera la route d’un pas comme ça, qui en retour la reconnaîtra pour ce qu’elle est, et qui l’aimera. Pour lui dire que ce n’est pas fini, que le désespoir que j’ai lu aujourd’hui dans ses yeux douloureux va s’évanouir, qu’elle vaut bien mieux que ça, qu’elle est précieuse et belle, et que tous ne sont pas comme lui. « Ah, tu verras, tu verras, tout recommencera, tu verras, tu verras… ». Je veux voir encore des smile.
(cc) wolf1963foto
posté le 29/06/2009 | 724 vues | 8 commentaires | tags: hommes relation A deux femme amour | 2 ont aimé
« Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie », ma puce, c’est du Étienne Daho…
Zut! Merci Storia, ma culture musicale reste encore à faire! lol. Rezut!!!
wouaw!
par contre j’ai déjà eu le coup de l’appel à la famille mais contrairement à toi l’appel a fait mouche.
@ Aud, mci, encore : lien vers l’article de Aud qui cerne de manière très juste l’after PN http://ladiesroom.fr/2009/07/01/j%e2%80%99irai-cracher-sur-vos-tombes/!!!
@Bakeneko : désolée pour toi, mais garde à l’esprit que demain va lui taper sur les doigts, à l’auteur du coup de fil. Moi, ma mère, “il” a bien essayé de la manipuler, pendant un temps ça a marché ; après, elle a assité à certaines de ces scènes où il me démontait scrupuleusement. Là , elle a compris. Une autre fois, j’ai pu lui montrer les e-mails que j’ai reçus. Un beau cliché : la vérité finit par éclater, surtout avec ceux-là … Tu te sens un peu moins conne, après. Ceci dit, il y en aura toujours qui seront à l’écoute des mensonges qu’il pourra bien proférer sur toi, et encore plus si c’est bien croustillant, vi vi.
Le bonheur existe les filles garder espoir. Je le côtoie quotidiennement. Pas parfait le bonheur mais sachons jeter le pire pour ne garder ke le meilleur. Et dixit Grand corps malade “ce qui nous tue pas nous rend plus fort”.
Salut Lhuitre! Comment va ta perle? Tu en prends soin, j’espère… Merci, je suis bien grace à mes pas mûrs, grace à eux, je suis devenue moins conne, je ne m’en laisse plus compter (ou un peu moins,c’est bon, aussi, parfois, de se faire avoir…hi hi) ; j’apprécie d’autant plus les gars et les filles bien que j’ai autour de moi. J’aime voir des sourires dans leurs yeux, et le bonheur qu’on peut s’apporter. J’ai vu une pièce tirée d’un roman de Romain Gary, “La vie devant soi”, dernière réplique : “Les choses, c’est comme les gens, elles n’ont de valeur que si on les aime, alors, il faut aimer!”. Trop vrai.
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Ce sont des larmes de smile qui envahissent mes yeux quand je lis ce texte!!!