Bon la vie continue, show must gon on, le roi est mort, vive le roi… Quand je vais mal, j’ai l’habitude outre de boire et de vocifĂ©rer au monde mon malheur, je fais des listes du genre :  Â
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La liste des 10 trucs totalement dingues que j’ai fait cette année
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1- Faire du pain Ă poil dans ma cuisine
2- Sauter en parachute
3- Aller à un rendez vous amoureux prit sur le net (épisode Shaïm)
4- Me couper les cheveux sur un coup de tĂŞte (moi-mĂŞme)
5- Dormir avec mon meilleur ami (épisode Amedeo)
6- Faire un aller–retour, Varsovie Paris juste pour rire
7- Visiter le musée d’Orsay avec un des conservateurs (la nuit)
8- Passer la saint Sylvestre dans un supermarché
9- Traire une vache
10- Retapisser ma chambre avec du papier journal (épisode non concluant)
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Bon sa va mieux. Message du jour « Salut Laïsse, c’est Amedeo, je suis libre toute la semaine prochaine, si tu es intéressé pour me voir ?! Tu vas bien ? »…Bon, je répond de manière tout a fait amicale « pas le temps, désolée » et puis c’est quoi cette manière de ponctuer ses phrases par « ?! ». J’ai reçu deux autres messages quasi identiques. Un d’Arthur et un autre de Shaïm. Depuis la rechute avec Amedeo, je fais la gueule toute la journée. Pourtant, Arthur est toujours là . Le message de Shaïm me disait de passer. Celui d’Arthur aussi. J’aurais cru que l’épisode « Amedeo : le retour » aller me calmer. Pourtant, j’ai fais l’énorme sottise de me rendre chez Shaïm. Et le pire, je ne culpabilise même pas. Je n’imagine pas les questionnements qui vont suivre demain. J’ai été assez intime avec Shaïm au point de vous dire que son sexe à une odeur de croquette de chien. C’est bizarre. Au lieu de trancher entre Arthur qui soit dit en passant est parfait et Amedeo, j’en rajoute un autre au milieu. Je ne vais pas craquer, je vais faire mieux. Je vais prendre une cuite avec Christophe.
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Au fond du lit, les cloches de la cathédrales tintinnabules dans mes oreilles pour appeler ses fidèles au rendez vous dominical. Dire que ma tante me débusquait de mon lit tout les dimanches pour m’obliger à me rendre à la messe de dix heures. Les temps ont changé. Réveillée, je me lève avec une gueule de bois à vous faire renoncer à l’alcool à vie. Christophe est dans la cuisine, frais comme un nourrisson. Il doit détenir un élixir magique pour paraître aussi reposé après deux heures de sommeil. Je passe derrière lui, il sent bon le propre. Mon ami a préparé le café et le verre de paracétamol qui va avec la soirée d’hier. Je marmonne un timide « bonjour », jalouse de son teint éclatant. Je m’assis en face de lui pour lui dégainer mes phrases de furie alcoolique : « tu fais comment pour paraître aussi frais de bon matin après une nuit blanche? Tu sais, tu es bigrement énervent  ». En gonflant sa poitrine de beau garçon qui vient de recevoir un compliment, il me répond « c’est fastoche saoularde, je m’arrête de boire quand c’est le moment, juste avant de te tenir les cheveux au dessus des chiottes, je fais du sport et je fais une heure de sieste tout les jours, tu ne connais pas les vertus de la détente enseigné par mon maître le… ». Je le coupe aussi sec : « écoute maître Zob, garde ton charabia de charlatan pour tes minets». A son tour, il me prend la parole « tu as réussi à me vexer, Mégère ! Perséphone ! Hestia ! Tu as vu le bourlé sur ton ventre, tu devrais faire tienne la philosophie de Bouda plutôt que d’en prendre le bide, tu bois trop et tu fais n’importe quoi de ta vie». Christophe à raison. Son habitude d’insulter les femmes en braillant des prénoms de déesses grecques, me fait prendre cet avertissement avec le sourire. N’empêche que je ne peux pas continuer à coucher avec ma triade masculine préféré  « Amedeo, Arthur et Shaïm ». A la limite si je culpabilisais. A croire que je suis le mal incarné. Je n’ai aucun remord. Je suis alcoolique, menteuse et nymphomane. En réalité, j’ai tout de la princesse du XXI siècle.
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Le lendemain, Muriel et moi avons décidé de déjeuner dans la brasserie qui fait l’angle de sa rue. Je suis attablée depuis prés d’une demi heure mais aucune nouvelle de mon amie. Je l’appelle sans m’énerver. Depuis la naissance de son troisième enfant, Muriel est carrément débordé. Elle décide de me rejoindre seulement pour le dessert. Je n’aime pas manger seule. J’ai cette impression bizarre que tout le monde me prend pour une vielle fille. Enfin ! Rien ne m’empêche de commande un carpaccio et un sublime cappuccino. Je feins le regard de mon voisin qui pense qu’une jeune femme seule et forcément là pour ce faire draguer. Ma seule occupation sur cette terrasse va se borner à envoyer des texto et à fignoler ma manucure. J’admire de temps à temps ma tenue du jour. Un marcel bleu foncé taille unique qui laisse apparaître à chaque mouvement mon soutient gorge rouge en dentelle. Le haut est assez large, il cache en partit ma jupe blanche. Le tout accessoirisé avec un sac marin et des lunettes noirs effet mouche. Finalement, Muriel arrive somptueuse en même temps que le serveur dans un tailleur blanc immaculé. A la manière d’une star de cinéma, elle avance nonchalamment jusqu’à la table. Elle s’assoit et me gratifie d’un large sourire. « Je viens de rencontrer quelqu’un ». Muriel est la femme que toutes les autres détestent et admirent. Elle a beau avoir eu trois enfants, elle affiche zéro vergeture et une taille à faire pâlir un corset. Elle a un métier reconnu et publie pas mal d’articles dans des journaux spécialisés dans la finance. Ses enfants sont beaux et bien élevés. Elle est stricte mais douce. Sa maison et sa garde robe pourraient servir de décor pour les feux de l’amour. En bref, une vie parfaite. Pourtant, Muriel a un seul défaut est de taille : le choix de ses mecs. Le père de ses deux premiers fils était un ténor pas très futé. Muriel voulait un mariage à la manière de Grâce Kelly. Je n’ai jamais vu personne mettre tant de cœur à faire marché son couple. Son chanteur d’opéra rêvait de prendre ses jambes à son coup, elle l’emprisonna dans un cocon douillé. Elle lui apportait son petit déjeuner au lit, lui repasser ses chemises et assister à toutes ses représentations. En échange, il changeait et fini par se résigner à s’engager à la deuxième grossesse de Muriel. Mais quand elle parvint à ses fins en créant le monstre parfait, une sorte de Tommy Mitchelli. Elle changea à son tour en s’apercevant de la vrai nature de son ténor. Un coureur de jupon, addict au jeu et à l’hygiène douteuse. L’amour rend aveugle. Le père de son troisième fils est Tom. C’est un ami de Christophe. Tom aime sa Playstation et ses potes. Muriel atteint de la même cécité s’aperçu aussi tard que le père de son futur garçon était un gamin qui refusait de grandir. J’attendais avec impatience le fruit de sa nouvelle rencontre. Nous avions le chic pour dégotter les perles rares sans parler de Daphné qui entretenait une relation toujours aussi étrange avec son colocataire. Pour clore la séance de dînette entre fille, je vis ladite personne en question : le ténor (le retour).
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Devant cette frénésie de n’importe quoi et devant les conseils de Christophe, ce fut le grand chambardement. Il faut à tout prix mettre de l’ordre dans ma vie avant de finir seule. Le premier dossier était à l’évidence celui de Shaïm. Pour une fois, j’étais déterminer à mettre fin à notre histoire. Je préfère l’appeler. En faite, nous avons prévu de nous voir samedi prochain. D’ailleurs, j’ai prévu de mettre mon nouvel ensemble Cacharel rouge qui me fait une poitrine d’enfer. J’ai réussi à décaler mon rendez vous avec Arthur au lendemain. Il serait plus convenable de voir Shaïm en personne. On pourrait en profiter pour faire une dernière fois l’amour et se dire adieu, un peu comme à la fin d’un mauvais roman de gare. On se dirait au revoir pour l’éternité devant un feu crépitant… Mon téléphone sonne. C’est justement Shaïm. Je décroche sourire au lèvre.
- Salut, je pensais à toi. Dis je d’une voix romantique à la Scarlette.
- Salut…Ecoute, je préfère te le dire tout de suite, on ne peut pas se voir samedi. J’ai rencontré quelqu’un, je ne sais pas si c’est sérieux…Ne le prend pas mal.
- Je suis contente pour toi et puis c’est mieux comme ça.
- Je te souhaite que tout marche pour toi et qui sais, un jour…
- By ShaĂŻm.
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J’ai raccroché. Pendant la conversation, mon cœur commençais à se briser et les larmes à couler. Pourtant, quand j’ai posé le combiné, j’ai été soulagé. J’ai appelé Arthur pour remettre notre rendez vous au soir même.
posté le 25/06/2009 | 646 vues | 2 commentaires
Salut Lili-mai, la suite très vite promis, j’ai mal numĂ©rotĂ© mes chapitres, l’erreur est corrigĂ©e, Ă très vite
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