Humeurs

Appelez-moi Robert… le retour

Salut je m’appelle Robert
Certains me connaissent déjà, je suis la face cachée de Magadit, son moi (super) profond, sa testostérone, ses muscles, j’irai même jusqu’à dire son cerveau, si vous me permettez cette prétention… Bref je suis son mister Hyde, quand elle refuse de sortir de sa bulle, et qu’elle préfère marmonner dans son coin. Certains seront contents d’avoir ici la preuve que l’(ex) blonde n’est pas toute seule dans sa tête. Mais arrêtons-là. Nous ne sommes pas ici pour l’enfoncer.

Appelez-moi Robert… le retourJe suis mon moi masculin donc, son moteur V12. Malheureusement je n’ai plus de challenge au planning… Pas d’Himalaya à conquérir, à peine une colline de Seine-Et-Marne en vue…
Alors voilà j’en suis réduite à me vendre, enfin à me louer… Je suis à vous pour quelques dollars, bouteilles, amuse-bouches…

Oh ne rêvez pas, Robert n’est pas un mec facile, ni même un escort boy, mais je peux être votre Tony Danza, homme à tout faire excessivement sexy et diablement talentueux… Et oui ! Robert a beaucoup d’expérience…

Peintures ? Rafraichissement ? Bricolage ? Cartons ? Oubliez les services des professionnels, Robert est là… Je peux peindre avec les dents, pendant que je monte votre étagère avec une main, de l’autre et parce qu’on n’est pas des bêtes, je me fais un café, je ponce le parquet du pied gauche (ça porte bonheur)… tandis qu’avec le droit… ben je tiens debout bande d’ahuris. Robert est fort, mais Robert n’est pas JC Vandamme, il ne vit pas en lévitation. Pas encore…

Oh je vous entends d’ici vous inquiéter pour Mag… Ne vous en faîtes pas, je gérerai ses récriminations sur l’impossibilité de retirer la super glue de ses cheveux, ses chouineries sur la perte de son vernis à ongles (voire de ses ongles… c’est fou ce que ça peut être chochotte une femme), ses prétendus lumbagos, allergies et autres urticaires. Je ferai semblant (comme d’habitude) de ne pas écouter ses “ouille”, ses “aïe”, et rirai (encore) de ses sauts du lit façon Robocop et ses couchers façon Shrek… Non moi Robert, je suis un dur à cuire, un entêté, un warrior de l’exploit physique.

Mais regardez-moi. Regardez ce qu’elle a fait de moi ? A venir comme ça vous supplier, quémander vos caresses ! J’en suis à pleurnicher comme une fille : “m’ennnuiiiie”. Trop d’intellect’ ces temps-ci. Pas assez de travaux manuels. A peine une petite vidange en perspective. Pas de quoi satisfaire mes appétits. Et voilà. Robert est au placard comme une vieille chaussette sale.

Ah ça, elle sait me trouver quand elle attaque les travaux d’Hercule ! Mais là Madame se prélasse, Madame réfléchit, Madame n’a pas le courage.
Non mais je rêve. Et je deviens quoi, moi ?

(cc) obiwolf

3 Responses to “Appelez-moi Robert… le retour”

  • ça me parle, tout ça : Robert, j’ai de la peinture à refaire ! Ben, oui, tu sembles assumer parfaitement ton côté masculin ; top tendance à vouloir tout faire toute seule, pas besoin d’un mec, on est entière et macho! Il m’arrive d’en être un, moi aussi, et plus souvent qu’à mon tour. Parfois, je crois que ça fait peur à certains, mais ceux-là, c’est ceux qui n’assument pas leur pendant féminin. Et puis, on ne peut pas toujours être la fille ultra féminine en chaussures à tâlon ; on l’est bien sûr, parce qu’on garde le gloss et le soutif, mais on a aussi la perceuse chatouilleuse, les jeans sales et la trousse à outils, et les regards qui s’attardent sur les reins de ces messieurs. Bref, on est nous, quoi!

  • Hum soit ça leur fait un peu peur, soit ça les rend fainéant, dans le genre, mais vas y toi chérie, tu le fais vachement mieux que moi l’enduit de toute façon…
    HUMF

    héhé mais je te confirme, même armée de ma perceuse avec la colle dans les cheveux, mon esprit est 100% celui d’une midinette !
    J’aime pourtant me sentir mec parfois, décomplexée du jean sale, de l’oeil triste sans maquillage, de puer la sueur mais tellement contente d’avoir fait un truc de mes 10 doigts ;-)

    J’aime Robert !!!! ne lui dites pas, mais je l’aime. Alors avis au prochain mec de ma vie. c’est un package lui et moi, un deux en un, un pile et face non négociable !

  • Idem, mais il y en a que ça fait peur, ils préfèrent voir une femme toute fragile (“ooooooh aaïïïe!!, je me suis cassée un ongle”; cliché, mais j’en connais, ça existe, pourquoi pas, mais moi, les ongles cassés, ça m’énerve, mais ça ne m’empêche pas de faire ce que je dois faire!) et qui a besoin d’aide ; ça doit être le syndrome superman ou chevalier. Face à celles qui se débrouillent, peut être qu’ils se sentent un peu castrés?
    Après, c’est vrai qu’il ya a ceux que ça rend paresseux, comme tu dis. Il faudrait donc le bon compromis, celui qui nous prendrait parfois comme camarade de chantier, ou qui parfois nous dirait : “Repose-toi, ma chéri, c’est trop dur pour toi, ça, je m’en charge.” Raah!! Bref, je fais un cahier des charges… Je crois ien que comme c’est parti, je vais rester célibataire!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>