Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

20. mai 2013

Mot de passe oublié

Kiwette

Pourquoi l’Etat interdit-il l’euthanasie active et autorise l’interruption de grossesse ? L’avortement est-il un acte volontaire plus important qu’une volonté de mourir dignement ?

” La loi française :
En France, le code de la santĂ© publique autorise les femmes Ă  avorter si elles le dĂ©sirent, mineures non Ă©mancipĂ©es ou pas.”

jemedemande.jpgQue prévoit le code de la santé publique pour les personnes dans une extrême souffrance physique et morale, pour qui la Médecine ne peut plus rien si ce n’est de tenter d’amoindrir leurs douleurs « à coup » de substances médicamenteuses lourdes ?

” La femme enceinte est la seule personne qui peut dĂ©cider de se faire avorter ou non : les mĂ©decins doivent accĂ©der au dĂ©sir de la femme enceinte de se faire avorter. A l’inverse, il est interdit d’avorter une femme enceinte contre son consentement. ”

A quand ce même droit à la décision pour les personnes en grande souffrance physique et morale ?

” L’avortement ne peut ĂŞtre rĂ©alisĂ© que par un mĂ©decin, et ce, avant la 12ème semaine de grossesse. ”

Merci au gouvernement français d’avoir pris le temps de se repencher sur la question du délai légal, en France, pour le recours à une IVG !
La France est tout de même encore en retard par rapport à certains pays qui pratiquent l’IVG.
Pour exemple, le Canada oĂą une femme peut se faire avorter Ă  20 semaines de grossesse soit Ă  5 mois !

Petite question aux gouvernements : avez-vous pris Ă©galement le temps d’étudier la question de la diminution de la souffrance des fĹ“tus avortĂ©s, peu importe leur temps respectif de gestation et ce… pour une mort digne?

“A tout moment la femme peut demander conseil auprès d’un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste ou d’un gynĂ©cologue, d’une assistante sociale, une conseillère conjugale, auprès des services hospitaliers de gynĂ©cologie-obstĂ©trique, les cliniques, les permanences tĂ©lĂ©phoniques rĂ©gionales IVG-contraception.
Dans tous les cas, tous les professionnels sont tenus au secret médical.

La prise en charge financière
L’acte d’IVG est pris en charge à 80% par la sécurité sociale, les mutuelles en général remboursent les 20% restant.
Toutes les consultations, examens radiologiques, examens de laboratoire sont pris en charge comme lors une démarche classique.
Si la femme a une complĂ©mentaire maladie universelle CMU, 100% des frais sont pris en charge.”

Les personnes en grande souffrance physique et morale bénéficient-elles, aujourd’hui, d’un même soutien psychologique de la part du corps médical et d’un même encadrement ?

Si une loi est votĂ©e en faveur de l’euthanasie active….
Quelle sera la prise en charge psychologique de l’entourage de la personne euthanasiée ?
Quel sera le statut, par exemple, auprès des Assurances, d’une personne décédée par euthanasie active ?

Donnera-t-il droit Ă  l’application des indemnisations pour ses tiers vivants (je pense plus prĂ©cisĂ©ment aux enfants) de l’assurance vie souscrite prĂ©alablement par le dĂ©funt (… puisque, nous sommes d’accord, ce n’est pas un suicide) ?

Je me demande si…. Que de questions !

(cc) aDayWithMarina.

 

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Derniers commentaires

 

Juste un petit élément de réponse :

- Dans les sociĂ©tĂ©s anciennes, on ne vivait pas tant qu’on n’Ă©tait pas nĂ©. De cet hĂ©ritage philosophique dĂ©coule la rĂ©flexion actuelle autour de l’avortement. Ce n’est parce qu’au XXe siècle, on a affirmĂ© que « le bĂ©bĂ© [Ă©tait] une personne » et qu’on a Ă©tabli toute une rhĂ©torique autour du respect de la vie que le dĂ©bat autour de l’avortement est aussi houleux.

- Tu dis que l’euthanasie n’est pas un suicide. Ben si. Un suicide assistĂ©, mais un suicide quand mĂŞme, dans la mesure oĂą la personne veut mettre fin Ă  ses jours. L’un des problèmes que soulève l’euthanasie est que ce n’est justement pas la personne qui « appuie sur la gachette » comme qui dirait. Dans la mesure oĂą c’est une tierce personne qui commet l’acte, il doit y avoir une responsabilitĂ© de la personne qui commet l’euthanasie, comme de la personne qui dĂ©sire mourir. Or il y a aussi des euthanasies commises par la demande d’une autre personne que la personne malade, et cette personne, souffrant parfois d’une dĂ©ficience mentale, peut ne pas avoir conscience de ce qui lui arrive.

Tu as raison de te poser des questions sur ce sujet. Mais il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte pour avoir un avis tranché.


 

Bonsoir Giovanna,


Merci d’entamer ce grand questionnement avec moi !


Mes questions ne se portent pas essentiellement sur l’avortement.

DĂ©battre sur ” le foetus est un ĂŞtre humain ” Ă  venir ou non…

Décider de pratiquer ou non une IVG reste une question personnelle à la femme principalement voire, dans certains cas, au couple. A chacun ses convictions, ses choix, en fonction de son histoire de vie. A chacun sa responsabilité.


Ce qui est, aujourd’hui, chez nous, une Ă©vidence : l’IVG est un acte lĂ©gal, encadrĂ©…Le sujet reste nĂ©anmoins sensible.


Mes questions sur l’euthanisie active sont nombreuses et en amènent d’autres…


Je crois qu’une rĂ©elle rĂ©flexion sur ce sujet très dĂ©licat doit ĂŞtre menĂ©e par les pouvoirs publics.


Parce que “ça n’arrive pas qu’aux autres”… nous pourrions, un jour, ĂŞtre confrontĂ© Ă  la douleur extrĂŞme d’un proche ou Ă  notre propre douleur. A mon avis, du politicien au citoyen… cette question nous concerne tous.


Une vraie rĂ©flexion Ă  avoir tant pour la personne souffrante, en demande consciente ou non que pour sa famille et bien entendu pour l’Ă©quipe mĂ©dicale.


Alors, aucun avis tranchĂ© Ă  mon actif… mais des questions, oui.


Et si, l’euthanasie active, mĂ©dicalement justifiĂ©e est considĂ©rĂ©e comme un suicide ou un meurtre… qu’en est-il de l’avortement de foetus viables ou non mais vivants ? Encore une fois, les rĂ©ponses restent très personnelles…


Parce que choisir de mourir dignement, prendre la dĂ©cision pour un proche en phase finale de vie ou mettre fin mĂ©dicalement Ă  une vie est une dĂ©cision responsable que je n’arrive pas encore Ă  nommer Ă©motionnellement…


 

“suicide assistĂ©” et “euthanasie active” ce n’est pas tout Ă  fait la mĂŞme chose…Dans un cas, la personne est en Ă©tat de demander Ă  ce qu’on “la suicide”, dans l’autre, elle aura signĂ© une dĂ©charge au cas oĂą elle serait en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©bral, par exemple (autrement dit, on l’euthanasie quand elle n’est plus en Ă©tat de formuler une demande)…


Juste au passage ;)


 

@Shen-Te : bien vu. Mais il me semble que tout le monde n’a pas cette rĂ©flexion de son vivant. Bien souvent, ce sont les proches qui dĂ©cident, dans le cas de l’euthanasie active, car en vĂ©ritĂ©, très peu de personnes Ă©mettent une volontĂ© ou signent une dĂ©charge pour le cas oĂą elles se retrouveraient dans l’Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale. Ce qui me gĂŞne, c’est que c’est dans ces cas-lĂ  que le risque d’abus est le plus manifeste. Ce « risque » sert justement de garde-fou quant Ă  une lĂ©gislation sur l’euthanasie active en France.


 

le thème abordĂ© est très lourd et il me parait difficile d’avoir un avis tranchĂ© sur ces questions. Je comprends ton incomprĂ©hension, par rapport Ă  l’inĂ©galitĂ© de traitement qu’il y a entre un avortement (on ote la vie Ă  quelqu’un qui n’a rien demandĂ©) et un enthanasie (on ote la vie Ă  quelqu’un qui l’a demandĂ©) . Dans les deux cas, deux vies sont enlevĂ©es mais la diffĂ©rence est , je crois, justement, dans le fait que le 1er, on ne lui demande pas son avis et dans le 2ème oui.

Dans le dernier cas, on porte une double responsabilitĂ© (la sienne en temps que personne donnant la mort, et celle de l’autre qui a fait le choix de mourir; mais comment savoir que c’est ce que veut exactement l’autre; on peut s’imaginer Ă  sa place, mais on n’est pas Ă  sa place…. dilemme très difficile Ă  rĂ©gler.

Et c’est lĂ  que je te rejoins, quand tu te demandes s’il y aura autant d’assistances psychologiques pour les personnes qui entourent l’euthanasiĂ©, en particulier, celui qui l’y a aidĂ©.

Comme pour l’avortement, l’euthanasie reste un sujet dĂ©licat qui devrait se rĂ©gler au cas par cas. On parle de vie donc de complĂ©xitĂ©, ainsi il me parait impossible de tout rĂ©gler Ă  coup de lois qui donnerait Ă  ce problème, une rĂ©ponse unique.

En tout cas, merci pour cet article, qui je suis sĂ»re a fait rĂ©flĂ©chir plus d’une ladie aujourd’hui


 

L’ Euthanasie est une question difficile car elle pose aussi la question du rapport Ă  la mort. A-T-on le droit de vie de mort sur une personne? En mĂŞme temps si une personne n’en peut plus de souffrir tout en sachant que sa fin est proche , ne peut- on pas lui donner la possibilitĂ© de mourir dignement pour ne plus infliger une souffrance insupportable. Ainsi la mort peut etre considĂ©rĂ© comme une libĂ©ration, un soulagment. Peut-etre qu’il faudrait la tolĂ©rer dans ceratins cas bienn prĂ©cis pour Ă©viter les dĂ©rives. Bien que le personnel soignant soit responsable elle ne fait que respecter la dĂ©cision du malade. Dans ce cas-lĂ  peut- on considĂ©rer l’euthanasie active comme comme un suiide assistĂ©. Leur but est de tout faire pour sauver la vie des patients. Mais quand ILS FONT FACE Ă  la souffrance du malade et de famillequi semblent complètement dĂ©semparĂ©s n’ y-a t-il pas un moyen de soulager ces souffrances? Ces questions n’ont peut etre aucune rĂ©ponse et ne peuvent peut etre etre rĂ©solues. Au moins ton texte nous aura fait rĂ©flĂ©chir et nous poser de bonnes questions.


 

Je trouve ça dangereux (limite inconscient) et injustifiĂ© de comparer l’un et l’autre. Cela voudrait dire que les deux sont liĂ©s et donc remettre en cause l’un, remettrait en cause l’autre.


L’avortement est un droit durement acquis et constamment menacĂ© alors je me risquerais certainement pas dans ce genre de dĂ©bat.


L’euthanasie, cela n’a rien Ă  voir, mais c’est une question que l’on doit se poser, surtout Ă  l’heure ou la population française ne cesse de vieillir. L’euthanasie n’a pas besoin de parler d’avortement pour se justifier, se questionner, se comprendre.


 

@poly : je trouve ta dĂ©marche très très intelligente et je te fĂ©licite pour avoir su voir la dangerositĂ© d’associer les deux problèmes… Car je suis dĂ©solĂ©e, ma Tiwette, c’est effectivement une fausse piste que de positionner cĂ´te Ă  cĂ´te ces deux questions.


 

bah Ă  l’heure oĂą la population ne cesse de vieillir, il me semble que la question qu’on doit se poser c’est plutĂ´t comment amĂ©liorer la fin de vie et comment faire en sorte que les personnes âgĂ©es ne se culpabilisent pas d’ĂŞtre encore en vie.

Le problème du vieillissement Ă  l’heure actuelle c’est qu’on ne peut plus “gĂ©rer ses vieux” comme autrefois, d’une part Ă  cause des nouveaux modes de vies (travail des deux conjoints, enfants qui restent plus longtemps Ă  la maison) et d’autre part parce qu’une personne peut rester dĂ©pendante très longtemps. Le danger de l’euthanasie c’est, comme l’a soulignĂ© SG, le risque de dĂ©rives (oui je sais on est toutes des filles très sympa qui ne feront jamais endormir mamie pour l’hĂ©ritage ou juste parce qu’elle est relou) mais bon ça peut arriver quand mĂŞme. Mais c’est aussi tuer le dĂ©sir de vivre chez les personnes en Ă©tat de dĂ©pendance.

Effectivement ça va coĂ»ter plus cher de mettre en place des programmes et des centres de soin pour que les personnes âgĂ©es restent en vie dans de bonnes conditions aussi longtemps que possible, de dĂ©velopper les soins palliatifs, que de faire une petite piqĂ»re. Mais bon je ne pense pas que promouvoir l’euthanasie (ce qui arrivera forcĂ©ment si on la lĂ©galise) soit la solution. Ca fait quand mĂŞme un chouĂŻa nazi de se dĂ©barrasser de ses vieux et de ses handicapĂ©s (et mĂŞme si c’est pour ce qu’on pense ĂŞtre leur bien).

En ce qui concerne l’avortement je voulais juste demander Ă  Kiwette en quoi la France est en retard parce que les dĂ©lais ne sont pas Ă  5 mois. Avec ce raisonnement on peut aussi dire qu’on est en retard parce qu’on n’avorte pas Ă  neuf mois non ? (sauf en cas de danger pour la mère si je ne m’abuse)


 

@GS : Effectivement, tu soulignes un autre problème que Kiwette n’a pas soulevĂ©. Ă€ savoir qu’un embryon/foetus est viable dès 23 semaines, soit 5 mois d’amenhorrĂ©e. Justement, Kiwette, si la France a dĂ©cidĂ© de limiter le dĂ©lai d’IVG Ă  14 semaines d’amenhorrĂ©e, c’est justement parce qu’au-delĂ , il se pose un vrai problème Ă©thique sur la viabilitĂ© du foetus. Mais L’IMG n’a en effet pas de limite…


 

Je n’arrive pas a comprendre a quel point les gens sont assez naĂŻfs pour croire que l’euthanasie n’existe pas en France… Certes, dans la loi elle est considĂ©rĂ©e comme illĂ©gale, mais rĂ©flĂ©chissez, parlez un peu autour de vous.

Pour comprendre ce que je viens de dire, il faut surtout se pencher sur le cas des cancĂ©reux au stade terminal: pour diminuer leur souffrance, on leur donne de la morphine. Une dose de plus en plus grande au fur et Ă  mesure que la souffrance augmente. Mais arrive un jour oĂą, pour que le patient ne souffre plus, la dose de morphine qu’on doit lui administrer afin qu’il ne souffre plus devient mortelle, et c’est ce qui libĂ©rait sa douleur auparavant qui devient ce qui va le tuer.

Les mĂ©decins savent ce qu’ils font. On ne peut pas, moralement parlant, en Ă©tant mĂ©decin, mais en Ă©tant avant tout une personne qui ne supporte tellement pas de voir quelqu’un souffrir qu’on devient mĂ©decin, laisser quelqu’un souffrir autant sans rien faire et surtout en sachant que c’est une personne qui finira de toute façon par succomber Ă  la maladie qui le ronge. Donc ça ne se dit pas vraiment, mais c’est entendu dans les hĂ´pitaux, les mĂ©decins euthanasient les patients pour mettre fin Ă  leurs souffrances.


 

Je prends l’exemple de mes tantes infirmières, dont l’une en soins palliatifs/pneumo. En 30 ans de carrière, je reste persuadĂ©e qu’un jour ou l’autre, elles ont administrĂ© un cocktail. Grand bien leur en fasse. Mais la question reste toujours la mĂŞme : QUI dĂ©cide de la mort ?


 

mmm oui c’est vrai, c’est un secret de polichinelle, mais le dĂ©bat porte plus sur la lĂ©galisation de l’euthanasie, qui la ferait vraiment rentrer dans la sociĂ©tĂ©, non plus comme un accord tacite entre le mĂ©decin et le patient (ou du moins entre le mĂ©decin et sa conscience selon l’Ă©tat du malade), je pense.


 

Si mes souvenirs d’embryologie sont encore bons, il me semble que jusqu’Ă  14 semaines, le foetus/embryon n’est pas vu/reprĂ©sentĂ© comme ayant une forme humaine ( une tĂŞte + un corps ). Parler de “tuer quelqu’un Ă  qui on a rien demandĂ©” me parait donc un peu fort.

Par contre, pour l’euthanasie, je rejoins jess sur le fait de la question d’avoir le droit ou non de mort sur autrui ? Je trouves qu’un gouvernement, un pays ou une loi ne peut dĂ©cider dans quels cas appliquer une loi de mort sur ses citoyens. Comment imposer des limites ? comment contrĂ´ler pour Ă©viter les dĂ©rives ? C’est sur que par contre la loi dit non mais le personnel mĂ©dical se retrouvant confrontĂ© Ă  l’euthanasie n’est pas nĂ©cessairement inquiĂ©tĂ©. Alors, en autorisant l’euthanasie, n’ouvrons nous pas la porte Ă  des rĂ©glements de comptes maquillĂ©s en suicide ?


 

Complexes, les questions, n’est ce pas !

Je pense que nous sommes bien au-dĂ©lĂ  de la mesure de l’intelligence, de la non intelligence ou d’une forme d’insconscience, de la mesure de la dangerositĂ© d’une association d’actes.

Je pense que nous sommes aussi loin de l’Ă©ventualitĂ© d’un recours Ă  l’euthanasie sur des personnes âgĂ©es histoire de s’en dĂ©barrasser, de rĂ©cupĂ©rer un quelconque hĂ©ritage, ou de rĂ©glements de comptes… Ce sont, malheureusement, des risques et des dĂ©rives qui peuvent exister.

D’oĂą l’importance d’une rĂ©flexion commune, cadrĂ©e, entre le corps mĂ©dical, la justice, les politiciens, le citoyen concernĂ© de près ou de loin par le sujet…


Parce que les questions se posent sur des personnes, jeunes ou agĂ©es, en souffrance extrĂŞme, qui ont une espĂ©rance de vie mĂ©dicalement reconnue comme rĂ©duite, pour qui la mĂ©decine, ne peut plus rien (expertises mĂ©dicales Ă  l’appui) si ce n’est de tenter d’amoindrir leurs douleurs en attendant “une libĂ©ration naturelle”.


Une prĂ©cision en rĂ©ponse Ă  Gimmeshoes qui me demande ” En ce qui concerne l’avortement je voulais juste demander Ă  Kiwette en quoi la France est en retard parce que les dĂ©lais ne sont pas Ă  5 mois. Avec ce raisonnement on peut aussi dire qu’on est en retard parce qu’on n’avorte pas Ă  neuf mois non ? (sauf en cas de danger pour la mère si je ne m’abuse) ”

Certain(e)s auront compris le second degré de mes propos :

Merci au gouvernement français d’avoir pris le temps de se repencher sur la question du délai légal, en France, pour le recours à une IVG !!!

La France est tout de même encore en retard par rapport à certains pays qui pratiquent l’IVG.

Pour exemple, le Canada oĂą une femme peut se faire avorter Ă  20 semaines de grossesse soit Ă  5 mois !!!

Je rajoute des !!!!!

Non, je ne suis pas favorable Ă  la pratique d’une IVG Ă  un mois avancĂ© de la grossesse (sauf contraintes mĂ©dicales) d’oĂą ma petite question aux gouvernements : avez-vous pris Ă©galement le temps d’étudier la question de la diminution de la souffrance des fĹ“tus avortĂ©s, peu importe leur temps respectif de gestation et ce… pour une mort digne?

Parce que le foetus de 5 mois Ă  aussi le droit Ă  une mort digne !


Oui, il est question de vie, dans les deux cas.

Autant pour l’avortement que pour l’euthanasie active.

Que je sache… C’est bien une vie en devenir (embryon) ou une vie (foetus) que la femme porte en elle, lorsque sa grossesse se dĂ©roule bien… Je dois peut-ĂŞtre me tromper…

Que la femme, pour des raisons qui lui sont personnelles, dĂ©cide d’avoir recours Ă  une IVG ne fait pas d’elle une meurtrière. Ni le mĂ©decin qui pratique sur sa patiente un avortement, un meurtrier. Pourquoi ? Parce que l’IVG est un acte lĂ©galisĂ©. Parce que l’IVG est une rĂ©ponse, normalement, Ă  une difficultĂ© rĂ©elle ou Ă  venir, voire Ă  une souffrance d’une femme.

Je dis ” normalement ” parce que, soyons honnĂŞtes, des dĂ©rives existent aussi sur le sujet.


Pourquoi une catégorie de personnes auraient des solutions encadrées à leurs difficultés, détresses morales et/ou médicales et la possibilité de faire un choix responsable et pas une autre ?


Oui, il est question de mort “assistĂ©e”

Autant pour l’avortement que pour l’euthanasie active.

Une mort “assistĂ©e” et responsable.


Il est aussi question de dignitĂ© humaine…

Et un dĂ©sir de dignitĂ© mĂŞme jusqu’Ă  la fin est, Ă  mes yeux, une belle forme de vie.


Ce sont des questions difficiles et dĂ©rangeantes, je sais bien…

MĂŞme pour moi !


 

@Kiwette : seulement, dans le cas de l’avortement, la « personne » n’est pas consciente de son cas. C’est peut-ĂŞtre une vie en devenir, mais ce n’est pas une personne douĂ©e de conscience dont on extrait la vie…


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