La crise transforme aussi notre rapport au travail. Quand tout va bien, que l’économie se porte bien même si tout le monde pense que des choses doivent être modifiées, elles restent telles qu’elles car les critiques ne trouvent que peu d’écho. Pourquoi critiquer quand ça marche ?
En temps de crise, les rapport sociaux changent. De nouvelles tendances naissent. Le travail qui remplit tant nos vies subit aussi les aléas économiques. Pour pouvoir moins produire et limiter les pertes, de nombreuses personnes sont mises au chômage partiel, ce qui est mal perçu. Les salariés donnent leur vies à l’entreprise et ne comprennent pas d’être mis de côté de cette façon là . D’être jetés comme de vulgaires kleenex parait injuste. Quelqu’un qui perd son emploi se trouve mis au ban de la société. Le travail entretient le réseau social, nous permet de vivre mais aussi de consommer. Sans lui on se sent inutile, seul, incapable. Oui, sans lui, la vie n’a pas de sens, ne trouve pas son sens. L’épanouissement personnel passe évidemment par le travail et la place qu’on lui accorde.
La reconnaissance que l’on reçoit montre que l’on est utile à l’entreprise et nous permet aussi de nous valoriser et de progresser. Le progrès social vient par le travail. Mais en période de crise, la progression sociale est mise à mal. L’ascenseur social est en panne. Il faut donc repenser la valeur travail et lui redonner une couleur positive. Le travail ne doit plus être vu comme une pénitence mais comme un lieu d’interaction sociale où l’on peut évoluer, certes en faisant ses preuves, mais où il est possible de s’en sortir.
Vivre pour travailler ou travailler pour vivre, pour réussir à redorer la valeur “travail” : il faut que ces deux critères soient en parfaite alchimie. Aimer son travail permet aussi l’épanouissement. Bien sur ce n’est pas simple mais rien n’est simple. Il est aussi important de donner envie aux individus de travailler, et ce n’est parfois pas le cas. On ne fait pas toujours ce qu’on aime. Mais le tout est de se donner les moyens de réussir. Ils ne suffisent pas toujours. Mais l’effort, l’implication seront à force sources de reconnaissance. Il existe toujours des hauts et des bas. Les responsabilités peu à peu gagnées ( si elles existent) le sont par l’acharnement.
Bon bien sur il faut avoir les compétences. Mais si jamais on ne s’adapte facilement. On peut aussi développer de nouvelles compétences. D’ailleurs sans motivation, on ne les aurait sûrement jamais développées.
Le travail n’est pas toujours un paradis. Mais le représenter comme un enfer n’est pas bon non plus. Pour motiver les individus, il faut rester honnête et ne pas promettre la lune. Rien n’est simple.
 Restons motivés.Â
(cc) psyberartist
posté le 03/06/2009 | 908 vues | aucun commentaire | tags: réussir reconnaissance valeur motivation boulot crise travail | une personne a aimé
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