Article sĂ©lectionnĂ© par Mamzelle durant la semaine de rĂ©daction en chefÂ
Star Trek, sincèrement, Ă part une sĂ©rie de l’espace, des oreilles pointues et un langage klingon, je ne voyais pas bien Ă quoi ça pouvait ressembler. Ca tombe bien, car Star Trek, le film, explore les origines de la sĂ©rie et le premier voyage de Kirk et Spock Ă bord de l’U.S.S. Enterprise. Avec donc un peu d’espace, un peu d’oreilles pointues, et, Ă dĂ©faut de Klingon, un Romulien (traduction: un type d’une espèce extra-terrestre). Kirk et Spock ne sont que des Ă©tudiants ;
Le premier porte le passĂ© de son père, formidable pilote s’Ă©tant tuĂ© pour sauver son Ă©quipage, sur ses Ă©paules de footballeur amĂ©ricain ; Le second, tout aussi aux prises avec le poids de ses gĂ©niteurs, père vulcanien et mère humaine, est nettement plus rĂ©flĂ©chi et mature. Après une brève introduction concernant une enfance dĂ©braillĂ©e d’un cĂ´tĂ©, studieuse de l’autre et sur les raisons de leur engagement envers Starfleet, voilĂ nos deux hĂ©ros rapidement embarquĂ©s dans le premier vaisseau de la flotte pour aller contrecarrer les plans d’un obscur Romulien Ă la recherche de Spock.
L’histoire pourrait ensuite se rĂ©sumer Ă une vague course-poursuite entre les gentils et les mĂ©chants. Attention, pas exactement course-poursuite du type dĂ©rapages entre deux falaises, non, plutĂ´t petit cache-cache dans le vide inter-sidĂ©ral. En effet, l’action a du mal Ă dĂ©coller. Et quand une urgence arrive, tout en contradiction, les personnages se permettent des touches d’humour pour dĂ©tendre un peu plus le spectateur endormi. Ces pointes de drĂ´leries, soit tombent Ă plat vu qu’elles sortent de nulle part, mal introduites, piques Ă bout rond, soit agacent par leur incongruitĂ© dans un contexte en dĂ©saccord.
Seul l’humour anglais se distingue, mais ne sauve pas la mise, sur deux ou trois rĂ©pliques. A part ce dernier personnage, qui invente la tĂ©lĂ©portation Ă une vitesse surrĂ©aliste certes, mais qui est drĂ´le, les autres sont sans saveur et possèdent des caractères fort convenus. Les extra-terrestres parmi tous ceux-lĂ , dont l’un d’eux qui accompagnent l’Anglais, sont parfaitement inutiles et comblent l’espace des figurants.
Les situations ne sont pas plus originales. Une séquence notamment, rappelle fortement les débuts de Star Wars Episode V, dans une contrée blanche peuplée de bestioles malfaisantes. Dans un condensé Georges-Lucasien, notre héros Kirk y sera en exil et y trouvera un vieux sage qui lui servira de guide. Les références et les hommages ne sont évidemment jamais de trop, mais un peu de subtilité aurait été bienvenue, surtout lorsque la copie fait pâle figure et a bien moins de classe que le maestro.
D’autres situations prĂŞtent encore Ă rire jaune, mais la dernière absurditĂ© est la plus grosse. En effet, alors qu’une gouttelette minuscule et manipulĂ©e avec force prĂ©cautions, suffit Ă anĂ©antir une planète entière, ou comment l’explosion du vaisseau contenant des litres de matière rouge ne crĂ©e-t-elle pas un trou noir suffisamment gigantesque pour engloutir tout l’univers, ou au moins les planètes Ă proximitĂ©, dont la Terre, qui est placĂ©e Ă distance de foreuse ?
A cette histoire ennuyeuse s’ajoute une rĂ©alisation pĂ©dante et prĂ©tentieuse. La mise en scène oublie de faire ressentir la vitesse des dĂ©placements, l’impact des projectiles, ou la propulsion brusque des dĂ©collages. Le spectateur reste bien calĂ© dans son fauteuil sans jamais passer l’atmosphère. De temps Ă autre, ou mĂŞme souvent, la camĂ©ra se pose de travers, dans le but sans doute de faire oublier l’horizon ou la gravitĂ© terrestre. Les lens flare ne cessent de balayer l’Ă©cran dans l’idĂ©e illusoire de rappeler aussi l’espace.
En rĂ©sumĂ©, l’image ne sait absolument pas exprimer les intentions de la narration. La preuve dans cette scène navrante oĂą Kirk et son compagnon de voyage dĂ©couvrent le gigantesque vaisseau au cĹ“ur duquel ils vont atterrir : la musique, pompeuse et les dialogues, sont lĂ pour dire ce que l’image n’arrive pas Ă montrer, et expliquer que ce vaisseau perdu dans l’espace, banal et mille fois vu dans les films de SF, est en rĂ©alitĂ© immense, magnifique et rĂ©ellement imposant.
Star Trek
de J.J. Abrams
avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana,…
sortie française : 06 mai 2009
posté le 18/05/2009 | 532 vues | 3 commentaires | tags: sciences fiction kirk spock star trek critique film cinéma
Oh oui pour Good Morning England, un concentrĂ© de bonheur! Millenium, je m’y risquerai moins, mais c’est dĂ» Ă mon dĂ©goĂ»t des polars… Quant Ă Wolverine, en effet, quitte Ă avoir du super-hĂ©ros, du culte, j’aurais plutĂ´t dĂ» aller voir ça!
Wolverine, c’est pour Lui (Hugh s’accomode très bien de ce mythe :)). Et pour ma part, c’est de la faiblesse face au marketing, en l’honneur d’un hĂ©ros d’enfance :)
Millenium en revanche, je ne connaissais rien de l’histoire. Je n’ai pas Ă©tĂ© déçu
Personnage bien ficelĂ© je trouve, après je ne connais pas le roman. Mais le couple d’acteurs principaux est efficace, et bien Ă©paulĂ© par les secondaires. J’aime beaucoup le personnage de Lisbeth, et son social bancal. Par contre, avertissement : 2 scènes particulièrement m’ont Ă©nervĂ© dans mon siège. Vraiment… Mais le responsable paye d’une façon intĂ©ressante et qui m’a paru efficace, ça vaut le coup de ne pas s’en aller Ă ce moment. Voici donc un avis positif, au cas ou tu hĂ©sites un de ces jours ;)
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PlutĂ´t d’accord avec ce compte-rendu. Un film comme celui-ci qui ne vaut pas le cinĂ©, c’est dommage. Mais l’image ne suit pas, c’est comme ça… Pour le scĂ©nario, je ne m’attendais Ă rien et je n’ai pas suivi la sĂ©rie. Il s’est avĂ©rĂ© assez light, m’apportant une lĂ©gère culture de la chose mais sans plus.
Vous pourrez sĂ»rement trouver mieux Ă voir. Wolverine m’a parut meilleur investissement dĂ©jĂ … alors imaginez (au moins, vous y trouverez un vrai ‘mâle’ ;))
Pour vraiment en avoir pour votre argent, allez donc voir Good Morning England :D (ou Millénium)