A dix-neuf ans, j’ai jamais crachĂ© sur la police. Pas d’insultes, pas de cris, pas de protestations. Pourtant, j’ai fais mon quota de manifs dans les bombes lacrymos qui vous donnent envie de vous arracher les yeux.
J’ai toujours considĂ©rĂ© “les flics” comme des PERSONNES ( ce que bon nombre de jeunes de nos jours n’assimilent pas) qui ne faisaient que leur boulot, avec de temps en temps des dĂ©rapages, mais bon, hein, qui n’en fait pas ?
Aujourd’hui, c’est lĂ©gèrement diffĂ©rent. Aujourd’hui, je voudrais vous raconter un fait tout Ă fait banal. Ça arrive bien plus qu’on ne le pense. Mais avant de vous dĂ©voiler le sujet, je vais vous replacer dans le contexte. Je vis avec ma mère dans un village de la banlieue parisienne de moins de 200 habitants, peuplĂ© de parisiens fortunĂ©s ne venant que le week-end. On est par consĂ©quent assez loin de la banlieue chaude tout d’mĂŞme.
Ce matin, une trentaine de flics ont dĂ©barquĂ© pour encercler la maison juste derrière la notre, avec matraques, pistolets en tout genre (et mĂŞme des flics planquĂ©s dans les champs, imaginez le spectacle). LĂ , vous vous imaginez que le voisin est un baron de la drogue… Et bien on en est loin. Le voisin a simplement un trouble du comportement et, par dĂ©cret du prĂ©fet, a Ă©tĂ© l’objet d’un internement contre son grĂ©.
Pour avoir dĂ©jĂ parler de temps en temps Ă cet homme, je pourrais vous certifier qu’il est on ne peut plus sympathique, et que ce trouble n’est pas rĂ©ellement grave. Outre le choc de voir une trentaine de flics sauter par-dessus le portail d’un homme vivant seul vient la seconde information, celle dont je voulais vous faire part ici.
Cet homme n’a manifestĂ© aucune agressivitĂ©, pourtant surpris au beau milieu de sa matinĂ©e par une armada cagoulĂ©e. Seulement voilĂ , il portait Ă la ceinture un vulgaire couteau suisse. Pour Ă©viter tout risque, l’un des agents lui a donc assenĂ© un coup de tazzer.
Un coup de tazzer.
J’avoue ĂŞtre consternĂ©e. Tant par cet internement de force, que par la technique employĂ©e. Et si pour venir en aide Ă un homme, la police doit employer la violence sans raison apparente, alors, question, : C’est ça la sĂ©curitĂ© ?
posté le 18/05/2009 | 1609 vues | 2 commentaires | tags: fait divers aggressivité tazzer police violence
moi les filles au risque d’ĂŞtre une leche bottes de flics je peux vous dire que s’ils Ă©taient la c’est parce qu’il y a une bonne raison, on dĂ©ploie pas autant d’hommes pour un vulgaire problème. C’est facile de tout le temps crachĂ© sur les flics, de les rendre responsables de tous les maux alors que leur autoritĂ© est malheureusement de plus en plus limitĂ©e. Et puis le tazzer c’est une bonne invention, ça tue personne, c’est mieu que d’utiliser le flingue par exemple ou la matraque.
Quand j’avais 14 ans, a la sortie de l’Ă©cole y’a vait toujours la BAC parce que le college ou j’Ă©tais Ă©tait un nid de problèmes : drogue, armes, dĂ©liquence… Ca nous faisait tous chier (d’ailleurs pourquoi puisqu’ils dĂ©rangeaient personne, mais ça c’est de la connerie d’ado). Sauf qu’un jour il Ă©taient pas lĂ et comme par hasard c’est le jour ou on m’a fait mangĂ© le bitume. Les surveillants n’ont rien fait parce que ça ce passe Ă l’Ă©xterieur du collège et que ça ne les regardent pas. Et bien, ce jour lĂ j’ai franchement regretter de pas voir la BAC.
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ça flanque la frousse. Qui doit on appeler Ă l’aide quand la Police pète les plomb? Les dĂ©rives, quand on parle de Monsieur tout-le-monde, sont trop frĂ©quentes. Et pas de presse pour en parler. Pas la seule histoire dont j’entends parler rĂ©cemment.