Article sélectionné par MyaMya lors de la semaine de rédaction en chef
 Les meilleures séries du moment, pour moi, sont sans aucun doute In treatment et Breaking bad. Le premier épisode vu, j’ai regardé et adoré la suite. Maintenant que j’ai rattrapé tout mon retard sur des saisons déjà entamées, j’attends avec impatience l’épisode suivant. Pour compenser ce manque de semaine en semaine, j’essaie aussi de démarrer quelques autres séries.
Ces derniers temps, on m’a plutôt conseillée des séries policières. Moi, les séries policières, ça me fait automatiquement penser à NCIS-chose, Portés disparus machin, Les experts bidule etc. Des séries américaines qui me font penser à ce qu’on peut réaliser en France; Je n’en ai jamais regardé un épisode de bout en bout, mais de ce que j’ai vu dans les bandes-annonces, j’imagine une image verdâtre, propice à une mise en scène un peu glauque, des cuts un peu rapides, une musique soutenue, un scénario mal ficelé dont on devine la fin et des histoires dont l’ordre chronologique n’a pas d’importance tant les scénarios sont indépendants les uns des autres.
Je suis néanmoins prête à être surprise et à découvrir de merveilleuses séries du genre. Alors j’ai commencé par voir Damages, une série qui nous présente Ellen, errant ensanglantée dans les rues de New-York, puis interrogée par la police sur son état et sur le cadavre retrouvé dans son appartement. Les images sont brouillonnes, sombres et filmées avec un grain énorme. Toutes ces images sont en fait des flash-backs. On retrouve Ellen propre sur elle et bien coiffée, six mois plus tôt, amoureuse de son fiancé et venant de se faire embaucher par Patty Hewes dans un grand cabinet d’avocats. L’histoire est compliquée et n’avance pas au fil des épisodes. On revoit en boucle ces images laides qui montrent Ellen découvrant le cadavre dans sa salle de bain, comme une ritournelle désirant nous tenir en haleine et qui ne réussit qu’à agacer car elles ne nous apprennent jamais rien de nouveau. Bref, un rythme d’une lenteur exaspérante, accompagné par un suspense mal maîtrisé, qui m’a fait arrêter avant la fin de la première saison.
The wire m’a été vendue comme une série totalement addictive. Cette fois-ci, je n’ai même pas pu regarder le premier épisode jusqu’au bout. Pour la réalisation, c’est l’image réaliste (traduction : lumière naturelle, donc moche) qui prime; Au niveau du montage, la rapidité, les cuts nets; Les dialogues sont remplis de “fuck”, “shit” et “dick” et tout ce que les américains ont dans leur vocabulaire de grossièretés (pas très varié); Quant à l’histoire, entre tous ces défauts, je n’ai pas réussi à la saisir, entre magouilles d’avocats, discussions de dealers et enquêtes de flics.
Alors, les séries policières, très peu pour moi ? J’essaie encore Southland, une plongée au cÅ“ur de la police de Los Angeles, une série qui a débuté en avril de cette année, j’en frémis d’avance. Encore une fois, les clichés s’accumulent. La caméra ne se pose nulle part, ne cesse de trembler, de zoomer, de bouger. Les différentes enquêtes se mêlent, trente secondes sur un couple de “partenaires”, une minute chez un autre, certains patrouillent, d’autres se rendent sur des lieux de crimes, dans un chaos amplifié par la bande-son.Cette dernière est trop dense et l’on distingue chaque crissement de cuir, chaque claquement de talon, chaque murmure sous la cacophonie d’une ambiance saturée au bruit des moteurs qui tournent sans cesse, voitures, ordinateurs, néons. Comme d’habitude, le langage est familier, les blagues sexistes et les vulgarités pleuvent, pudiquement dissimulées sous des “biiips” stressants. Les enquêtes nous apprennent, grande nouveauté, que les blancs détestent les noirs et inversement et que chaque gang défend sa couleur de peau. La densité de toutes les choses que j’apprécie est immense et pourtant, j’ai regardé l’épisode jusqu’au bout et je verrai sans doute même le deuxième. En effet, la musique s’installe à la fin de l’épisode, ralentit, montrant la fin de la journée de travail de chaque flic.
Enfin des séquences en deux ou trois plans seulement et plus de vingt secondes. C’est une fin digne d’un premier épisode, qui souhaite tout résumer et exposer chacun sans privilégier un autre, mais je laisse sa chance à cette série pour nous ménager des pauses salutaires dans un rythme effréné.
 Damages saison 2/6 terminée
The wire série complète, 5 saisons
Southland saison 1 actuellement sur NBC
posté le 29/04/2009 | 456 vues | aucun commentaire | tags: séries policières breaking bad in treatment the Wire series télé Culture
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