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OSS 117 : C’est con, mais c’est bon…

En pleine crise d’intellectualité aigüe, où je n’assume plus de lire la presse people et de regarder la Nouvelle Star, je me suis dit : Vas jusqu’au fond de ta connerie non assumée, et détends-toi au ciné avec Tiny.
Notre choix : OSS 117 – Rio ne répond plus

OSS 117 : C’est con, mais c’est bon…Autant vous dire que j’ai l’impression d’avoir touché le fond, mais bon, un peu de rigolade, ça ne fait pas de mal. Vendredi soir donc, après une petite balade au Luxembourg où Tiny s’est désolé que les jardiniers n’aient pas encore mis les fleurs et un petit restaurant auvergnat très très sympathique près de la Montagne Sainte-Geneviève, nous arrivons à temps pour la séance de 22h à l’UGC Danton.

Le pitch : Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, est le meilleur agent de la DGSE des années 1960, mais aussi le plus con. Raciste, antisémite, misogyne, crypto-gay… Mais sa beaugossitude et sa combativité efface tout cela aux yeux de sa hiérarchie. Après avoir débusqué le mystère de la disparition de son « ami » anglais dans Le Caire, nid d’espions, il tente de négocier des microfilms auprès d’un vieux criminel nazi réfugié au Brésil et se retrouve dans cette tâche aidé par une sexy lieutenant-colonel de l’armée israélienne et agent du Mossad.

C’est l’occasion de ressortir tous les clichés sur les années 1960 : De Gaulle, les féministes, les hippies, le grand débat entre la famille à la papa et la place grandissante des femmes dans la société… Mais amenés avec un humour bas de plafond, voire noir dans certains cas.

Car si Ian Fleming a fait de James Bond le roi du second degré britannique très classe, Jean Bruce a décoré son espion d’un humour très franchouillard. À mon sens, il semblerait que OSS 117, même s’il connaît un culte en France, a du mal à s’exporter du fait de cette particularité. Et je pourrais comprendre que, par exemple, les Anglais n’apprécient pas qu’on leur présente un James Bond qui pète au lit… Et ben nous, ça nous fait rigoler.

C’est donc un grand travail d’acteur que nous présente Jean Dujardin. Certes, on peut arguer que, philosophiquement, Hubert Bonnisseur de la Bath se rapproche beaucoup de Brice de Nice, mais Dujardin a le mérite de porter le personnage jusqu’au bout du film. Pas à un seul moment dans le film, il ne se dit Mais putain, faut quand même donner de la profondeur à ce personnage trop con, c’est ma carrière d’acteur qui est en jeu !

Car il faut bien évidemment assumer de jouer un personnage aussi naze et tranché. Je rapprocherais même OSS117 d’un Austin Powers ou d’un Borat. Il faut en effet une énorme connerie (pour se fondre dans le personnage) ou un excellent talent comique pour jouer aussi bien le connard. Vous rigolez, mais ce n’est pas évident de faire rire de la connerie humaine. Et encore, OSS117 n’a pas eu le temps de faire des blagues graveleuses sur les Brésiliennes…

Maintenant, le visuel du film : Serve Havanazicius a aussi été très fort, en reprenant l’ambiance des films d’action des années 1960. On dirait un vrai James Bond dirigé par Guy Hamilton, alors qu’Austin Powers ne faisait que parodier le Swinging London avec des visuels trop pop à mon goût.

Le reste de la distribution, enfin : Louise Monot est terriblement bandante en rousse (Tiny était super joyeux de voir une aussi belle rousse et moi aussi :p) et drôle en féministe agent du Mossad. Et surtout, mention spéciale à Pierre Bellemare en directeur de la DGSE très gaullien, mais complètement à la ramasse.

OSS117 : C’est con, mais c’est bon !

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