J’Ă©tais de sortie dimanche dernier, pour assouvir l’une de mes grandes passions : celle pour les comĂ©dies musicales, en l’occurrence The Phantom of the Opera que j’avais ratĂ© Ă Londres et qui, Ă´ chance, se trouve ĂŞtre montĂ© en ce moment mĂŞme Ă Buenos Aires ! Ni une ni deux je prends un billet (d’un prix raisonnable suivant les critères europĂ©ens). Dans la foulĂ©e je me fais accompagner par une copine anglaise de ma rĂ©sidence.
Le Phantom est nĂ© le 9 octobre 1986 (un an et un jour après les MisĂ©rables) Ă Londres Ă Her Majesty’s Theatre (oĂą il tourne toujours) de la plume prolifique du compositeur britannique (et pour une fois prophète en son pays) Andrew Lloyd Webber. C’est l’adaptation (assez libre) d’un roman Ă©ponyme de Gaston Leroux, paru en 1911.Bref après une longue attente, nous voici donc devant le théâtre. Le spectacle commence vers 19h avec un petit peu de retard, mais il en faut plus pour gâcher mon bonheur. Les premières minutes, je trouve bizarre d’entendre en espagnol une Ĺ“uvre que je connais par cĹ“ur dans sa langue originale, l’anglais. PassĂ©e cette rĂ©action j’ai profitĂ© autant que je pouvais du spectacle. Les interprètes Ă©taient tous d’un très bon niveau. Mention spĂ©ciale Ă l’acteur du rĂ´le-titre, un tĂ©nor Ă la voix puissante et pleine de nuances, qui rĂ©ussit Ă supporter la comparaison avec Michael Crawford (l’original dont je me suis repue sur CD).
Je suis bon public. J’ai adorĂ©. L’Ĺ“uvre n’est pas d’une originalitĂ© folle mais diablement efficace : Y’a pas Ă dire, Andrew Lloyd Webber a le sens du spectacle. Du mĂŞme, je prĂ©fère Evita et Jesus Christ Superstar qui Ă©taient en son temps bien plus innovants.
N’empĂŞche que c’est le Phantom qui a rencontrĂ© le plus de succès et qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Les mĂ©lodies sont pour certaines assez pompières, mais toutes entĂŞtantes dont quelques unes d’entre elles, Ă mon humble avis s’avèrent tout simplement sublimes. On en prend littĂ©ralement plein les mirettes et mine de rien, sont abordĂ©s des thèmes tels que la laideur, le rejet qu’elle provoque et le drame de l’amour quand il n’est pas partagĂ©.
Si vous n’ĂŞtes pas allergique au romantisme Ă©chevelĂ© et que vous ĂŞtes capable de faire, le temps d’un spectacle, une croix sur votre second degrĂ©, il y a moyen de passer une excellente soirĂ©e. Avec en prime quelques moments Ă l’humour rĂ©jouissant, car ALW a cette sagesse rare de ne pas - toujours - se prendre au sĂ©rieux.Pour ceux qui voudraient en savoir plus voici quelques liens:
The Really Useful Group, le site d’Andrew LLoyd Webber
Le site du Phantom
La production de Buenos Aires
posté le 07/04/2009 | 733 vues | 2 commentaires | tags: fantôme de l'opéra andrew lloyd webber phantom gaston leroux comédie musicale interprétation musique
Ah ça c’est le grand problème, il y en a tellement aussi que j’aurais voulu/je voudrais voir et que j’ai ratĂ©es/je ne verrai jamais.
En tout cas si tu as l’occasion de le voir Ă Londres oĂą ailleurs, n’hĂ©site pas ! En tout cas je te souhaite que cette occasion se prĂ©sente.
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J’ai toujours rĂŞvĂ© de voir cette comĂ©die musicale… Ton article m’a donnĂ© encore plus envie d’y aller, mais quand?