Article sélectionné par JelizaRose lors de la semaine de rédaction en chef
(Précédemment: Orgasme métropolitain, La Garçonnière, Exhibition féminine 1/2)
-« Montrez-moi votre cul à présent. ».
Bien sûr cela me met mal à l’aise, je trouve qu’il va un peu loin… mais je veux lui prouver que je suis joueuse. Alors je feinte : je fais tomber, en le fixant droit dans les yeux, ma serviette en papier… Je me lève pour la ramasser, m’accroupis en lui tournant le dos et, pour me relever, je tends mes jambes de façon à ce que mes fesses se découvrent.
Je sens alors quelque chose de froid se poser sur mon postérieur puis me caresser en direction de mon sexe. Je me relève, me retourne : il me sourit en portant à sa bouche la cuillère de son verre.
L’idée de cet objet me frôlant m’excite… En quelques secondes, je l’imagine parcourir tout mon corps… Je n’ai jamais pensé au pouvoir érotique d’une cuillère, maintenant je trouve ce couvert des plus sensuels.
Je me rassois, et lui décoche un sourire de défi.
Il me dit :
-« Astucieux le coup de la serviette… la vue de votre cul et de la naissance de votre chatte me fait bander. ».
Ses mots attisent mon envie, je commence Ă sentir des vagues de chaleur partant de mon bas ventre.
Le serveur nous apporte nos verres. Nous trinquons à nouveau… Les premiers effets de l’alcool n’arrangent rien à mon état.Mister Joy se penche vers moi par-dessus la table, il m’attrape la main. Le contact avec sa peau me fait frissonner.
Il me dit tout bas :
- « Dans quatre minutes exactement, un train entrera en gare voie F… Dans cinq minutes, je vous retrouve dans les toilettes de la voiture 6. ».
Comme hypnotisée, je quitte la table et le bar, redescends précautionneusement les escaliers et me dirige, en slalomant entre les voyageurs, vers la voie F. Je remonte le quai tandis que des gens trépignent en attendant l’arrivée du train. Il entre en gare, je repère la porte du wagon, je me plante devant, laisse descendre quelques passagers.
Je profite de l’hésitation d’une petite mamie pour grimper à bord et foncer dans les WC. J’attends, le cœur battant la chamade. J’entends les voyageurs qui s’égrènent pour sortir, l’odeur des lieux commence à m’incommoder : un mélange d’urine et de désinfectant citronné. La porte s’entrouvre : il se faufile. Nos corps sont très proches l’un de l’autre, je peux sentir son parfum qui m’enivre et me fait oublier les désagréments du lieu.
D’un geste, il ouvre mon manteau, il se recule un peu et me caresse de son regard : je retiens mon souffle.
- « Vous êtes bandante, vous êtes magnifique. ». Cet homme semble connaître les mots qu’il faut me dire pour me faire réagir. Je sens mon clitoris se gonfler peu à peu.
Il me soulève par les hanches et me pose sur le rebord du lavabo : en Ă©quilibre, je m’agrippe d’une main sur le sèche-main, de l’autre au mur.
Il s’agenouille, m’écarte les jambes et les fait passer par-dessus ses épaules : sa tête se trouve entre mes cuisses, par jeu je lui serre la tête avec, comme pour l’étouffer. C’est alors qu’il plonge vers mon sexe. Je laisse échapper un petit gémissement quand sa bouche atteint son but.
Tout de suite, il trouve mon clitoris et le titille de la pointe de sa langue. Puis il se met à passer sa langue à plat dessus. A présent, il aspire délicatement le haut de mon sexe.
Je suis au bord de l’orgasme quand soudain, comme possédée, je lui dis :
-« Vas-y lèche moi encore, plus fort ! ». Le feu de l’action ne me permet pas d’avoir pleinement conscience des mots que je viens de prononcer : ça ne me ressemble pas, ce qui m’excite encore plus.
Je vais jouir, je l’attrape par les cheveux et le colle encore plus à mon sexe. Il accélère ses coups de langues, je l’aide en faisant aller et venir mon bassin.
Je jouis, ça m’électrise tout le corps, je crispe mes jambes autour de son cou et pousse un borgborisme animalier : c’est tellement fort ce que je ressens que j’en oublie toute retenue.
Nous restons quelques instants comme ça : moi assise l’enlaçant de mes jambes. Il se relève, je descends de mon perchoir. Il s’approche de mon visage, l’odeur de mon sexe qui émane de sa bouche me fait avoir un mouvement de recul… Il m’attrape le visage de ses mains et m’embrasse. J’essaie de résister, l’idée de me « goûter » m’écœure un peu mais sa langue force mes lèvres, je finis par me laisser faire.
Son baiser est paradoxal, il me fait osciller entre dégoût et plaisir.
Il se presse contre moi : il bande. Je vais pour me baisser et lui rendre la pareil mais il me relève, rattache mon trench et me dit :
-« Je vous attendrai lundi à 20h00 au même endroit que la dernière fois. ».
Il sort des WC… Je me regarde dans la glace, remets un peu d’ordre dans mes cheveux et remonte mes bas qui ont glissé à mes chevilles… Puis je sors à mon tour…
Je suis heureuse, je sais quand je vais le revoir.
posté le 01/04/2009 | 7607 vues | 6 commentaires | tags: obsession exhibition wc train féminin erotique plaisir sexe | une personne a aimé
La suite, vite! Mais pas trop, parce que je ne veux pas que ça se finisse trop vite :)
Je me demande si ça m’arrivera un jour ce genre d’histoire, ça laisse rĂŞveuse!
TrĂ©s beaux textes, j’adore…
Tension sexuelle…attente, et pas de prĂ©nom…magique
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Ca donne vraiment envie tout ça… Je ne peux que dire bravo !! Et on veut la suite, bien sĂ»r !!