(Précédemment: Orgasme métropolitain)
Je passe les tourniquets précipitamment : il me reste une minute avant l’heure de mon rendez-vous. J’accélère le rythme pour traverser le couloir, quand j’arrive enfin sur le quai : la tonalité retentit. Trop tard, je suis en retard… j’ai loupé le métro.
J’attends tout de même le prochain train… on ne sait jamais… je jette un coup d’œil sur le quai voir si je n’aperçois pas l’homme que j’attends… Mais parmi les quelques passagers, qui comme moi ont loupé le train précédent, je ne reconnais pas cet homme qui m’a fait jouir en public la semaine dernière.
Qu’est-ce que je suis naïve ! Je me suis fait avoir par un obsédé tout simplement : je me sens soudain sale de m’être laissée toucher par un inconnu, de lui avoir laissé accès à mon intimité… Pourquoi me suis- je laissée aller comme ça ? Qu’ai-je fait ? Pourquoi n’en ai-je pas parlé à Muriel?… j’aurais dû lui dire, elle m’aurait sermonnée et je ne serai pas là … Les larmes me piquent les yeux.
Le train entre dans la station, je sens alors deux mains se poser contre mes paupières, un corps se presse contre mon dos. Je crois reconnaître l’odeur de ces mains, alors une voix me souffle à l’oreille :
- « Vous êtes en retard, Mademoiselle… c’était le précédent ! ».
Je frissonne : il est là .
Je me retourne, les larmes sortant en silence de mes yeux… En le voyant, comme lors de notre première rencontre, je me sens faible, incapable de lui résister : je suis comme aimantée.
Il m’attrape la main et m’emmène en dehors de la gare. Je le suis sans rien demander. Je ne suis plus apte à réfléchir, je n’ai qu’une idée en tête : le plaisir que cet homme pourrait me procurer.
Dehors, la pluie se met à tomber en trombes… premier orage de l’été, c’est un peu tôt en juin ! Très vite, je suis trempée de la tête aux pieds. Nous continuons notre chemin, lui me tirant vers l’avant, moi le suivant confiante.
Je ne vois rien des rues que nous traversons, cet homme me rend aveugle.
Nous finissons par atteindre un immeuble, nous y entrons, montons jusque sous les toits.
Là , il ouvre une porte, je pénètre à sa suite… reprenant un peu mes esprits, je regarde où nous sommes : une pièce meublée d’un immense lit face auquel siège un grand fauteuil, dans un coin un lavabo et une baignoire trônent sur une estrade. Je réalise que je suis dans une garçonnière… j’ai l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps : je pensais que ça n’existait qu’au XIXème siècle !
Je suis là immobile devant le lit. Il va chercher une serviette sur l’étagère sous le lavabo et revient vers moi.
Il commence alors à me dévêtir avec lenteur. Je me laisse faire. J’ai la sensation d’être un objet de cristal qu’il déballerait de son emballage protecteur avec grand soin.
Je frissonne, mes tétons sont saillants au travers de ma chemise trempée. J’entends mon cœur battre dans mes oreilles.
Il déboutonne doucement ma chemise, je sens son souffle sur ma peau mais en même temps il garde une certaine distance. Ça m’excite encore plus… j’ai envie qu’il aille plus vite et qu’il me prenne brutalement pour ressentir cette jouissance qu’il m’avait donnée. Mais lui continue, imperturbable, à m’effeuiller, laissant tomber mes vêtements à mes pieds.
Je suis torse nue.
Il prend un peu de recul, m’observe, je voudrais dire quelque chose pour briser ce silence mais je ne parviens même pas à construire une phrase dans ma tête.
Il met un genou à terre et fait glisser ma jupe, puis ma culotte.
Je suis entièrement nue, il reprend la serviette et m’essuie, toujours aussi précieusement, les cheveux, le buste, le sexe, les jambes.
- « Allongez-vous, m’ordonne t-il avec douceur. »
Je fais ce qu’il me demande. Lui, resté habillé, s’assied dans le fauteuil et me fait face.
- « Branlez-vous, m’ordonne t-il à nouveau. »
Je relève la tête et le regarde, troublée par sa demande.
- « Allons, vous avez très bien compris. »
Ma pudeur me bloque, alors que je me suis entièrement livrée à lui une semaine auparavant dans un lieu public, là je n’ose pas… et pourtant il n’y a que lui.
- « Fermez les yeux, ça sera plus facile. »
Je me sens impuissante, sans savoir pourquoi je n’ose pas lui désobéir. Je clos mes paupières.
Timidement, je glisse ma main entre mes jambes serrées l’une contre l’autre. Mes doigts cherchent le cœur de mon sexe qui me semble inerte à cause de ma gêne. Pour leur en faciliter l’accès, je replis mes genoux ouvrant ainsi ma chatte à son regard.
C’est alors que les souvenirs de notre premier contact reviennent peu à peu par vague faisant grimper mon excitation.
Je deviens plus entreprenante, oubliant presque sa présence. Mes doigts s’activent, s’énervent sur mon clitoris. Mon désir va crescendo, mes gestes aussi. Je sens que je mouille. J’ose un doigté plus pénétrant.
Soudain, je la sens venir : la jouissance. Elle part du centre de mon sexe pour se répandre par ondes dans l’ensemble de mon corps. Mon corps se tétanise, je me cambre, j’halète.
Et tout redescend d’un coup : le calme après la tempête. Je ne bouge plus : je ne peux plus bouger, je n’ose pas le regarder.
Alors que je reprends mon souffle, j’entends la porte se refermer. Aussitôt, je me relève : il est parti… Il m’a encore abandonnée en plein émois post jouissance. Je me lève, ramasse mes affaires, me rhabille à la hâte.
Je vais m’asseoir sur le fauteuil pour enfiler mes chaussures et là je trouve un portable sur lequel est collé un post-it :
- « Gardez-le, je vous appellerai. » .
(cc) renata
posté le 18/03/2009 | 4758 vues | 14 commentaires | tags: fesse/orgasme/suite | 2 ont aimé
@Jess,
comme toi je m’interpelle: cet homme est capable de me faire faire des choses que je n’oserais pas faire… après coup je me sens un peu confuse comme après un rêve érotique oscillant entre le rêve et la réalité…
Il dégage quelque chose de presque magique…et pourtant je ne connais rien de lui hormis son “enveloppe charnelle”…
@Lydie, ;-)
Ca c’est un joueur !!!
Alors que je ne suis qu’un homme, je ferai bien la rencontre de se personnage pour que l’on puise discuter lol
L’Ange
J’aime !
Cette tension du début et de la fin, cette chose qu’on attend et qui ne se passe pas.
Te rappellera-t’il ? Ou ne le fera-t’il pas ?
Je veux une suite, pour le plaisir de l’émois.
holala, on dirait le zebre d’alexandre jardin, version érotico-orgasmik !
bis ! bis !
:)
@Ange gardien… comme tu dis il est joueur et je pense que c’est ça qui me le rend si attractif: une sensation de défi… vis à vis de lui mais aussi de moi même…
@Badwitch… mais dans le Zebre c’est par amour qu’il fait ça… et puis il la connais!
A la prochaine rencontre , je te propose d’inverser les rôles!
tu restes habillée et tu lui demandes de se mettre entièrement nu devant toi . Ensuite , à lui de se branler .
mais tiens bon , ce ” coup ” lÃ
son assurance risque de fondre !!!!
@Sephine, tiens c’est une bonne idée… mais comme c’est lui mon chef d’orchestre, il va falloir que je lui fasse accepter d’inverser les rôles…. ;-)
Coucou lolipop !
Ton aventure m’en a remise quelques unes en mémoire.
Celle ci commence par : Lolipop écrit, entre autres, cette phrase qui me parle comme si je l’avais moi-même écrite auparavant: « Je ne suis plus apte à réfléchir, je n’ai qu’une idée en tête : le plaisir que cet homme pourrait me procurer.»
http://ladiesroom.fr/2009/07/17/se-faire-baiser-ou-decouper-en-rondelles-2/
Bien à toi ! Bisous ma belle !
@Naibed, contente que ça t’ait rappelé quelques souvenirs personnels…
@Naissus: bah tu l’as la suite!
http://ladiesroom.fr/2009/03/25/exhibition-feminine/
http://ladiesroom.fr/2009/04/01/exhibition-feminine-22/
http://ladiesroom.fr/2009/04/08/le-grain-de-beaute/
http://ladiesroom.fr/2009/04/26/au-jeu-du-chat-et-de-la-souris/
http://ladiesroom.fr/2009/05/03/promenons-dans-les-bois/
http://ladiesroom.fr/2009/05/10/bille-en-tete/
http://ladiesroom.fr/2009/06/11/lopera/
http://ladiesroom.fr/2009/07/03/strip-tease-a-letage/
http://ladiesroom.fr/2009/07/29/mets-de-lhuile-dans-la-vie/
http://ladiesroom.fr/2010/06/05/au-chocolat-12/
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Ce texte m’interpelle grandement. T’es -tu demandé si tu allais résisté, as tu eu la volnté? Après coup comment te sens-tu? Tas l’air envoûter par cet incommu croisé dans le métro. Connait- tu son nom? En tout cas son puvoir de séduction fonctionne à cent pour cent. Le referait-tu? cela me laisse perlexe…