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J’y étais… au Salon du livre

Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie de secrétaire éditoriale, je me suis rendue au Salon du livre à la Porte de Versailles (XVe arrondissement).

J’y étais… au Salon du livreMême si ça fait plusieurs années que cela me démangeait, j’avais l’inconvénient de ne pas habiter Paris jusqu’au 1er avril 2008. Par conséquent, même si j’étais déjà allée au Salon de l’agriculture il y a quelques années, je vivais cet état de fait comme une lacune.

Pourquoi aller au Salon du livre, même quand la maison d’édition où on travaille n’expose pas ? Tout simplement parce qu’on aime les livres, et surtout pour faire de l’espionnage industriel. En effet, se désolant d’un manque réel de créativité dans mes covers, ma patronne m’a donné son invitation pour y aller. Je suis donc allée au Salon avec des intentions purement professionnelles.

Par conséquent, il me fallait établir un plan d’attaque :

- Dire bonjour aux copines, notamment de la première boîte d’édition qui m’a employée en tant que stagiaire. Ça tombe bien, j’ai encore pu gratter deux-trois livres pour lesquels j’avais participé à la publication et dont je n’avais pas eu d’exemplaires. J’ai vu aussi des stands d’éditeurs où étaient employées des anciennes de ma formation, mais oups, elles étaient parties faire pipi et je ne les ai pas vues…

- Se rendre compte de l’activité économique du livre. Même si le Salon du livre regroupe la crème de la crème des éditeurs, voire des petits éditeurs, il est toujours intéressant de voir comment les visiteurs vont vers les stands, et quelles sont vraiment les tendances de l’édition. Évidemment, tout ce qui est livres pratiques et BD/Mangas marchent du feu de dieu, tandis que la littérature plus engagée ou spirituelle a un peu plus de mal à trouver son public.

- L’occasion de voir un vrai événement culturel. Je reste personnellement persuadée que le livre est la première étape vers une ouverture à la société qui nous entoure. En témoigne le nombre de groupes scolaires que j’ai vu déambuler dans les couloirs du Salon, et ce dès les lignes de métro. Même si je pense ouvertement que Christine Albanel est une buse et que le petit Nicolas ne doit pas servir de référence en matière de culture (j’ai même vu des exposants avec le badge J’ai lu La princesse de Clèves), le fait qu’ils maintiennent malgré tout ce genre d’événement en France me donne encore espoir quant à l’avenir de la Culture dans ce pays.

- Faire le tour des petits éditeurs. Et oui, on ne le sait pas, mais souvent, en termes de créativité en ce qui concerne la signature visuelle, ce sont les petits éditeurs qui sont obligés d’être les plus pointus. Un livre Gallimard se reconnaît, tout comme un livre 10-18, Flammarion, etc. Par conséquent, pour se démarquer, il est nécessaire d’avoir une vraie signature visuelle pour sa maison d’édition.

- Voire ce que fait la concurrence. En l’occurrence, pour moi, ce que font les éditeurs chrétiens. Comme le Cerf n’était pas là, je me suis rabattue sur Bayard, Fleurus/Mame et le stand des éditeurs religieux. Car toute la problématique est là : si on ne sait pas ce que fait un éditeur ayant la même ligne éditoriale que la nôtre, ce n’est pas la peine de continuer ce métier. Et l’un des bénéfices du Salon du livre est justement cette confrontation entre les différentes problématiques de l’édition.

- Faire ses PR. En effet, ma mère me tanne pour que je lui trouve une maison d’édition pour éditer ses pièces de théâtre pour enfants. Par conséquent, je me transforme aussi en agent… Pfff, crevant !

- Se faire plaisir. Pour une esthète du livre comme moi, le Salon du livre est comme un sauna libertin avec que des hommes qui me plaisent et qui ont un fort potentiel sensuel (ou rempli avec seulement des clones du libraire de La Cédille, rue des Volontaires, XVe arrondissement) : c’est tellement bon que la descente est une véritable dépression… Mon vrai plaisir : déguster une BD dans un coin pour ne pas déranger les gens, ni se faire repérer. Autant dire que j’ai quasiment eu des orgasmes multiples sur le stand Casterman/Groupe Flammarion. Là ? Je suis claquée, c’était trop de bonheur d’un coup.

Bref, j’en redemande tous les jours, des plans business qui m’émeuvent… Vive le Salon du livre !

2 Responses to “J’y étais… au Salon du livre”

  • C ‘est clair que la lecture permet l’ouverture au monde et dedécouvrir des mondes différents .mais elle entretient aussi notre imagination et aiguise parfois notre sens critique. Il afut soutenir toutes ces occasions ou l’on fete la culture pour que plus de gens lisent. Ce doit etre sympa de travailler dans une maison d’édition surtout si tu déniche des talents. Bonne continuation

  • Oh oui !! c’était bien le salon du livre !!! hummm … j’ai vraiment aimé ce jour là. vivement la semaine prochaine .

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