Je me suis promis de ne plus pleurer, de ne plus créer de psychodrame inutile, de ne plus me renfermer dans une bulle de mélancolie, d’être forte, d’être souriante, d’être une battante, une winner.
De ne plus être si Moi. Si atteinte, si éteinte, et en attente. Si perdue dans le présent et si dépendante du futur. Si noyée dans le vague à l’âme. Si centrée sur mes petits problèmes.
Je me suis promis d’enlever le vers qui pourrissait la pomme pour la bonne raison qu’aucun mec ne voudrait croquer dans une pomme pourrie. Je voulais guérir pour être aimée en somme.
Et puis, à force de ressasser tout ça constamment, en ne voyant aucun changement, si ce n’est en pire, j’en ai juste eu ras le cul ! J’ai changé de cible.
Ce que je suis, ce que je dois faire, où je vais, d’où je viens, mes angoisses, mes peurs, mes faiblesses, mes erreurs, ça me regarde. Et c’est peut être mon regard dessus, qui détermine beaucoup de choses.
Je ne peux pas effacer, nier, éviter ce qui fait partie de moi.  Et je peux évoluer en comprenant et me pardonnant ce que je suis.
Et, il ne faut pas que je me trompe de guerre, ni de champs de bataille. Je ne suis pas en train d’enrichir mon psy pour trouver chaussure à mon pied, sinon je me serais directement inscrite dans une agence matrimoniale (sic), ou j’aurais filé tout droit chez un marchand de chaussure uh…
Je lui file un gros chèque toutes les semaines car je n’ai tout simplement pas envie de rater la relation la plus importante de ma vie : celle que je vis avec moi même. Car OUI, d’après certaines branches de la psycho (de comptoir) Personne ne saura mieux m’aimer que moi. (A la tienne !)
Je dois être celle que j’ai envie être, dont le bonheur ne dépend pas des autres. Dont la force peut prendre source dans sa propre matière, consciente ou non : Son enfant intérieur, ses névroses, son histoire personnelle… Bref sa singularité.
Et puis, de toute façon, je n’ai nul besoin d’être sans faille, ni parfaite pour être aimée, puisque que ce n’est même pas comme ça que l’amour marche.
Bien que, sur ma lancée de métamorphose cosmique je tende vers la perfection.
Mais l’autre jour je disais Ă mon psy : “Si je deviens beaucoup « mieux » et accomplie (avec des beaux cheveux qui volent dans tous les sens quand je marche dans la rue et des gens qui se retournent sur moi au ralenti et tout), je serais ENCORE plus exigeante avec les garçons que je rencontre ? ” (car oui, malgrĂ© tout, je suis difficile et exigeante vis a vis des garçons, et pas que…)
RĂ©ponse du sage : “Non, vous le serez peut ĂŞtre moins au contraire, car vous n’aurez pas besoin de chercher ailleurs ce que vous avez dĂ©jĂ en vous.” CQFD.  Le parfait petit ami pour moi, ça peut ĂŞtre moi…. Aussi.
Sur ce, je vais aller me faire l’amour.
posté le 06/03/2009 | 1895 vues | 9 commentaires | tags: ego psycho amour | une personne a aimé
Très bonne analyse! Peut ĂŞtre que tu devrais devenir psy. Le plus important est de s’aimer , de s’accepter les choses lĂ les autres le ressentent et quand tu vas bien ils viennent suremnt plus vers toi. L’amour est une bataille q’u'on ne gagne pas Ă tous les coups. Mais pour avoir pedu il faut avoir jouer. Un jeu parfois qui onduit Ă la souffrance mais bon c’st comme ça. Bon courage, tu es en très bonne moi. Aimes-toi et les gens t’aimerons!
Fort ton psy, c’est un angle que je n’avais pas envisagĂ©. CherchĂ© en l’autre ce qu’on a pas chez soi.ça explique plusieurs de mes ruptures…
Oui comme tu dis, c’est bien de s’aimer soi mĂŞme mais pour le sexe c’est mieux Ă 2, lol..
Merci les filles pour vos coms! ca fait du bien de penser que j’arrive a me faire comprendre et que ce que je raconte a du sens pour certaine personne.
C’est liberateur :)
j’ai l’impression que c’est la journĂ©e psycho sur ladies room .
Pour moi l’amour des autres commence si on s’aime dĂ©jĂ soit.
en somme c’est ne pas te faire violence et ne pas te mentir, ne pas te forcer Ă ĂŞtre ce que tu n’es pas sans comprendre, mais mieux te connaĂ®tre, pour aussi Ă©ventuellement mieux t’adapter aux situations?
whoah, bel article
Tu as entièrement raison. De mes diffĂ©rentes lectures, j’ai retenu une chose : on ne peut vraiment aimer quelqu’un que si l’on est bien dans sa peau, si l’on est Ă©panoui. Pour la bonne raison que l’on offre pas quelqu’un d’aigri Ă la personne qu’on aime.
L’amour commence par l’amour de soi-mĂŞme. Nous accepter, avec les qualitĂ©s, mais aussi avec tous nos dĂ©fauts.
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