Article sélectionné par BritBrit lors de la semaine de rédaction en chef
Vous l’aimez, il ne vous aime pas. C’est la grosse m…. ok ! Mais surtout, ça veut dire quoi au juste ?
Après avoir cherché un peu partout, des réponses à des questions (qui n’en ont pas). Après avoir beaucoup discuté avec des personnes de tout ordre, voici les trois choses (très résumées) que j’ai retenues :
L’amour, quand il n’est pas partagé n’est pas vraiment de l’amour ! Autrement dit, l’amour tel qu’on le rêve et le conçoit se vit à deux. Si l’autre n’est pas d’accord pour vous aimer (le chien !), il devient un objet fantasmagorique qu’on idéalise.
Plus on idéalise (tout en nous dépréciant nous même, souvent), plus on tombe dans l’obsession et la frustration. Tout ça engendre beaucoup de souffrance et nous éloigne de l’essence même de l’amour.
Une relation amoureuse se nourrit de sentiments positifs et de moment de bonheur concret. C’est ainsi qu’elle s’épanouit et qu’elle se constate.
Bon alors c’est quoi ce sentiment qu’on éprouve ? : Rien que du désir apparemment. Mouais, mais le désir peut être ardent, peut être incontrôlable et ne facilite pas la prise de conscience et l’atténuement des ces sentiments !
Il ne faut pas de toute façon, négliger la force du désir et les souffrances (frustrations) qu’il peut engendrer !
Ce n’est pas de ta faute si ton inconscient est maso !
Enfin voilà , tu crois que t’es faites pour aimer et être aimé…Et c’est vrai. Mais pas par tout le monde. Cela n’a aucun intérêt. Par la personne qui te correspond voyons. Elle est là , tout prés de toi ça se trouve et toi tu t’obstines à aimer la mauvaise personne.
Le discours « psycho-amical » qui prédomine, quand tu vis une situation d’amour non-partagé, c’est que tu recherches inconsciemment à te punir (d’exister ?) / à te faire souffrir (pour exister ?) / à t’empêcher d’accéder au bonheur. (martyre, sort de ce corps)…
Quand on te dit ça, t’as l’air un peu con, t’as les yeux qui mouillent, tu renifles. Tu Acquiesces. « Oui c’est vrai, c’est trop vrai ça ».
Mais pas forcement en fait ! (voir le troisième point).
En revanche se cache peut-être dans une répétition d’échec une bien belle névrose ! Un problème d’estime de soi. La peur du rejet et de la souffrance qui en découle. Du coup on l’anticipe en se mettant dans des histoires impossibles.
Peut-être aussi que notre envie d’aimer et d’être aimé est tellement forte que l’on ne peut s’empêcher de s‘emballer pour la première personne qui nous plaît, sans distinguer la non viabilité de l’histoire d’amour alors qu’elle sauterait à l’œil d’un borgne.
On se raccroche aux branches mortes comme dirait….heu mon psy !
Il faut aimer, il faut qu’on nous aime sinon on n’existe pas, on se sent abandonnée (voir rapport avec sa mère ?). C’est une obsession et c’est un travail de longue haleine pour comprendre pourquoi….
La vie n’est pas juste : Life ain’t fair. Voici une explication aussi viable que les deux autres. Un mec vous court après alors que vous n’en avez rien à faire, sans aucun retournement de situation possible et pendant ce temps, vous rêvez tous les soirs que l’homme que vous aimez en silence et en souffrance, s’aperçoive soudain qu’il est fou de fou et vient sonner à votre porte.
C’est nul hein !
Surtout que dans mon cas, le mec ne viendra jamais sonner à ma porte !
Des milliers de livres, ou de films ont beau me montrer le contraire, à priori moi je ne connaîtrais pas de happy end. Et je crois que c’est ce qui me fait le plus chier au final. Je ne peux même pas ESPÉRER. Je peux toujours en rêvasser secrètement mais ça débouche vite sur de la mélancolie.
Oui, ce genre de déconvenue fait partie de la vie et elle est bien salope dans ces moments là .
Alors voilà , on peut se dire  que ce n’est que du désir, que notre inconscient nous a poussés vers la mauvaise personne, on peut faire des gros chèques à son psy pour qu’il nous assène trois vérités sur les sentiments amoureux…
Mais on peut aussi se dire que l’on n’est pas la seule à vivre cela, que cette épreuve nous rendra plus forte et que cette chienne de vie qui nous fait vivre ces tourments, nous prépare en fait un vrai conte de fée avec happy end dans le futur, avec quelqu’un d’autre, mais ça, on ne le sait pas encore….
(Bon ok, ça c’était pas pour terminer sur une note optimiste mais en vérité la vie ne nous doit rien. uh)
(cc) badjonni
posté le 23/02/2009 | 10513 vues | 11 commentaires | tags: relation amour | 7 ont aimé
Merci pour ton article, il m’a fait repartir quelques années en arrière…beaucoup de choses vraies : le fait de l’idéaliser/ le manque d’estime de soi / le refuge dans la mélancolie et le faux espoir / le “no comprendo” et les questions sans réponses “pourquoi pas moi ??”
Bref, une grosse m….e sans non !
Par contre, la définition du dit sentiment comme uniquement du désir me laisse un peu perplexe..c’est peut être un peu plus compliqué que ça, non ??
Un mélange d’obsession, de recherche d’amour idéal (oui, parce que c’est pas un amour partagé, là jsuis d’accord), de désir, d’envie passionnelle, de cruauté (car on sait très bien qu’il ne vous aimera jamais mais on s’obstine à vouloir y croire sachant pertinemment qu’on va souffrir ). Un méli mélo de sentiments contradictoires et qui nous fait pas vraiment avancer.
Bon, pour finir sur une note optimiste, comme c’est pas vraiment de l’amour, on va bien la vivre un jour notre histoire d’A.
enfin je l’espère :)
Lydie: merci beaucoup!! je suis contente qu’on se retrouve dans mon “analyse” de cet etat si special…
Ema: Cette phrase sur le desir, je l’ai vu dans un article sur un site internet feminin. C’etait plutot leger comme article mais j’ai tilté dessus parce que ca pouvait etre aussi une explication à ce que je ressentais.
Je n’ai jamais desiré sexuellement quelqu’un comme j’ai desiré ce mec. Nous avons couché plusieurs fois ensemble et que c’etait tres passionel.
Mais tout ne se resume pas à ca je suis d’accord. Seulement, cette idée d’amour qui ne pourrait etre que du desir m’a permis d’avancer un peu…
My God…
J’ai eu le coeur brisé pendant 10 ans à cause d’un guitariste que j’ai rencontré dans mon lycée. Tu ne peux pas savoir à quel point mon adolescence a été pourrie à cause de ça.
Et puis j’ai décidé de connaître mon corps. D’être désirée de manière purement sexuelle. Et c’est là que j’ai pu me réconcilier avec moi-même et que j’ai pu rencontrer un homme qui, lui, est fou de moi…
wahou ça me rappelle des souvenirs pas forcément joyeux…
Magnifique article, tout y est, tout y est dit. Et moi, je suis en pleins dedans et j’ai l’impression que je n’en sortirai jamais ! Depuis peu je suis avec un ‘gentil garçon’ le vrai, celui qui est bon pour nous toutes, a priori, mais rien y fait : je trouve déjà ça barbant, sans piquant, et sans grand désir sexuel.
Le mauvais garçon quand à lui hante mon esprit, mon coeur et mon corps et je n’ai qu’une envie “qu’il sonne a ma porte” revienne et me fasse revivre cette nuit torride puissance 10.
Mais je suis d’accord, tout ça n’est qu’un problème avec nous même, et rien d’autre. Je ne comprends pas pourquoi, pourquoi je m’acharne à perdre du temps pour des hommes qui me font souffrir alors que les autres sont devant moi sur un plateau d’argent. Je n’ai pas confiance en moi, ces hommes m’enfoncent encore plus et pourtant dans ces maux se trouve mon bien (c’est assez contradictoire je vous l’accorde).
J’en suis venue à la conclusion que je n’étais pas prête à m’engager pour l’avenir même si je souhaite le contraire, que pour l’instant, je n’ai besoin que d’un sexe pouvant me satisfaire et me faire découvrir sans limite, et cela n’est possible que sans sentiments car étant complexée, je peux enfin me lâcher. Mais lorsque l’histoire se termine, il m’est arrivé de m’embrouiller et de confondre amour et désir sexuel.
Cela ne vous est jamais arrivé ? rassurez moi …
Alors happy end ne fais pas la maligne : je t’attends dès que j’aurais réussi, non sans mal, à faire le tri dans ma tête et à raisonner ma raison :)
Le « happy end » …je le connais depuis le début, il y a environ quarante ans. Pour être tout-à -fait cohérente, je devrais d’ailleurs plutôt appeler ça le « happy begin ».
Toute jeune fille, j’avais décidé de deux choses :
1: je serai ingénieur (c’est fait, et je suis même beaucoup plus que ça)
2: je ne lierai jamais ma vie à celle d’un seul mec.
Tout ça ne m’a pas empêché d’avoir des relations stables et épanouies, des amants de longue durée, parfois plusieurs en même temps (quand j’en ai « un bon », j’ai tendance à le garder, même si ça ne m’empêche pas de, le cas échéant, en prendre un second sur le côté. J’ai même fait une fille, qui est grande et autonome aujourd’hui.
Bien sûr, tout ça ne va pas sans quelques difficultés (le polyamour, ce n’est ni évident, ni facile à gérer), mais quand je regarde en arrière, je me dis que c’est finalement plus facile quand on cherche le « happy begin » plutôt que le « happy end ».
Les hommes, ça arrive un peu comme …un « Conte de Noël tardif et pas ordinaire ».
@ Naibed :
J’aime beaucoup votre histoire, votre commentaire…..et votre chute ! C’est en effet plus facile de chercher le “happy begin” que le “happy end” ….et même de le faire durer….
Bravo pour ce vent de liberté!!!!
Juste une question (pas trop indiscrète j’espère) :
votre fille connait elle vos propos et votre histoire???
Quels rapports avez vous avec elle et en avez vous déjà parlé ensemble?
Bien que nous soyons radicalement très différentes (c’est le moin que l’on puisse dire), j’ai - aujourd’hui - des rapports très ouverts et excellents avec ma fille. …Mais il n’en a pas toujours été ainsi !
Vous pouvez lire son aventure, assez étonnante, ici :
Fille de fille-mère..
http://naibed.blogspot.com/2005/10/fille-de-fille-mre.html
Ah la là ! …la quête du Saint Graal ! Heuu…, je veux dire: du père !
En tout cas, j’aurai au moins appris une chose: recoucher avec ledit garçon en question est une très mauvaise idée, même neuf mois après votre rupture.
Ça fait mal? Pire. D’autant plus si Monsieur est beau parleur et vous assure qu’il “ne peux plus se passer de votre présence”… avant de courir dans les bras de sa copine.
Je dois avouer que malgré tout ce temps écoulé, la blessure est toujours vive. Mais que voulez vous, je ne peux/veux/sais pas lui en vouloir: je l’aime encore.
Ben au mois t’as pas eu le discours de la copine trop sympa (ironique) qui vous sort: “mais t’es une fille géniale, tu merites mieux, ton ame soeur t’attend quelque part…”
C’est super gentil mais ce genre de discours sans sens elle peut se le garder (je suis de mauvais poil là ). Surtout que ca fait la 5/6 eme fois qu’lle me le dit et que 1) j’y crois pas 2) elle a fait participer tout le monde autour a cette discussion privée 3) elle fait chier merde.
Bon, pour en revenir a ton article, je me suis grave reconnue dedans. Tous les mecs que j’ai vraimment kiffe c’était à sens unique. Et comme tu le dis, il y a une rasion à ça.
Bon , j’ai essayé de sortir avec des mecs qui eux s’interressaient à moi soit disant par me faire larguer par l’un deux recement par text (oui, je suis super aigrie sur ce coup là ).
N’empeche que je me demande ce qui m’empeche d’avancer…
Ton analyse est super pertinente.
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Et bien bravo pour cet article. Tellement vrai, très juste. Il me parle beaucoup pour en être déjà passé par là .
Merci