Il est une fĂŞte inventĂ©e par les hommes pour se rĂ©chauffer l’âme. Bien inscrite dans les agendas, au coeur de l’hiver et au plus froid des frimas, la Saint-Valentin Ă©clabousse d’Ă©tincelles rouges les vitrines des magasins et les beaux sentiments.
Purement commerciale? Certes. Il fallait bien créer un événement entre Noël et Pâques pour que les chocolatiers, les fleuristes et les vendeurs de cartes postales ne fassent pas banqueroute.
Une supercherie historique? Peut-être. Il suffit de consulter Wikipédia pour se rendre compte que le rapprochement entre la tradition antique et le marketing contemporain est drôlement bancal.
Une coutume folklorique? Surtout. Pour preuves : les personnes nées au beau milieu du mois de novembre et les nombreuses tentatives de suicide de célibataires dépressifs dénombrées le soir du 14 février.
On finirait donc vite par croire que la Saint-Valentin est une fĂŞte (1) qui coĂ»te très cher Ă ceux qui osent la cĂ©lĂ©brer, (2) qui n’a historiquement aucune raison d’ĂŞtre et (3) qui dĂ©pend uniquement de la pression sociale, de notre instinct moutonneux. Nourries aux sitcoms amĂ©ricaines, les filles de ma gĂ©nĂ©ration, lorsqu’elles Ă©taient au collège, ont rĂŞvĂ© de voir atterrir dans leur casier une lettre anonyme flanquĂ©e d’un coeur rouge, le 14 fĂ©vrier. DopĂ©s par ces mĂŞmes sĂ©ries tv, les garçons de leur âge ont parfois pris leur courage Ă trois mains pour les inviter Ă sortir, ce jour-lĂ . Comme si l’Amour avait SON jour, comme s’il avait une occasion spĂ©ciale de se dĂ©clarer, de se montrer, de s’exprimer enfin. Comme s’il fallait se faire offrir une bague hors de prix pour ĂŞtre sĂ»re d’ĂŞtre aimĂ©e, comme s’il fallait aguicher Ă coup de dentelle aubadienne, de petits plats dans les grands, d’un lit de pĂ©tales de roses qu’il faudra, de toutes façons, aspirer le lendemain.
Peut-ĂŞtre me trompĂ©-je, mais l’Amour, chères lectrices, c’est tous les jours. Les cartes de banque, les martyrs et les petits mots doux n’ont rien Ă voir lĂ -dedans. La sociĂ©tĂ© est en train de nous pourrir le plus beau sentiment qui soit.
On n’a pas encore inventĂ© les Pariages (= moins onĂ©reux qu’un mariage, il suffit juste de parier qu’on restera amoureux toute la vie), les Dis-Vorce (= si l’un dit “vorce”, l’autre doit faire attention Ă ĂŞtre plus gentil avec lui… “Dis-Pute”, ça n’aurait pas Ă©tĂ© très poli!), les mugs de fiançailles (= alternatives de la bague et bien plus pratiques), les Noces de Barba-Ă -Papa (= 1 mois d’amour), … C’est dommage. Non?
posté le 23/01/2009 | 230 vues | 2 commentaires | tags: saint valentin amour
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Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
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Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Ha merci !
moi je l’ai rebaptisĂ©e cette fĂŞte : la saint-con !
héhé
d’ailleurs c’est un principe, ne jamais rien faire ce soir-lĂ (hormis si un concert se prĂ©sente)
Car si par malheur on “oublie” la date, sortir au resto ce jour-lĂ , c’est carrĂ©ment l’horreur, ou alors faut aimer le rouge et les menus type cupidon en plus des tables de deux (mitt bougies) dissiminĂ©es un peu partout. Le love ghetto !!!
Ce monde est fou.