(Post de cet été, posté avec 6 mois de retard. Rapport à la confusion.)
On va dire que la période est confuse. A tous points de vue. Ou presque.
L’approche de septembre vous a toujours rendue entre chien et loup, du moins est-ce la façon la plus claire que vous ayez trouvée pour qualifier cet état bizarre que l’idée de “rentrée” a toujours généré en vous. Un peu d’angoisse, beaucoup de questions existentielles et autres billevesées. Une sorte d’état hybride plutôt inconfortable mais certainement nécessaire. Un peu comme un lavement avant de s’empiffrer, l’hiver.
On le voit, vous n’avez pas la tête au romantisme. Et autant dire que cela vous est reproché. Mais en toutes choses vous avez toujours été excessive. Et du coup vous ne savez pas aller “un peu mal”. Avec vous c’est tout de suite Katrina (au minimum) et autant dire que cela vous est reproché (bis). Bref, on peut dire que les reproches ont été la chose la moins floue de ces vacances. Car pour le reste, Dame Confusion, à défaut de Confucius, a été votre Maître à penser.
Tout d’abord, Darling a attrapé une maladie curieuse qui l’a terrassé et que aucun médecin n’a pu identifier puisque la médecine, chacun le sait, n’est pas une science exacte. 8 kilos en moins plus tard votre cher et tendre est toujours dans le flou quant à son mal. Adepte de la méthode Coué, vous positivez en vous disant que vous n’allez pas avoir besoin de vous creuser la tête pour lui trouver son cadeau d’anniversaire : une ceinture fera l’affaire pour tenir son falzar désormais hagard.
Ensuite, force est de constater que vous avez été prise de dyslexie animalière. Une pathologie non encore répertoriée par le corps médical mais qui contrairement à celle de Darling ne vous a pas rendue plus svelte (tant mieux, car votre anniversaire n’est que dans 6 mois). Successivement, vous vous êtes ébahie devant un âne, imitant avec beaucoup de conviction pour Louloute le bruit caractéristique de cet animal, qui s’est avéré être un poney.
A peine quelques jours plus tard, vous êtes devenue hystérique au Cirque au moment de l’arrivée d’un éléphanteau qui, à la lumière, s’est révélé être un superbe tigre blanc. WAOOOOOOOOUH, Doudouche (oui, vous donnez souvent des noms ridicules à vos enfants), regaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarde comme il a de graaaaaaaandes oreilles ! La Doudouche en question de vous toiser avec ses billes noisette, limite traumatisée par l’analphabétisme faunier (pour “relatif à la faune”) de sa mère et cherchant désespérément les graaaaaaandes oreilles du fauve. Au point de rester muette quand on lui a demandé ensuite si c’était bien, le Cirque.
Pour continuer dans la série “tout est confus, je perds mes repères”, votre fils vous a pris de court en matière de sexualité. Âgé de 3 ans, vous pensiez avoir le temps avant de constater que quoi que ce soit puisse le mettre en émoi, sexuellement parlant j’entends. Avec ses bouclettes et sa gueule d’ange, Loulou était jusque là le prototype du fils idéal, malgré quelques défauts certains comme son coté tête de nÅ“ud sponsorisé de surcroît par Duracel. Mais il vous semblait normal. Jusqu’à cet après midi où il vous a particulièrement inquiétée : vous n’aviez en effet jamais imaginé que l’on puisse bander sous l’effet d’un épisode de Barbapapa.
Aussi étonnée que si vous aviez vu Bernadette Soubirous rentrer dans la pièce, vous vous êtes figée, les yeux rivés sur sa mini bite, mini dressée, avec en toile de fond la délicieuse chanson “Voici venir les Barbapapas, lala lala” et Loulou de crier “Maman, Maman, j’ai mon zizi tout droit !“. D’un bond levée, vous avez accouru, armée d’un coussin, prête à vous jeter sur le nano membre comme si il s’était agit d’un incendie. Simplement entre temps, Loulou, tétanisé par la disparition de Lulue, le chien de Barbidou avait subi une baisse totale d’ardeur.
Du coup, ne sachant que faire avec votre coussin et n’ayant plus complètement votre tête, vous l’avez mis dans votre dos sous votre T-shirt et vous êtes mise à barrir en faisant le tour de la pièce. Ce qui a réveillé Darling qui est donc venu aux nouvelles et à qui vous avez, en toute logique, expliqué que vous étiez en train d’imiter un ours polaire. Ce qui a fait pleurer Louloute, définitivement honteuse de sa génitrice, et provoqué une nouvelle crise gastrique aiguë chez Darling. Vous avez alors appelé les urgences en pensant appeler votre mère. Ou l’inverse. Il faut avouer que c’est assez confus.
(cc) Omar de Armas
posté le 22/01/2009 | 1058 vues | aucun commentaire | tags: confusion animaux maladie famille
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Des filles et des talents Troisième jour de rédac' chef pour Laurie et encore une sélection de textes aussi inspirés et émouvants les uns que les autres.
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...