Humeurs

Déménageons, vite !

Cet article a été sélectionné par la rédaction dans le cadre de la Journée Spéciale “Ça déménage !” du jeudi 9 février 2017

Dans 9 jours, nous emménageons dans notre nouvel appartement. Je ne tiens plus en place, je rêve de ce nid douillet, pas très grand mais idéal pour nous deux. J’aimerais y être déjà et me sentir enfin chez nous.

demenageons-viteVoilà 2 ans et 4 mois que nous nous sommes rencontrés. Une soirée entre amis, une après-midi en tête à tête dans un parc le lendemain, et depuis nous ne nous sommes plus quittés. Certes, notre histoire fait un peu cliché, mais je m’en moque car je suis amoureuse et rien ne peut m’atteindre.

Rien ? Presque rien, en fait. Car si nous nous sommes vus quasiment tous les jours durant les premiers mois de notre relation et que nous avons construit quelque chose de quasi fusionnel, il nous manque encore quelque chose : un chez-nous, un vrai.

Un appart’ visité et choisi à deux, des meubles achetés ensemble et une déco à notre goût.

Il ne nous a pourtant pas fallu longtemps avant de vivre ensemble. Moins d’un an après notre rencontre, je déposais ma première valise dans son appartement. Leur appartement, ai-je longtemps pensé. A lui et à son ex. Aïe, ça fait mal. Mais on ne peut pas déménager maintenant, c’est trop tôt, et il habite juste à côté de la fac, c’est pratique. Alors je serre les dents et j’essaie de laisser mon empreinte.

Trois mois plus tard, le meilleur pote débarque. Il vient de trouver un job dans la même ville, il n’a nulle part où aller. Non bien sûr que ça ne me dérange pas s’il squatte le canapé ! Vous avez déjà vécu dans un 35m² avec un ami squatteur de canapé pendant plusieurs mois ? Eh bien ça ne facilite pas la vie de couple. Mais voilà je ne suis pas chez moi et on ne peut tout de même pas le mettre dehors, c’est le meilleur pote !

Les semaines passent, je serre les dents et j’essaie d’exister dans ce qui ressemble grandement à un ménage à trois.

J’aurai tout de même échappé à la période la plus critique, l’été, pour cause de stage à l’étranger. A mon retour en France et à la fac, l’appart’ est toujours là, le meilleur pote aussi. Je pose alors un ultimatum. Ok, ça ne se fait peut-être pas mais je m’en moque. Le meilleur pote devra partir.

Ça fait des émules, les remarques désobligeantes fusent et notre groupe d’amis, pourtant soudé, tremble. Je m’en moque. Je suis amoureuse, rien ne peut m’atteindre. Ou presque. Quelques semaines plus tard, le meilleur pote s’en va. Il sera resté un an sur le canapé. Désormais il fera 160 km par jour pour aller bosser – et je ne me sens pas un brin coupable.

J’ai eu ce que je voulais, je vis enfin seule avec mon homme. Bonheur intense ! Oui mais voilà, ce n’est toujours pas notre appartement.

Ce n’est plus vraiment le leur non plus – à lui et à son ex -, mais je ne l’aime pas cet endroit. Je veux déménager ! Ça tombe bien, je repars en stage en Angleterre et cette fois mon homme décide de me suivre. Ça y est, nous déménageons !

La recherche d’appartement à distance s’avère un peu ardue. Après réflexion, nous choisissons une chambre en colocation pour les premiers mois, histoire de rencontrer du monde et de s’intégrer plus facilement dans cette nouvelle ville et ce nouveau pays.

Par chance, nous trouvons une maison idéale : grande, propre, dans un quartier qui nous plaît bien et pour un loyer raisonnable. Nous prévoyons d’y rester 4 ou 5 mois, 6 au maximum. Dix mois plus tard, nous y vivons toujours sauf que d’une colocataire discrète, nous sommes passés à trois colocataires beaucoup plus présents. Cinq personnes dans la même maison, dont deux couples. C’en est beaucoup trop pour moi. J’étouffe.

J’en ai assez de voir d’être entourée de gens alors que je voudrais passer un moment tranquille en tête-à-tête avec mon homme.

J’en ai assez de ne pas pouvoir utiliser ma cafetière lorsque j’en ai envie ou de retrouver de la vaisselle sale tous les matins dans l’évier. Depuis que je travaille de la maison, ce sentiment de ras-le-bol ne fait que s’amplifier. J’étais déjà asociale et maniaque, vous pouvez désormais ajouter à mes qualités aigrie, râleuse voire désagréable. À 23 ans, ce n’est pas très glorieux !

Mon homme a alors pris le taureau par les cornes : dans 9 jours, nous déménageons ! Nous avons enfin trouvé notre chez nous et nous adopterons même sans tarder un petit chat !

(cc) le Liz

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