Slumdog Millionnaire a été le film grand gagnant des Golden Globes 2009 : prix du meilleur film dramatique, du meilleur réalisateur pour Danny Boyle, meilleur scénario et meilleure musique originale.
J’avais dĂ©jĂ envie de le voir bien avant ce succès parce qu’il faut avouer que l’idĂ©e du film, tirĂ©e d’un roman indien de Vikas Swarup : Les Fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaire est super gĂ©niale : c’est l’histoire de Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant Ă Mumbai (ex Bombay) pratiquement dans la rue, qui est sur le point de remporter l’énorme somme de 20 millions de roupies Ă la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ?
A une question de la grande victoire, il est arrêté par la police : comment un gamin pauvre et sans éducation a pu en arriver là sans tricher ? Lors de son interrogatoire, il va donc expliquer, en racontant en flash back son histoire personnelle qui lui a permis de savoir chaque réponse…
Me voilà donc mercredi dernier, le jour de sa sortie en salle, m’installant dans une grande salle de cinéma parisienne complètement remplie à ras bord : effet Golden Globes peut-être ?
On s’immerge très vite dans l’histoire, mais j’avoue avoir été un peu mal à l’aise au début du film : en suivant les tribulations du jeune Jamal et de son frère, l’horreur côtoie le drôle et c’est assez déroutant puisque certaines scènes font rire alors qu’on est bien en train de parler d’enfants laissés pour compte et dormant dans des décharges publiques…
Je vais pas raconter tout le film, mais juste dire que les Golden Globes n’ont pas été volés : avec une mise en scène super énergique, des couleurs superbes et cette musique indienne contemporaine, le réalisateur nous montre ce qu’est l’Inde aujourd’hui, à la fois un mélange de dynamisme économique et de pauvreté extrême…
Il ne s’agit tout de même pas d’un film hyperréaliste, loin de là , je l’ai plutôt ressenti comme une « fable » dont la morale serait non pas la galvaudée maxime nietzschéenne : « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » mais plutôt « les épreuves font de nous ce que nous sommes ».
Chaque petite anecdote, chaque petite chose la plus anodine que l’on apprend tous les jours peut aussi se voir comme la réponse à une question : et ça, si c’est pas une façon de voir les choses complètement anti-angoissante je sais pas ce que c’est !
La thématique de l’argent chère à Danny Boyle est plutôt bien traitée : dire que c’est le mal serait hypocrite, car on veut tous un toit sur notre tête et à manger dans notre estomac mais par contre, si on l’érige en valeur de vie suprême, gare à la chute et aux désillusions…
Le personnage de Jamal est très attachant : un gamin absolument craquant qui restera, malgré les très gros coups durs de la vie, un adolescent toujours optimiste et surtout très déterminé pour obtenir la seule chose qu’il veut vraiment : l’amour… Ouais dit comme ça on flippe un peu du « nunuche effect », mais je vous promets que la dernière des cyniques espérera secrètement que Jamal retrouve sa Latika…
Le film se termine dans un surprenant clin d’œil tout en couleur à Bollywood, ce qui achèvera de vous mettre de bonne humeur.
Au final Slumdog Millionnaire est un film vraiment brillant, original, bien pensĂ©, bien filmĂ© et qui rĂ©ussit Ă propager de la bonne humeur malgrĂ© toute l’horreur qu’il peut contenir, allant mĂŞme jusqu’Ă transmettre au spectateur des vibes de positif… Et ça, je sais pas ce que c’est sinon une grande leçon de cinĂ©ma !
posté le 19/01/2009 | 2333 vues | 6 commentaires | tags: danny boyle slumdog millionnaire ciné
analyse bien menĂ©e et très convaincante. Ta critique donne envie d’aller voir le film. J’avis dĂ©jĂ envie de le voir mais ton article confirme l’avis que j’vais. J’irais le voir.
Je suis allĂ©e le voir aujourd’hui et franchement je ne sais pas ce qui me déçoit le plus : le film ou moi-mĂŞme. Parce que franchement j’ai trouvĂ© ce film mièvre. Et je sais bien pourtant que son but n’est pas d’ĂŞtre rĂ©aliste. Mais pour moi c’est trop beau et trop prĂ©visible pour me transporter dans une autre dimension l’espace de 2h. Heureusement, j’ai adorĂ© la musique et la qualitĂ© de la photographie, sans quoi ces deux heures m’auraient paru interminables. Je regrette quand mĂŞme un peu d’avoir dĂ©boursĂ© 7euros 50 pour un film aussi banal ! L’amour, la morale ne devraient plus ĂŞtre aussi superficiellement explorĂ©s par les temps qui courent, c’est clairement un affront. Pour nous faire rĂŞver, j’estime qu’il faut une part de rĂ©alitĂ©…ou bien alors, un univers complètement dĂ©jantĂ©. Et dans Slumdog Millionaire, je n’y ai perçu que des aspects inintĂ©ressants, dĂ©jĂ connus de tous… enfin, c’est mon avis! je suis dĂ©jĂ aigrie Ă 20 ans ça fait peur :/
I loved it!!!
Ce film est tout simplement magnifique violent doux rebondissant tragique dramatique et il n’est rien Ă cĂ´tĂ© du livre!!! bouleversant des couleurs une musique super!!
bravo Ă non-indien d’avoir adapter le livre de Vikas Swarup!
Je n’ai aucune objectivitĂ© je suis indienne…!!! Allez le voir quand mĂŞme!!
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J’avais vraiment envie d’aller voir ce film.
Tu viens de confirmer mes espoirs !
Il faut vraiment que je me bouge pour ne pas rater cet évenement cinémathographique.
Merci Lullapaf