Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

21. mai 2013

Mot de passe oublié

Tessaa Selden

On m’apostrophe régulièrement au détour d’une conversation d’un « Tu ne serais pas un peu féministe toi ? » ponctué d’un regard en biais ou d’un sourire narquois.
Et pendant longtemps je m’en suis offusquĂ©e car ce « fĂ©ministe » lĂ  Ă©tait Ă©noncĂ© comme un dĂ©faut, une tare, un excès…

je-ne-suis-pas-mon-sexe.jpgMaintenant, il en est tout autre. Si la question survient je rĂ©ponds « Oui je le suis autant que les gens sont sexistes et misogynes. » avec un grand sourire franc. Alors on roule des yeux, on souffle, on secoue la tĂŞte de droite Ă  gauche avec un « tsss » de non approbation avant de dire gentiment « T’exagères quand mĂŞme… ».

Et bien non je ne trouve pas. Ou alors des fois un peu d’accord mais rarement quand on me le fait remarquer.

Et puis, être féministe en soi n’est pas une mauvaise chose ; ce n’est pas ce défaut, cette tare, cet excès qu’ils croient. Parce qu’être « féministe » comme ils éructent en tordant la bouche ce n’est finalement qu’être pour l’égalité de droits et de statuts des femmes et des hommes.
Si je demande à tous ces gens qui me lancent des « Tu ne serais pas un peu féministe toi ? », des « Tu penses que les femmes sont inférieures aux hommes toi ? » alors ils me diront poliment la bouche en cœur « Non pas du tout ! Je suis pour l’égalité des sexes ! »
Nous sommes tous fĂ©ministes alors ! Ce n’est pas une question de femme mais de sociĂ©tĂ©.
Le problème c’est que nous le sommes tous en belles paroles « idéologiques » mais que nos comportements ne suivent pas toujours.

Et quand je bouscule ces gens en pointant du doigt (certes assez frontalement quelquefois) la distorsion entre leur discours et leurs actes ou paroles, que je dĂ©busque leurs petits vices sexistes camouflĂ©s, et bien forcĂ©ment ça les dĂ©range et ils tentent de retourner la situation en me lançant le fameux fĂ©ministe-tare. Et bien les petits vices sexistes moi ils m’insupportent et je les laisse rarement passer. Mais que je sache ce n’est pas moi Ă  rougir de ça. C’est plutĂ´t Ă  eux d’ĂŞtre honteux.

Je ne suis pas contre les garçons. Le sexe masculin n’est pas pour moi un ennemi à combattre, un adversaire à surpasser à tout prix. Mais je ne me sens jamais faible intellectuellement, socialement, professionnellement, comiquement, sportivement, affectivement devant quelqu’un sous prétexte que c’est un garçon. En quoi un pénis et des pectoraux apportent une supériorité empirique sur un clitoris et des seins ?

Attention, je ne dis pas qu’hommes et femmes sommes pareils. Non non non ! Je suis même plutôt partisante du « Nous sommes teeeellement différents ! »
Mais pour moi la différence n’est pas synonyme de supériorité ou infériorité non ?

Et pour prouver ma bonne foi envers le sexe masculin, je rajouterai que les pires paroles ou actes sexistes voire misogynes que j’ai pu subir, ont été établis par des femmes elles-mêmes.

Allé, rien ne vaut un bon exemple.

J’ai le projet avec mon copain (vous voyez que j’aime les garçons !) de partir vivre à l’étranger. Pour des questions de commodités financières (lui rapportant plus d’argent que moi) nous avons décidé que c’est lui qui chercherait en priorité un emploi dans le pays ciblé et que lorsqu’il aurait trouvé, je chercherai à mon tour.
Ça semble plutôt logique je trouve. En tous cas pour nous ça l’est.

Je racontais ça à la mère d’un ami qui s’intéressait à notre projet, ça semblait bien se passer. Le lendemain l’ami en question me téléphone et me dis naïvement « Tu sais ce qu’a dit ma mère quand tu as été partie ? Elle a dit « cette fille si son mari gagne beaucoup l’argent elle ne travaillera jamais de sa vie. »
J’avoue que j’en ai pleuré de rage, et de peine aussi. Un mélange des deux. D’une part, parce que cette femme là je pensais qu’elle m’avait cernée mieux que ça depuis tant d’années que je la connais et d’autre part parce que je me sentais vraiment réduite à mon sexe.

Et à tous les gens qui m’ont dit « mais non c’est pas sexiste » sincèrement, je ne pense pas que dans une même situation si l’inverse c’était produit (moi qui gagne plus d’argent que mon copain et qui donc cherche un emploi en priorité avant que lui ne cherche) on aurait pu seulement penser (même pas dire) « Cette homme là, si sa femme gagne beaucoup d’argent, il ne travaillera jamais de sa vie. »

Dans le même genre, chaque fois qu’avec mon copain on parle de notre projet à des gens, invariablement s’il y a des questions (même sur le pays lui même) on ne me les pose jamais à moi, on les pose à mon copain. A chaque conversation, je suis la plante verte, le décor.
Et j’aurais beau hurler « C’est un projet commun ! Hé oh je suis là, je sais parler et j’en sais autant que lui sur la question vous savez ! » je ne sais pas si ça changerait grand chose. Je suis la « femme » qui suit son « mari ». Le projet c’est celui de l’homme.
Imaginez un instant l’inverse… ça y est ? C’est moi qui cherche un emploi, lui qui attend que je trouve, on discute avec des gens, Ă  qui vont les questions ? Oui je crois bien que les questions nous seraient posĂ©es Ă  tous les deux et non qu’à moi mĂŞme.

Et je sais que tout cela est inconscient mais ça n’en est pas moins râlant et fatiguant.
Sans doute suis-je fière, sûre de moi et c’est pourquoi ces choses qui semblent presque naturelles à certain(e)s me hérissent.
Mais non je ne ferai pas le dos rond, je ne rentrerai pas les griffes tant que des gens me brosseront à rebrousse poil et me piqueront avec des aiguilles. La paix sociale si c’est une paix qui en arrange seulement certains non merci.

Certes, le sexisme actuel n’est pas forcĂ©ment frontal mais plutĂ´t insidieux mais il est toujours prĂ©sent. Et je ne suis pas toujours Ă  l’affut de ce genre d’attitude, je constate simplement ce qui m’arrive et m’affecte. Je suis moi et je voudrais qu’on me traite en tant que tel. Oui je suis moi de sexe fĂ©minin ce qui insinue que j’ai un vagin et des seins mais c’est tout ce que vous pouvez en dĂ©duire ni plus ni moins.

Je bats quelques garçons au bras de fer.
Je cuisine très mal et je déteste ça.
J’adore coudre et me faire des vêtements.
Je n’aime pas le chocolat.
Je pleure devant les films tristes.
J’adore conduire vite et sportivement.
Je fais de la boxe française.
J’aime bien lire les romans d’amour.
Je bois de la bière.
Je regarde le foot et le rugby à la télé.
J’adore les jeux de course en jeux vidéo.
Je déteste PES.
Je déteste les pantalons moulants, je mets des baggys.
Je porte des mini jupes et des bottes Ă  talons.
Je suis pas gaga devant les bébés.

Clichés.

Pour qu’il n’y est plus de sexisme, je pense qu’il faudrait dĂ©jĂ  que toutes les femmes arrivent Ă  s’assumer en tant qu’elles mĂŞmes et non comme on veut qu’elles s’assument.

Vaste programme ! Et alors ? Moi j’y crois. Et vous ?

(cc) Esther G

 

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salut!


c’est un super article et je me retrouve entièrement dans ce que tu dis. moi aussi on me “traite” de fĂ©ministe, comme si c’Ă©tait un dĂ©faut, une insulte!

j’ai beaucoup de copines qui croient que ce genre de lutte est obsolète…enfin j’attends qu’elles se fassent un jour discriminer pour un job parce qu’elles risquent de tomber enceintes et on verra bien ce qu’elles diront.

bref, j’en avais conclu moi aussi que ce sont les femmes les pires ennemies du fĂ©minisme, parce que j’en soupçonne quelque unes que ça les arrange bien, cette situation actuelle. parce que oui, ça demande des efforts, de rĂ©clamer puis d’assumer l’Ă©galitĂ©.


donc…merci! :)


 

Hey ! (déjà merci pour ton commentaire je me sens moi seule :) )

Je suis entièrement d’accord avec le fait que le problème quand on rĂ©clame l’Ă©galitĂ© c’est qu’il faut l’assumer et que c’est loin d’ĂŞtre Ă©vident pour toutes les femmes. Finalement ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une petite chose fragile qui a besoin qu’on l’aide c’est bcp plus simple. Mais dans ce cas lĂ  il ne faut pas râler s’il y a un effet de domino et que ça se rĂ©percute sur des choses plus graves (par exemple le travail comme tu dis)

Pour la maternitĂ© et le monde du travail c’est vrai que c’est encore le plus flagrant ! Dernièrement j’ai une amie qui a obtenu un poste parce que c’Ă©tait la plus jeune et qu’elle ne comptait pas avoir d’enfant avant des annĂ©es alors que les autres candidates Ă©taient “en âge” et en dĂ©sir d’en avoir dans pas très longtemps…

Je ne pense pas que la lutte soit obsolète ! Heureusement beaucoup de mes amies (pas la majoritĂ© on est d’accord) pense comme moi (nous) et c’est encourageant !


 

Et de 3 alors !!

Non tinkiet tu n’es pas la seule (bon moi par contre j’aime pas le foot et le rugby mais lĂ  n’est pas l’essentiel, n’est-ce-pas ?).


On vaincra, je vous dis !


 

En fait, c’est bien ça le plus triste :Que les femmes elles-mĂŞme soient misogynes.

Sinon, niveau misogynie, il y a une pub qui passe au cinĂ©ma, pour “Duty Services”. On demande Ă  deux hommes qui ils appelleraient si ils avaient besoin d’aide en jardinage ou bricolage (ils rĂ©pondent “duty services, bien sĂ»r ” ^^) puis on demande Ă  deux femmes qui elles appelleraient si elles avaient besoin d’une nourrice ou d’une aide mĂ©nagère. Cette pub me choque Ă  tous les coups, avec son sexisme totalement assumĂ©e. Je dĂ©teste ĂŞtre enfermĂ©e dans une case Ă©troite…C’est comme quand on me demande si je fais la cuisine Ă  mon chĂ©ri….A lui, personne ne lui demande.


 

Complètement d’accord avec l’article et les rĂ©actions ! La misogynie des femmes est vraiment pernicieuse, en particulier dans l’Ă©ducation et dans le modèle de fĂ©minitĂ© proposĂ© aux filles. Je pense que ce qui fait peur derrière le mot de “fĂ©ministe”, c’est aussi la possibilitĂ© d’une lutte collective. Car ce terme global, comme les autres mots en -isme sont des noms d’organisations, de mouvement de pensĂ©e. Le fĂ©minisme peut ĂŞtre compris comme le fait d’assumer individuellement l’Ă©galitĂ© entre les sexes, ou comme une rĂ©fĂ©rence pour exiger des avancĂ©es collectives.

Les femmes ont longtemps Ă©tĂ© cantonnĂ©es dans le domaine de l’ombre, le foyer, ce grand invisible. Elles ont encore du mal Ă  s’imposer comme actrices politiques. ĂŠtre fĂ©ministe, N’est-ce pas sortir de l’ombre le sexisme pour en faire un objet politique ?N’est-ce pas un enjeu de la fĂ©minisation des noms de fonction ?


 

Bien vu, la mysoginie des femmes et transmise par elle de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations c’est quelque chose! On n’est pas couchĂ©! Une soi-disant amie (connasse) a baisĂ© avec mon mari (connard)! Avez-vous remarquĂ© qu’au théâtre, les vaudevilles Ă  la c.. sont les pièces qui font le plus rire les femmes!


 

Salut Tessaa, ton article m’a fait rire et je me suis beaucoup reconnue dans ce que tu racontes…Moi aussi on me traite de fĂ©ministe, depuis très longtemps, en fait depuis qu’Ă  l’âge de 10 ans j’ai dĂ©clarĂ© que je ne voulais ni me marier ni avoir d’enfants (ce qui est tjs vrai) et depuis je dois l’entendre au moins une fois par semaine !


On a vraiment l’impression que c’est une insulte, les hommes l’utilisent ainsi, ça c’est clair, mais ce qui me choque le plus c’est quand des filles me disent ” mais tu es fĂ©ministe ! ” d’un air dĂ©goĂ»tĂ©, comme si c’Ă©tait quelque chose d’Ă©pouvantable…Alors que pour moi, toute femme devrait par dĂ©finition ĂŞtre fĂ©ministe et j’ai du mal Ă  comprendre que dans le monde fait par les hommes pour les hommes dans lequel on vit, nous ne soyons pas toutes fĂ©ministes…


 

salut B&V, contente de te voir de retour :)


 

le pire ennemi du féminisme ? non ce ne sont pas les femmes mais les féministes elle mêmes !!!


90% du féminisme français contemporain est maternaliste et victimiste:


l’inĂ©galitĂ© salariale est la consĂ©quence directe de la diffĂ©rence de droit entre les mères et les pères mais la majoritĂ© des courants fĂ©ministes s’oppose frontalement Ă  une Ă©galitĂ© dans ce domaine et crient encore au patriarcat.


aujourd’hui l’hĂ©roĂŻne c’est la victime:

c’est la femme qui triomphera du violeur, de son mari violent, mais surtout qui sauvera le monde par sa fĂ©minitĂ© en le dirigeant.


le fĂ©minisme comptemporain aime par dessus tout, maintenir les femmes dans le role du “sexe faible” : les femmes sont douces, non violentes, incapable d’aimer le sexe pour le sexe, l’argent pour l’argent, le pouvoir pour le pouvoir etc …..


le gros problème c’est que l’argent et le pouvoir a une logique propre qui n’a rien de sexuel ….


mais bien sur vous vous dites c’est quoi ce gros macho parano:

http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/1712-la-femme-est-l-avenir-de-la-crise


 

@Le Mâle: personnellement je suis contre cette espèce de prĂ©jugĂ© favorable envers les femmes qui explique notre sous-reprĂ©sentation dans les milieux dirigeants par notre supposĂ©e “puretĂ©” et “intĂ©gritĂ©” naturelle.


oui, il y a autant de femmes avides de pouvoir et d’argent que d’hommes avides de pouvoir et d’argent.

une femme dirigeante ne sauvera pas plus le monde qu’un homme dirigeant, je suis d’accord avec toi.

nĂ©anmoins, en entravant la progression d’une moitiĂ© de la population on se prive de talents tout aussi valables que ceux des hommes.


enfin, en ce qui concerne le droit de garde des enfants en cas de divorce, je suis d’accord avec toi. on garde encore solidement ancrĂ© dans l’esprit que la mère saura mieux que le père s’en occuper, au lieu de penser systĂ©matiquement Ă  la garde alternĂ©e. les mères ont souvent la loi de leur cĂ´tĂ©, et se laissent parfois ainsi aller Ă  un Ă©goĂŻsme odieux pour s’accaparer leurs enfants.


 

Ha ! Je me reconnais complètement dans tout ton article.

Je me fait “insulter” de fĂ©ministe depuis des annĂ©es. C’est pathĂ©tique. Moi je clame mon fĂ©minisme, je suis fière d’ouvrir les yeux et de traquer tous ces petits comportements insidieux, sournois, et terriblement sexistes.


 

Bonjour, merci pour toutes vos réactions !

Désolée de donner une « réponse »-opinion aussi tardive mais j’ai été très occupée (outres les fêtes de fin d’année qui n’ont pas arrangé les choses ! Et d’ailleurs à ce propos : Bonne année !!)

Je trouve la rĂ©ponse de “Deecurl” au “Mâle” très pertinente mais je tenais Ă  rajouter quelques petites choses.

Le fĂ©minisme que j’ai voulu mettre en avant est une vĂ©ritable recherche d’Ă©galitĂ© assumĂ© entre homme et femme. Je ne plaidais pas pour d’Ă©ventuelles faveurs accordĂ©es aux femmes sous prĂ©textes de leur sexe. Ce genre de considĂ©ration est tout aussi sexiste et misogyne Ă  l’Ă©gard des hommes. Je me vois mal reprocher des attitudes que je me permettrais par la suite de reproduire…

Ceci Ă©tant dit, mĂŞme si certaines choses que tu as Ă©crite (les inĂ©galitĂ©s des hommes concernant les gardes d’enfants, les congĂ©s parentaux) la façon dont c’est Ă©noncĂ© semble uniquement lĂ  pour discrĂ©diter le fĂ©minisme dans son ensemble. ça ressemble un peu Ă  ce que je dĂ©peins dans mon article, Ă  savoir que chaque fois qu’on plaide pour la cause des femmes il y a tjs quelqu’un pour en discrĂ©diter le bon droit et de le pointer du doigt comme une tare. C’est exactement ce que tu fais. C’est bien dommage.

Si c’est le mot féminisme qui te gêne alors je dirais que je plaide plus pour la « sexgalité ».

Si tu m’avais bien lu tu aurais compris la vraie demande (le dĂ©sir d’ĂŞtre considĂ©rĂ©e en tant que soit avec ses propres qualitĂ©s et ses propres dĂ©fauts distincts de considĂ©ration de sexe)/

Ce que j’aimerais aussi c’est que plus d’hommes/garçons soient fĂ©ministes car pour moi c’est comme ça que ce mouvement a le plus de sens.

Sinon dans un autre contexte je suis bien Ă©videmment d’accord avec certaines choses que tu as Ă©noncĂ©.


 

@tessaa selden: Je suis partisan d’un nouveau fĂ©minisme qui ne conçoit pas le mâle comme son pire ennemi et qui veut construire une Ă©galitĂ© qui ne soit pas Ă  sens unique.


Malheureusement pour l’instant on voit très majoritairement l’inverse: c’est pas un hasard si Badinter a Ă©crit “fausse route”

Donc, il y a des fĂ©ministes que je n’aime pas et d’autres que j’adore.


 

@tessaa: bien Ă©videmment d’accord avec toi.

l’Ă©galitĂ©, l’Ă©galitĂ©, l’Ă©galitĂ©. les femmes ne sont ni meilleures ni pires que les hommes. point barre.


@Le Mâle: je maintiens que la thèse “le fĂ©minisme aujourd’hui dĂ©teste les hommes” est fausse. j’ai rencontrĂ© beaucoup de fĂ©ministes et ce n’est pas ça du tout.


sinon, je me suis récemment rendue compte que des femmes dont les pensées et les actions étaient à mon sens féministes, ne se disaient pas féministes.

parce que pour elles, le fĂ©minisme c’est la haine des hommes.


donc ceux qui ont intĂ©rĂŞt Ă  voir perdurer une domination masculine ont tout intĂ©rĂŞt Ă  contribuer Ă  perpĂ©tuer cette vision obsolète du fĂ©minisme, pour effrayer les femmes qui seraient tentĂ©es de dĂ©fendre l’Ă©galitĂ©. diviser pour rĂ©gner, toujours.


sinon Le Mâle: j’ai toujours le sentiment qu’on est finalement du mĂŞme cĂ´tĂ© mais que tu te refuses Ă  le voir…


 

Ouf… Je croyais ĂŞtre une bizarrerie en Ă©tant un homme dans un corps de femme.


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