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C’était juste un amour de drogués….

Vers mes 13 ans j’ai lu LE livre qui m’a marqué celui dont je n’oublie aucun détails, celui que j’ai relu au moins 10fois, celui qui ma fait “connaitre” le milieu de la drogue, m’a donné envie d’en savoir plus sans forcément tombé dedans. Ce livre certaines, certains d’entre vous en ont soit entendu parler soit l’ont lu: Moi, Christianne F., 13ans, droguée, prostituée. Pour moi ce livre peut etre raccroché aux histoires de L’Herbe Bleue et de Mélissa.P: une autodestruction plus ou moins liée à la sexualité mais surtout au milieu social, aux parents qui ne voient rien. Imaginez Berlin dans les années 70, la vie est remplie de misère et d’héroine.Christianne à tenter la désintoxication à de nombreuses reprises mais à deux c’est impossible. ” Si tu veux y arriver laisse tomber Detlev, il est trop dedans” lui disent ses amis fixers. Mais jusqu’où peut on aller par amour?
2007, qu’est ce qui a changé? Les autorités ont mis des distributeurs de seringue, coton alcoolisé et petites cuillères. Renoncement parfait que ce soit des autorités ou des parents.

Ce livre m’a montré que l’amour ne finissait pas toujours bien même dans les livres. Ce livre m’a montré que faire comme les copains c’est pas forcément si cool. Ce livre m’a retourné de l’intérieur.

Voyez par vous-même:

Quand nous sommes couchés ce soir-là, les choses ne se passent pas comme d’habitude. Detlev ne me donne pas le baiser ” bonne nuit et ne me tourne pas le dos. Il se met à parler, à me dire des choses très douces. Je sens ses mains qui me caressent. Très tendrement. Je n’ai plus du tout peur. Je le caresse à mon tour. Nous échangeons des caresses. Tr-s longtemps. Sans parler. C’est merveilleux
Il se passe au moins une heure avant que Detlev ne rompe le silence. Il me demande: ” Tu veux bien faire l’amour samedi prochai
n?”
Je réponds” Okay”. J’ai toujours eu peur de cette question. Maintenant, je suis heureuse que Detlev me la p
ose.
Au bout d’un moment je dis ” Okay, mais à une condition: on n’aura rien pris, ni l’un ni l’autre. Pas question d’H. Si on est défoncés, je risque de ne pas trouver ça bien. Ou alors je le trouverai bien, mais seulement parce que je serai défoncée. Je veux être totalement lucide. Et je voudrais que tu le sois aussi pour que tu saches si tu m’aimes comme ça.” Detlev dit: ” Okay”, me souhaite “bonne nuit” avec un doux baiser et nous nous endormons, dos à dos et fesses contre fe
sses.

Le samedi suivant, nous tenons parole: nous ne prenons rien. L’appart est de nouveau sale et puant. Mais notre lit a des draps éblouissants de blancheur. Nous nous déshabillons. J’ai encore un peu peur. Nous sommes étendus l’un à côté de l’autre, sans mot dire. Je pense à ce que m’ont raconté des filles de ma classe, comment, la première fois, le garçon se jette sur vous, brutalement, vous enfonce son machin dans le corps et n’arrête que quand il a joui. Les filles m’ont raconté que ça fait horriblement mal, la première fois.
Je dis à Detlev que je ne veux pas que ça se passe comme le racontent les filles de ma classe.
Il me répond: ” Okay, ma petite”
Nous nous caressons, très longtemps. Il me pénètre un peu, c’est à peine si je m’en aperçois. Quand ça me fait mal Detlev le sent sans que je le lui di
se.
Je pense : « il a le droit de te faire un peu mal. Ça fait 6 mois qu’il att
end. »
Mais Detlev ne veut pas me faire mal. A un moment donné, ça y’est. On est ensemble pour de bon.Je l’aime, je suis folle d’amour pour lui. Mais je me sens raide comme une planche. Detlev est immobile, lui aussi. Il a surement compris ce que je suis incapable d’exprimer : je suis paralysée d’angoisse et de bonh
eur.
Detlev se retire et m’enlace. Ce que je ressens est extraordinaire. Je me demande comment je peux mériter un garçon pareil, un garçon qui ne pense qu’à moi et pas du tout à lui. Je pense à Charly qui, pendant une séance de cinéma, m’a mis tout bonnement sa main entre les jambes. Je suis heureuse d’avoir attendu Detlev, de n’appartenir qu’à lui. J’aime tant ce garçon que tout à coup je panique. J’ai peur de la mort. Je me répète tout le temps : « Je ne veux pas que Detlev meur
re . »
Je luis dis, pendant qu’il me caresse : « Detlev, on va arrêter de se piq
uer »
« Oui, répond-il. Je ne veux pas que tu deviennes une camée
»
Il m’embrasse. Lentement, nous nous retournons et nous nous endormons, dos à dos, fesses contre fesse
s.
Les mains de Detlev sur mon corps me réveillent. Il est encore très tôt, une lumière grise filtre à travers les rideaux. Nous nous caressons, et après nous faisons l’amour pour de bon. Ce que je ressens se passe dans ma tête , et pas encore en bas. Mais je sais déjà que c’est merveilleux de faire l’amour avec De
tlev.
Le lundi, je vais directement de l’école au métro Zoo [ lieu où les junkies font le tapin à Berlin]. Detlev est là. [...]J’ai drolement envie d’H, ça fait trois jours que je ne me suis pas piquée. Je demande à Detlev « Tu as un shoot pour moi
? »
« Non, et je ne t’en donnerai plus. Je ne veux pas. Je t’aime trop. Je ne veux pas que tu deviennes une junkie.»

2 Responses to “C’était juste un amour de drogués….”

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