Vous pensiez peut-ĂŞtre avoir eu votre dose de morbiditĂ© ce week-end ou espĂ©rez terminer votre quota de monstruositĂ© pour l’annĂ©e en rendant votre costume de Hulk après halloween, mais au regret de vous contredire, vous n’avez malheureusement pas fini de vivre l’angoisse car les vacances au ski arrivent maintenant Ă grand pas !
Allez savoir pourquoi vous partez au ski avec des talibans de la glisse ? Du sandwich au pâtĂ© Ă prĂ©parer au rĂ©veil, au bus Ă ne pas rater Ă 9h pour ĂŞtre à l’ouverture des pistes. Votre cauchemar commence dès le matin.
Une fois arrivĂ©e sur les pistes c’est toujours le mĂŞme refrain qui rĂ©sonne sous votre bonnet pĂ©ruvien : “Mettre les bâtons dans la mains droite”, glisser avec parcimonie vers la perche tendue, fixer la barre, fixer la barre, attraper la perche par la main gauche, s’asseoir sans s’asseoir, tenir bon jusqu’en haut, fixer l’horizon, ne pas dĂ©railler des traces créées malgrĂ© les bosses”… Hop c’est bon.
C’est pas fini.
Faisant fi de ne pas sentir votre menton qui commence Ă trembler en voyant la piste rouge qui se profile l’air de rien devant vous, vous avez dĂ©jĂ repĂ©rĂ© le resto d’altitude sur la gauche en cas d’urgence.
Mais vos ayatollahs de la descente du flambeau ne cessent de clamer leur enthousiasme et sont déjà loin devant.
Il faut se lancer ! Même si vous êtes trop en arrière sur vos skis, il faut la descendre cette piste ! Rattraper le retard avant de se retrouver seule au milieu de nulle part et passer pour le boulet.
Avec 5 minutes de retard vous atteignez enfin votre cible, qui fume une clope et vous annonce du haut de leur snowboards, “ah ben ça va tu te dĂ©brouilles pas si mal que ça en ski !”.
Une fois avoir fait 32 pistes en deux heures, on vous dira peut-ĂŞtre que vous faites des progrès mais vous serez au bord de la crise de nerf, ce qui n’arrangera pas votre fĂ©minitĂ© qui en a dĂ©jĂ pris un coup Ă cause de la combi rose saumon qu’on a bien voulu vous prĂŞter pour vous Ă©viter de skier en fuseau.
Et mĂŞme si la veille au pinguoin club, vous avez fait la rencontre du snowboarder avec qui vous avez bu une bière (alors que vous ĂŞtes bièrophobe), vos espoirs de vous mettre autre chose qu’une tartiflette sous la dent disparaĂ®tra quand il vous surprendra en train de descendre la piste bleu en chasse neige pour Ă©viter les plaques de verglas.
A la fin de cette journĂ©e endiablĂ©e, vous aurez alors la fĂ©minitĂ© ruinĂ©e, l’Ă©go achevĂ© et une fracture au poignet pour avoir tentĂ© le snow mais votre cauchemar ne fait que commencer car il vous reste encore 7 jours Ă tirer !
posté le 03/11/2008 | 1186 vues | 11 commentaires | tags: horreur ski angoisse
Allez bonne chance alors !
Moi ça m’a toujours Ă©tĂ© imposĂ©e la semaine de ski Ă©tant petite, avec l’Ă©cole de ski et l’inĂ©vitable flocon ou Ă©toile Ă passer en fin de sĂ©jour…
urk
Depuis, je dĂ©teste ça et j’ai les chtons ! :)
Ha ben super merci, moi qu’on vient justement d’inviter Ă aller une semaine au ski pour la toute première fois de ma vie… J’ai peuuuuuur !
Ha bĂ© faut pas @Nadj ! quand c’est pas imposĂ©, c’est plutĂ´t cool non ? l’approche n’est dĂ©cidĂ©ment pas la mĂŞme.
Hauts les coeurs !
En plus, les paysages sont magnifiques !
Je prefere les raquettes, tranquillou, dans des endroits ou il n’y a pas foule…. Je prend un coup de vieux quand je dis ca….
Après 10 ans de ski, d’apprentissage douloureux Ă l’Ă©cole de ski ou avec Papa, j’ai dĂ©couvert les joies du ski entre potes.
Et deuxième dĂ©couverte encore plus joyeuses : j’adooooore le snowboard !! (et pourtant j’en ai chier pour apprendre !)
Et pourtant, je ne suis ni sportive, ni téméraire.
Je pars Ă NoĂ«l avec mes neveux, et ma famille, j’ai mĂ©ga hâte !
OMG le ski , cette terreur d’etre poussee sur ce tire-fesse qui te lache brutalement devant un MUR de glace et de bosses LOL. C est la que je trouve qu ‘il y a un vrai clivage Paris/Province : j ai remarque qu’une grande majorite de parisiens sont assez balezes en ski, tandis que le resutat est plus mitige chez les Provinciaux. Dans mon cas, je suis une vraie bite et je l’assume, vautree dans une chaise longue avec une clope et un chocolat chaud :-)
perso j’adore le ski, mais je comprends qu’on puisse ne pas aimer :) tout dĂ©pend de la manière dont on a appris aussi (forcĂ© ou dans le plaisir)
comme Catmimine mon niveau a fait un bond quand j’ai pu aller skier avec les potes plutĂ´t qu’avec les parents (plus terrorisĂ©s que moi, super stressants)
par contre Jeliza, je suis pas d’accord avec toi sur Paris/Province…que fais-tu des Savoyards, PyrĂ©nĂ©ens et autres? mon explication Ă ton impression est peut-ĂŞtre que vu le prix des sports d’hiver, beaucoup de bons skieurs non-montagnards sont majoritairement assez friquĂ©s et CSP,
pardon…CSP + donc, et ben y’en a un peu plus Ă Paris qu’ailleurs. moi j’ai surtout vu, hors rĂ©gions montagneuses, la diffĂ©rence de niveau corrĂ©lĂ©e Ă la catĂ©gorie socio-pro des parents.
@ DeeCurl : ouais ca doit etre clairement ca. C est plus social que geographique (bien sur que les meilleurs skieurs sont des montagnards en general !), et donc ca contribue a m’enerver :-)
Concernant la diffĂ©rence de niveau: je suis haut-savoyarde et j’ai remarquĂ© que beaucoup de personnes n’Ă©tant pas originaires de la rĂ©gion skient mieux que moi (ils ont pas vraiment de mal en plus). Parce que les gens quand ils viennent pour les vacances, prennent souvent des cours avec de vrais profs professionnels, alors que moi j’ai appris avec mon père, mes oncles…qui n’ont pas forcĂ©ment la pĂ©dagogie ou la technique adĂ©quate!
Mais c’est clair qu’Ă part ça, le niveau social joue Ă©normĂ©ment.
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