Sona, la testostérone, le soleil, le sable, la crasse, les auréoles, les pattes de poulet et Bellick en slip : la troisième saison de Prison Break était « boooring » comme dirait Homer Simpson. Tout nous poussait à abandonner Michael Scofield et ses t-shirts à manches longues énervants quand il fait 45°C (c’est bon quoi, on a cramé que t’étais pas tatoué en vrai). Les courageux qui comme moi ont insisté et se sont gavés la saison jusqu’à la fin ont été récompensés par les chouettes derniers épisodes, qui justement étaient de bon augure concernant la saison 4.
Aujourd’hui je croise de plus en plus de personnes qui ont tiré un trait sur Prison Break après cette saison décevante, lâchement, ingratement, sans même un peu de considération pour cette série culte. Moi-même j’ai tardé à regarder les premiers épisodes de la saison 4 disponibles depuis début septembre mais, ça y est, je l’ai retrouvée ma série. Comme au premier jour, je sursaute, je crie, je tombe de mon lit, je hais ce suspens insoutenable et je me laisse prendre à cet invraisemblable destin de nos héros.
Oui ça tient toujours pas debout niveau réalisme, oui Michael porte toujours son manches longues gris moche, oui en plus il a pris du gras, il a la fesse lourde et un bourrelet sur la nuque, mais merde, il fait toujours illusion dans les courses poursuites (les autres acteurs doivent courir moins vite surement ah ah), bref cette série est encore bonne. Souvenez-vous, la saison 3 de Lost était nulle aussi, mais si vous l’aviez lâchée, vous auriez raté la génialissime saison 4. Alors à toutes celles et ceux qui ne voulaient plus regarder Prison Break, voilà 5 raisons pour lesquelles vous devez lui donner une seconde chance (garantie sans spoiler sauf la raison n°5 - mais je préviens avant, paniquez pas).
1. Le scénario retombe sur ses pattes
Le problème de Prison Break est dans son titre : une fois que l’évasion de prison est faite, quel intérêt ? La saison 2 tenait bien le coup, mais les scénaristes, probablement crevés, on choisit la facilité pour la saison suivante en remettant notre héros dans une prison (Sona) - pas vraiment une prison quand même puisque gérée par des vilains- de laquelle il devait bien sûr s’évader. Durant la grève hollywoodienne les scénaristes ont du avoir le temps de se reposer et de réfléchir à plein de chouettes idées pour redonner un nouveau souffle au scénario : ils ont réussi ! Le sujet central n’est plus l’évasion mais devient le démantèlement d’une très vilaine compagnie (The Company) sans foi ni loi qui semble contrôler le monde sans que personne ne le sache.
2. La théorie du complot ça marche toujours
Autant dans la vraie vie je suis pas cliente de la théorie du complot, autant en terme de divertissement j’adore. Le destin du monde entre une petite poignée de gens altruistes mais qui ont soif de vengeance j’accroche.
3. Un méchant vraiment très méchant
Vous adorerez le détester, promis. L’exécutant des méchants est sans scrupules mais a une tête de gentil, ce qui fait que du coup, comme c’est un méchant, ça le rend encore plus ignoble. A côté de lui T-Bag est presque un enfant de chœur (oui enfin presque hein).
4. Une touche de Geek
En prison Michael Scofield était un peu le MacGyver du 21eme siècle sans le presque mullet et les mèches blondes, réussissant à installer un Eurostar sous la prison Fox River avec une touillette à café et un mister freeze. Là son maxi cerveau surpuissant est dehors, et il peut s’aider de la nouvelle technologie (et d’un nouveau personnage geek) parce que les geeks, c’est trendy. Vous ne verrez plus jamais une barre de téléchargement comme avant (et vous arrêterez de respirer même en téléchargeant les mises à jour Windows).
***ATTENTION VILAIN SPOILER CI-DESSOUS PASSE A LA CONCLUSION SI TU VEUX PAS SAVOIR***
5. Un peu de féminin dans ce monde de brutes
Et oui Michael va se remettre de son petit cœur tout brisé et va se réconcilier avec la gent féminine en…retrouvant Sara. Qui donc n’est pas morte comme il nous l’avait fait croire. J’ai mis un « attention spoiler » pour les puristes, parce que bon la presse et les blogs moins précautionneux ont révélé son retour dans la saison 4. J’aurais du parier mes économies, parce qu’effectivement je n’ai pas cru une seconde à cette mort qui ne correspondait en rien aux codes habituels des morts des personnages principaux des séries. C’était limite anodin dans la saison 3 (ah tiens au fait Michael, ta meuf est décédée de mort violente, j’ai oublié de te le dire la semaine dernière) et surtout le comportement de l’actrice Sarah Wayne Callies (enceinte lors de la saison 3, comme par hasard ) à peine émue de se faire éjecter sans préavis était juste trop louche…
Bon sinon l’image de la femme véhiculée par cette série est toujours catastrophique et limite réactionnaire (filles = pouffes à nichons bonnes qu’à faire diversion pendant que les hommes s’occupent des trucs importants et qui arrivent quand même à faire des conneries, tandis que filles qui gèrent le business et sont violentes comme des garçons = pas vraiment des filles).
Conclusion (c’est bon là il n’y a plus de spoiler)
Je crois donc encore à Prison Break. Bien sûr il y a beaucoup de monstrueuses incohérences de scénario et ce qu’ils arrivent à faire c’est complètement nawak - mais bon, si cette série était réaliste ça se saurait. Au final tout ce que je lui demande c’est de me faire stresser à chaque épisode et de me donner envie de suite d’enchaîner le prochain. Les six premiers épisodes ont rempli ces critères, alors même si vous avez lâché la série lors de la saison dernière, redonnez une chance à Michael Scofield ! (vous pouvez sans problème reprendre le fil à la saison 4, le previously du premier épisode est largement suffisant).
posté le 23/10/2008 | 807 vues | 1 commentaire | tags: prison break série tv télé
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J’avoue que j’avais un peu laisser tomber quand ils se retrouvent Ă Sona (je crois que c’est dans la saison 3 ou peut-ĂŞtre la fin de la 2), l’idĂ©e de redondance m’a un peu refroidi mais ton article me donne envie de m’y remettre.
Je viens de bloquer l’intĂ©grale de Lost, j’ai donc du temps libre ;)