J‘en avais envie depuis quatre ans. Et puis, depuis mercredi, j’ai réussi! J’ai enfin recommencé à fumer. Je n’ai pas dit que ça avait été facile. Mais j’ai réussi. Malgré le socialement correct, les messages alarmistes et l’allègement de mon porte monnaie, j’ai suivi ma petite voix intérieure, et repris le chemin du tabac. Quel bonheur!
Au début, j’étais émue, timide même, devant tous ces paquets colorés. Et puis je me suis lancée : j’ai commandé des menthols. Oui, je sais, c’est hypocrite, les menthols. Mais c’était ma première cigarette, à quinze ans, alors…
Toute la journée j’ai tâté mon paquet mou. Il crissait. Rien que de le sentir, j’étais heureuse comme une femme amoureuse qui attend son prochain rendez-vous.
Le soir venu, quand tout le monde dormait à la maison, je me suis glissée au fond du jardin, sans bruit. J’ai tiré sur la languette de plastique transparent, enlevé l’alu et sorti une sèche. Je l’ai glissée sous mon nez, c’était déjà chaud. Et puis je l’ai pincée des lèvres, et j’ai approché la flamme.
J’ai aspiré un grand coup, et tout m’est revenu, d’un coup : mes quinze ans, ma copine de forfait, le lycée, les garçons, premières nuits, premières clopes des premiers matins, premières gueules de bois, les exams, les insomnies, les résultats…Toute une vie avec la clope au bec. Pas encore de mari ni d’enfant. Pas encore peur des rides, de la maladie, de l’âge, du temps!
Je fume et j’ai toujours quinze ans.
Depuis je continue à ce rythme d’ une cigarette par jour. Toujours seule, toujours en cachette.  C’est mon secret, mon vice, ma bouffée d’égoïsme.
Mon air pur, en somme !
posté le 26/09/2008 | 1222 vues | 11 commentaires | tags: plaisir clope psy bien être | une personne a aimé
Arf moi qui arrive toujours à faire la morale aux fumeurs ( oui le femme reloue qui sermone et qu’on fini par ne plus écouter^^); mais là je trouve rien à dire minceuhhh , c’est le coup des souvenirs et de le faire en cachette comme quand t’avais 15 ans ça m’a attendrit!!:).
( mais bon je le dis quand même fumer c’est mal^^, voilà je m’en vais d’un pas de danse classique).
bon je ne dirais que 2 p’tites choses.
j’aime bien la maniere dont tu ecris et nous racontes tes histoires.
pour le fond, bref je me suis deja exprime sur un de mes textes je crois “g spot des mecs”. on s’est mis a delirer un dimanche et je crois qu’on a fini la dessus.
Je trouve ca simplement dommage car tu avais fais un super cadeau a ton corps en arretant et la c’est reparti, mais bon c’est toi qui voit
très joli article, Crapotte (donc, tu crapotes, tu ne fumes pas vraiment, en fait, hein?… ;) )!
ne te laisse pas abattre par les voix de la raison (Frenchi, la petite leçon moralisatrice est bien sympathique, mais cet article parle de tout autre chose… non?), et profite de ta clope quotidienne!
en tant que toute petite fumeuse, je te comprends et te soutiens à fond. ok, c’est pas bien de dire ce genre de chose dans un monde bien propre et bien pensant, mais tant pis.
j’ai essayé d’arrêter, ça a été l’horreur. je vis avec un fumeur, ça a été l’enfer, même… alors, j’ai pensé à ma vie et je me suis dit que finalement, je vivais de façon déjà bien “rangée”, et que ça allait aller. alors j’ai appris à ne garder que celles dont j’ai vraiment envie, chassé le réflexe de la clope qui occupe les mains. résultat : deux clopes par jour, maximum. souvent, une seule suffit, comme petit plaisir. bien sûr, le plus difficile c’est de contrôler ce rythme… ne pas l’associer au café, ou à l’alcool (ah, le piège de la clope d’apéro), ou au repas (pour moi, c’est trop tard, j’ai justement gardé celle du dîner comme référent)… je me suis dit que j’allais continuer à fumer, un tout petit peu, parce que j’en avais assez de m’infliger des tortures mentales (idem pour les régimes alimentaires, jamais, jamais, jamais…). cela fait plusieurs années que je suis passée de 10 à 2, et tout va bien.
donc, voilà , tout ça pour dire, chère Crapotte, que ce besoin d’une pause solitaire, petite madeleine de Proust mentholée, c’est fondamental.
alors, profite, et écris nous vite un nouvel article :-))
Comme je te comprend ! J’avoue qu’il m’arrive parfois d’en refumer une, pour le plaisir ^^
je trouve que cet article est un sommet de politiquement incorrect et je te félicite d’avoir résisté à la société !
bravo ma soeur rebelle !
Oh lalala vilaine elle a recommencé à fumer, au pilori direct !
saroune, tu la tiens, je l’attache ! (non rien de sexuel la dedans vous excitez pas…)
on devrait faire un club, un groupe Facebook, une association militante, genre l’AFO : Amicale des Fumeurs/ses Occasionnel(le)s.
J’ai arrêté depuis 5 mois….. et l’envie ne me lache pas.
Le tabac, c’est tabou, on en viendra… etc !
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Belles et Rebelles Retrouvez le dernier édito de Laurie pour sa semaine de rédac' chef, une spéciale rébellion !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
J’en grille une aussi, de temps en temps, pour me souvenir d’un tas de chose, bien sur que je n’ai pas besoin de ca pour me rappeler mon passe, mais ca a un petit quelque chose de particulier, l’interdit, la melancolie, la nostalgie du coin fumeur au lycee…