L’inde. On a beau adorer, ça reste quand même un pays coince du cul. J’en veut pour preuve mon extrême agacement a la vue d’un épisode de Sex and The City incompréhensible car coupé a tous les moments ou on voit un peu trop de chair (je vous laisse imaginer combien de fois les séquences de samantha jones peuvent être censurés, Merdeeeeeee).
Les indiens possèdent depuis la nuit des temps une ligne de conduite extrêmement rigide, ou les femmes reste dans la famille jusqu’aux alentours de 20 ans (dans les familles aises, chez les plus pauvres j’en parle même pas tellement ça fout les jetons de voir a quel age on peut marier une gamine), puis la famille (le père) choisit un mari pour sa gosse (qui généralement emploie ses 20 premières années a se gaver le plus possible) puis elle va habiter dans la famille de son mari, et devient la belle-fille de la famille, sous la coupe de sa belle-mère, qui peut la pousser au suicide si elle ne l’aime pas, dans l’indifférence générale. A partir de ce moment le seul et unique espoir de joie pour la donzelle, c’est de pondre un garçon. On comprend mieux le taux de natalité qui a déjà exploser le plafond depuis un bon moment.
 Ici c’est simple les parents on tout pouvoir : ils gardent leurs enfants sous leur coupe le plus longtemps possible, décident de leurs études, de leurs amis, ne les laisse jamais sortir, et garde toujours en main le contrôle totale du pauvre gamin. Sérieusement, j’ai une amie qui à la vingtaine, ses parents ne l’ont jamais (vraiment jamais) autorisée a sortir de chez elle après 6h du soir, elle n’a jamais dînée ailleurs que dans sa maison, et lorsque qu’elle sort dans la journée (si on l’y autorise), elle est limite tracée a la puce électronique. Elle n’est pas la seule dans ce cas là , les filles étant surveillées comme un président américain. Mais le truc qui les caractérise le plus c’est que bien que ses jeunes soit exaspérés de ne rien pouvoir faire alors que l’age adulte a déjà frappe a leur porte, c’est qu’il ne foutent rien pour arranger les choses : ici il n’y a pas de crise d’adolescence où l’on se révolte. Se révolter contre ses parents ? en Inde ? impossible, la pression de la communauté et des traditions est trop forte. Se sont les parents qui choisissent et c’est tout.
Heureusement, (encore la mondialisation), les grandes entreprises, les shows télévisés et les magazines ont débarques, et avec eux un souffle de liberté pour ceux qui en ont les moyens. Il y a donc ceux qui restent au pays, et vivent sous la coupe parentale (la grande majorité) et ceux qui, grâce a l’argent de papa-maman, partent a l’étranger, y étudient, découvrent la vie moderne, s’y immerge a en boire la tasse, et reviennent avec ça dans leur bagage. C’est alors qu’on voit s’ouvrir des bars branches, des night clubs, des boutiques de lingerie (merci mon dieu !) et des centaines de riches indiens s’engouffrer dedans avec la ferme intention de faire partie du nouveau monde, enfin de Leur nouveau monde, LouisVuittonné et parfumé au Chanel.
Mais même dans la frange de population vivant a la moderne, il y a tout et n’importe quoi , autant de choix possible qu’il y a d’options dans un rumixcube. Un petit tour d’horizons de mes connaissances/collègues/amis pour vous faire comprendre :
Choix No 1 : Un ami, très mignon, et qui se retourne derrière chaque jolie fille qu’il croise, m’a annonce qu’il n’a jamais eu de petite amie, et n’y compte pas, dans quelques années sa mère va lui choisir une fiancée, il l’épouseras et passeras sa vie avec.
Choix No 2 : une belle demoiselle qui « flirte » (amis quoi) depuis 10 ans avec un garçon, et qui décident, pousses par la famille, de se marier. Bon, déjà ….et la on apprend que durant ses 10 longues années, absolument rien ne s’est passé. Rien de r-i-e-n.
Choix No 3 : une jeune femme active, jeune, et déjà marriée, ne connaît pas ou si peu son mari, travaillant a l’autre bout du monde, fruit d’un mariage arrangé.
Choix No 3 : une autre jeune femme, brillante, s’apprête a quitter son job, sa ville, ses amis, un homme n° 1 qu’elle aime en vrai, pour aller épouser un autre, choisis par sa famille. La famille est très contente de son choix (et ne voulait pas de l’homme n° 1), et la demoiselle s’est faite a l’idée (pendant que le n° 1 dépité a décider d’aller l’oublier dans un autre pays).
Choix n° 4 : un flirt d’un soir qui m’annonce que sa mère va lui choisir sa femme, dans sa communauté, qu’il a décidé qu’il lui serait fidèle, qu’il l’aimeras car c’est le choix de sa mère, et qu’en attendant il prend du bon temps.
Ici la notion de boyfriend/girlfriend est tellement nouvelle qu’elle n’a toujours pas la même signification que pour nous : ici elle est devenue la première étape avant les fiançailles. Une girlfriend, ça devient une fiancée, on n’en change pas comme ça, et de toute façons, les parents restent toujours derrière et approuvent les copains. De toute façons, on ne sort que entre personnes issus de même classe sociale, ici on ne se mélange pas.
Donc pour rĂ©sumer, il y a les pauvres ou modestes, coinces, ils y a les jeunes issus de la nouvelle classe moyenne, qui «choisissent » celle qu’ils vont devoir Ă©pouser, et les riches qui eux sont soit très liberĂ©s (avec eux ça tient parfois carrĂ©ment du film porno) mais qui restent TRES rare, et l’autre partie, qui flirte, sort avec la mĂŞme personne, se fiance avec puis l’épouse, car ici tout le monde se marrie. Si une fille sort depuis quelque temps avec ce garçon, elle peut dĂ©jĂ commencer a l’appeler “Hubbie” (diminutif de husband).
Ce qu’il y a de bien, c’est qu’en tant que blanche, on a accès sans souci au hautes couches sociales et profiter un peu de chaque Choix, sans s’empêtrer, car les indiens n’épousent que des indiennes, c’est dans la tradition, riche ou pas : ben oui il y a qu’elles pour rester vierges jusqu’au mariage (c’est sur que ça, je le leur laisse).
 Â
posté le 17/09/2008 | 1929 vues | 3 commentaires
Ce qui est assez rigolo a observer c’est ici aux etats-unis chez les communautes indiennes le clash enorme entre ces educations tres tres traditionelles et leur vie de tous les jours “americaine”.Comme souvent les indiens qui vivent aux US sont des gens de la couche sociale la plus haute, ca donnne des petites brats completement pourries gatees, qui roulent en Merecedes et se tapent tout ce qui passent. En meme temps, elles ne sortent que dans leurs communautes et sont d’une incroyable hypocrisie quand a leur sexualite, devant la famille. J’ai pas mal d’amis indiens, et si je dois dire qu’ils ont un cote “hemisphere nord”,ce qui les rend plutot proches de nous, on sent vraiment la pression des traditions (surtout chez les Indiens Musulmans evidemment, ou les pressions sont les plus fortes).
La relation homme/femme que tu decris est proche de la realite, et je trouve ca bien que tu en parles ici, mais j’ai juste une petite remarque: je trouve le ton de l’article quelque peu condescendant. Je pense qu’il y a aussi du bon dans la culture indienne et c’est sur que poussĂ©es a l’extreme, les traditions deviennent “graves”. Mais on sent encore trop l’occidentale qui emet un jugement et qui sous-entend que c’est mieux en Europe.
un peu plus de tolerance donc…
(mais bon mon avis n’engage que moi)
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une fois de plus bravo, tres beau tableau on en redemande!