Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit un bon “j’aime pas”.
Aujourd’hui… j’aime pas quand tu geins. Parce qu’il faut que je te le dise, Monique, ça me gonfle quand tu gémis. Il faut maintenant que les choses soient claires entre nous, Annette, tes jérémiades me gonflent. Non, Arthur, c’est pas parce que je suis aigrie ou règlée. Et oui, Ahmed, j’ai bien choisi mon métier et il ne consiste pas à écouter les pleurnicheries d’adultes qui n’en ont que le nom.
Pourquoi?
Voilà pourquoi :
Parce que tout le monde bouffe son lot de merde en une vie.
Parce qu’il n’y a pas de situation toute bonne ou toute mauvaise.
Parce que gémir n’a jamais fait avancer personne, même si ça peut être une phase de (re)construction.
Parce que j’ai eu un père absent
Parce que ma mère était dépressive et qu’elle est probablement toxique.
Parce que j’ai toujours été seule tout en étant très accompagnée.
Parce que je sais ce que c’est que de se dégouter.
Parce que je sais ce qu’est le manque d’espoir.
Parce j’ai fait une dépression entre 22 et 24 ans.
Parce que j’ai avorté à 25.
Parce que moi aussi, je suis née dans la merde financière, sociale et psychique.
Parce que je suis pas plus maline que toi.
Parce que je ne suis pas plus travailleuse que toi.
Parce que la chance, c’est pas tant le hasard que ce qu’on fait des opportunités.
Parce que je pèse 84 kilos et que je porte de grosses lunettes.
Parce que, contrairement à ce que le nom laisse penser, assister n’est pas “faire à ta place”.
Parce que je n’ai pas signé de clause stipulant que je devais approuver tout ce que tu fais en te rencontrant.
Pour toutes ces raisons là , Jérôme, Albert, Claire, Corine, Camille et Audrey, arrêter de gémir!
posté le 15/09/2008 | 659 vues | 9 commentaires
Ecoute, xena au moins tu n’ennuies que tes plantes et tu les gênes pas trop !
Sinon, Miss Lili, même si ça peut m’arriver, je le reconnais, les geignards de tout poil, ça m’agace. Parce que comme tu dis, tout le monde a son lot de merde dans la vie, donc, tout le monde peut gémir.
sauf que mon banzai que j’avais appelé “tchang” a rendu l’ame très vite …
Les bonsaïs meurent quand on les regarde de travers…
Je voudrais tout de même revenir sur la phrase “ma mère était dépressive et est probablement toxique.”
Chaque fois que j’ai cotoyé des gens dépressifs, j’ai failli couler aussi. Je pense qu’il faut vraiment être très bien dans ta tête pour être proches des dépressifs sans le devenir aussi. Je ne dois pas être assez équilibrée pour ça…
Il faut être très bien dans sa tête, en effet. Je ne l’étais pas et j’ai coulé. Mais moi, je suis remontée. I’m a survivor! :)
Moi, je ne suis pas encore assez bien dans ma tête. Alors, je fuis les dépressifs. Ce qui n’est pas très courageux mais je ne leur serai pas très utile.
Alors il n’y a aucun regret à avoir… Rester, couler et que ca ne serve à rien, ca n’a aucun intéret :)
c’est bien ce que je me dis. Je peux pas ! Je suis désolée, je ne peux pas ! Je peux aider des gens qui ont des problèmes concrets mais ceux qui vont mal juste…parce qu’ils vont mal, je ne peux pas. Parce que ça m’est arrivé et que je sais que pleurer en choeur ne sert à rien.
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Belles et Rebelles Retrouvez le dernier édito de Laurie pour sa semaine de rédac' chef, une spéciale rébellion !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
ouais mais ça fais tellement de bien de gémir; maintenant moi je gémis toute seule ou devant les plantes du salon …