Sur le sujet, la tendance “Pro-Ana”, j’ai googlĂ© un maximum de pages en anglais contre 2 ou 3 sujets de forums et blogs français. Le point intĂ©ressant c’est que, pour la plupart des pages, le filtre du rĂ©seau de mon bureau, Websense, m’a refusĂ© l’accès pour motif de “adult content” et surtout “violence’”… Ce dernier point en dit long. Mais revenons un peu sur les tenants et aboutissants d’une fashion qui fait peur. Le “Pro-Ana” qu’est-ce que c’est ?

Il semblerait, d’après ce que j’ai pu lire, qu’il est difficile d’établir une définition du phénomène tant il est récent et lié directement à notre société du XXIe siècle, société basée sur l’image et les célébrités. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de définition. Pas de phrase tirée du Petit Robert illustré, il m’a fallu lire des pages entières (et un bout de la thèse ultra-intéressante d’une jeune américaine) pour arriver à en tirer une phrase concise.
Phrase que voici : Le mouvement Pro-Ana ou “pro-anorexie” se caractĂ©rise par une maladie connue, l’anorexie, Ă la diffĂ©rence que cette anorexie n’est plus vĂ©cue comme une maladie mais comme un mode de vie.
Des personnes malades choisissent de refuser de se soigner, de s’affamer et surtout, elles ne le cachent plus, ou presque. Il peut également s’agir de personnes refusant tout traitement parce qu’elles pensent leur situation perdue, leur cause désespérée.
C’est quoi le but ?
Comme toute torture physique infligée à son propre corps, tout part du psychologique. L’anorexie est reconnue comme une maladie, au même titre que la boulimie, et on rattache souvent ses causes à la mère, très souvent de manière complètement scandaleuse ! Comme j’ai pu le lire et le comprendre, on affame son corps, parce qu’on refuse qu’il prenne forme (un corps de femme, par exemple), on refuse qu’il existe et par la même occasion, on refuse sa propre existence. Dans le mouvement pro-ana, le vice va plus loin.
En effet, c’est par cette non-nutrition que le sujet existe. C’est par le dĂ©fi qu’il inflige Ă son corps que le sujet trouve satisfaction. Et ça fait peur. Quand on lit, sur un forum, la rĂ©ponse d’une jeune fille Ă la question : “C’est quoi ton but? mourir Ă 25 kg ?”, c’est effrayant : “mon but c’est mourir en prenant mon temps au cas oĂą je change d’avis un jour.” Cette rĂ©ponse est Ă©difiante. La jeune fille est consciente du mal qu’elle inflige Ă son organisme, consciente qu’elle peut mourir, mais c’est finalement ça qu’elle recherche.
Mais comment ça marche au fait ?
Adhérer au mouvement pro-ana peut partir d’un simple régime à une anorexie déjà détectée. Comme j’ai pu lire sur un skyblog, une jeune fille qui veut perdre trois kilos ( !) s’inflige un régime draconien et va piocher des idées de recettes, de coupe-faim, sur le Net, sur des sites pro-ana, par exemple. Et tout peut vite basculer. A base de photos de Gisèle Bünchen et autre mannequin qu’elle idolâtre littéralement, cette jeune fille tombe dans l’excès et ne souhaite plus s’arrêter.
Beaucoup de jeunes filles anorexiques peuvent elles aussi basculer dans cette tendance, en cherchant, tout simplement, une oreille, du réconfort sur le Net.
Sur les quelques sites “pro-ana” encore ouverts, on y trouve toute sorte de conseils : boire deux verres d’eau chaude pour couper la faim, la liste des aliments faciles Ă vomir, ceux qui sont peu caloriques (comme le fameux cĂ©leri qui brĂ»le plus de calories Ă l’ingestion qu’il n’en apporte), les arguments pour tenir tĂŞte aux parents et rĂ©sister Ă la nourriture…
C’est assez effrayant. Un vraie communauté s’est formée, on s’échange e-mails, adresses, numéros de téléphones, on se propose de se rencontrer. Comme j’ai pu le constater aussi sur les sites américains, la poésie est souvent utilisée pour faire passer des messages, mettre des mots sur des notions (comme la faim, le manque, l’amour), faisant passer la pilule plus facilement peut-être, et surtout affichant clairement ce mouvement comme une fashion, une tendance s’apparentant à un mode de vie dont on n’a plus honte, contrairement à l’anorexie qui se cache et se ment.
Où est-ce qu’on peut se renseigner ?
Comme je le disais en introduction, si on n’est pas anglophone, ce sera dur. Enormément de sites français sont créés puis aussitôt supprimés pour le caractère d’incitation à l’automutilation qu’ils représentent. Les pro-ana ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi on vient leurs chercher des noises, pourquoi on ne les laisse pas faire leur grève de la faim tranquilles. Ce qu’elles ne comprennent pas c’est qu’on ne peut pas accepter de vivre dans ces conditions, de mourir à petit feu en faisant souffrir son entourage.
C’est d’ailleurs ce que tentent, vainement, de leur faire comprendre les personnes réagissant sur leurs sujets dans les forums spécialisés. Si les sites français sont donc quasiment inexistants, les américains en revanche, eux, sont bien présents, nombreux et surtout incroyablement bien faits. En effet, le design est attractif, joli, on a souvent du mal à croire que ces sites traitent d’un tel sujet, c’est une réelle banalisation de l’acte de vomir ou s’affamer.
C’est le point dangereux de ceux-ci d’ailleurs. On adhère facilement Ă l’idĂ©e que ça peut ĂŞtre fashion de ne pas manger, que c’est “normal”. Des conseils, des astuces, des “recettes” et menus en tout genres sont proposĂ©s ainsi que des photos.
Mais que faire alors ?
Sensibiliser les jeunes filles, les aider à se sentir plus en phase avec leur corps relève de l’utopie. Il faudrait cesser de penser que l’obèse est un être abject et inutile alors que l’anorexique est posé en victime, comme impuissant. Adopter cet état d’esprit, considérer les deux états comme des maladies (et pas seulement l’anorexie) serait un grand pas.
Je pense que fermer ces sites n’est pas non plus la bonne solution, on sait tous mieux que personne qu’un interdit est là pour être bravé. Plus on diabolisera cette pratique, plus les jeunes filles prendront du plaisir à en être actrices. En revanche, faire suivre de près ces sites par des professionnels pour permettre d’établir un plan d’action et d’aide plus approprié, pour tenter de mieux comprendre ce phénomène avant de le dénoncer, cela pourrait être une autre solution.
Je pense aussi qu’il est important, même si c’est quand même difficile de dire que c’est de leur faute, qu’on fasse comprendre aux célébrités, à ces personnes à qui trop de gens souhaitent s’identifier, qu’elles ont un rôle à tenir. J’ai toujours trouvé ça débile de dire que Britney devrait arrêter de fumer parce que ça pourrait encourager ses fans à fumer aussi, mais en ce qui concerne la minceur, je pense qu’on devrait arrêter de véhiculer l’image de la réussite par le physique, à tout prix. Même si cette image est vraie, même si c’est la réalité. Beaucoup trop de jeunes filles ne savent pas que les couvertures de magazines, que la moindre photo sur papier glacée est retouchée.
Beaucoup trop de jeunes filles ne savent pas que les top models ne mangent pas Ă leur faim et se droguent souvent pour rester en forme…
Qu’on arrĂŞte de dire “curves are back” en montrant des squelettes sillonnĂ©s. Qu’on arrĂŞte de taxer Mariah Carey et Britney (depuis ses grossesses) de “grosses” voire “obèses”(oui, oui je l’ai lu !). C’est un long travail de changement de mentalitĂ©, qui se fera sĂ»rement avec le temps. Avant, les rondeurs Ă©taient bien Ă la mode, il y a deux siècles… Moi, pendant ce temps-lĂ , en mangeant ma salade mâche-tomates, je me dis que mes kilos en trop ne sont peut-ĂŞtre pas de trop.
posté le 05/09/2008 | 4379 vues | 99 commentaires | tags: anorexie médias Formes Quotidien Silhouette
Non, c’est vraiment ça le cĂ´tĂ© ‘glauque’ de la tendance ‘pro-ana’, c’est cet aspect ‘choix’ de la maladie par rapport aux jeunes filles (et jeunes hommes) anorexiques sur qui ce flĂ©au tombe.
Par contre, je suis pour la fermeture immĂ©diate de ces sites quand ils sont trouvĂ©s : personne ne doit pouvoir tomber sur leur astuces pour tromper la vigilance des parents ou autres du mĂŞme acabit…Ces jeunes filles doivent consulter individuellement un psychologue, je crois. En arriver Ă ce point, c’est effrayant.
je crois avoir entendu que ce mouvement, contrairement Ă l’anorexie “primaire”, touche Ă©normĂ©ment d’hommes.
Perso, je distingue les pro-ana des anorexiques parce que le mouvement pro-ana me fait plus penser Ă de la bĂŞtise + de l’inconscience qu’Ă une maladie, mĂŞme s’il se cache de toute Ă©vidence une souffrance derrière les deux. Une anorexique ne souhaite sa maladie Ă personne, ne va pas vanter la maigreur Ă ses amis ouvertement avec tel ou tel laxatif et aduler Kate Moss et cie, elle a un problème profond avec son corps, la notion de contrĂ´le et ne se voit pas comme elle est rĂ©ellement (ça s’appelle la dysmorphophobie). Et ces pro-ana… ça a l’air diffĂ©rent puisque c’est une mode et un choix, je trouve ça triste qu’on les compare aux anorexiques qui sont vraiment malades et mettent des annĂ©es Ă sortir de ça. C’est vraiment incomprĂ©hensible, dans tous les cas…
Comme toi, petiteso, je suis allĂ©e sur un de ces sĂ®tes et j’ai pu en dĂ©gotter un en français. C’est navrant. De bĂŞtise, d’inconscience mais aussi de dĂ©sespoir. Franchement, est-ce le signe d’un monde en bonne santĂ©, un monde qui engendre de tels phĂ©nomènes ? Se dirait-on “pro cancer” ? Car comme le signale Allinal, l’anorexie est une vraie maladie dont Ă mon avis, on dĂ©couvrira un jour qu’elle est due Ă un gĂŞne defficient comme l’autisme et que les mères (toujours coupables, Ă©videmment !) n’y sont pour rien. Car pour l’autisme aussi, on disait que ça venait des mères. Et il n’y a pas si longtemps, on croyait que les ulcères venaient d’une mauvaise alimentation ! mais je m’Ă©gare….
Maintenant, je suis d’accord pour dire “faut pas charier, les mannequins ne sont pas non plus responsables de tout.” Certes. Elles en sont mĂŞme souvent les premières victimes. Rappelez vous l’article de Jelila roze citant Anna Wintour (eh oui, le diable !”) “il faut que tu aies l’air anorexique…”
Et un magazine qualifiait le corps de Keira Knigtley “d’idĂ©al !” Imaginez Ă quel anathème s’exposerait un magazine qui qualifierait le corps de Beth Ditto “d’idĂ©al.” On l’accuserait de promouvoir l’obĂ©sitĂ©, le diabète, les maladies cardio vasculaires, etc…
Et dans tous les magazines, on voit les mensurations d’agyness deyn et on nous dit qu’elle fait du 34…j’ai des doutes remarquez commz
Comme toi, petiteso, je suis allĂ©e sur un de ces sĂ®tes et j’ai pu en dĂ©gotter un en français. C’est navrant. De bĂŞtise, d’inconscience mais aussi de dĂ©sespoir. Franchement, est-ce le signe d’un monde en bonne santĂ©, un monde qui engendre de tels phĂ©nomènes ? Se dirait-on “pro cancer” ? Car comme le signale Allinal, l’anorexie est une vraie maladie dont Ă mon avis, on dĂ©couvrira un jour qu’elle est due Ă un gĂŞne defficient comme l’autisme et que les mères (toujours coupables, Ă©videmment !) n’y sont pour rien. Car pour l’autisme aussi, on disait que ça venait des mères. Et il n’y a pas si longtemps, on croyait que les ulcères venaient d’une mauvaise alimentation ! mais je m’Ă©gare….
Maintenant, je suis d’accord pour dire “faut pas charier, les mannequins ne sont pas non plus responsables de tout.” Certes. Elles en sont mĂŞme souvent les premières victimes. Rappelez vous l’article de Jelila roze citant Anna Wintour (eh oui, le diable !”) “il faut que tu aies l’air anorexique…”
Et un magazine qualifiait le corps de Keira Knigtley “d’idĂ©al !” Imaginez Ă quel anathème s’exposerait un magazine qui qualifierait le corps de Beth Ditto “d’idĂ©al.” On l’accuserait de promouvoir l’obĂ©sitĂ©, le diabète, les maladies cardio vasculaires, etc…
Et dans tous les magazines, on voit les mensurations d’agyness deyn et on nous dit qu’elle fait du 34…j’ai des doutes remarquez comme amel beth qui est soit disant passĂ© du 42 au 36 en perdant 8 kilos.
Bref, je pense qu’on assiste Ă une promotion masquĂ©e et Ă mon sens involontaire de l’anorexie. Mais cela dĂ©montre surtout un sacrĂ© malaise de la sociĂ©tĂ©.
je me suis renseignĂ©e lĂ -dessus, et ton article aurait eu un bon complĂ©ment avec les commandements pro-ana, type “ĂŠtre mince est plus important qu’ĂŞtre en bonne santĂ©” et la fameuse “Lettre d’Ana”, qu’on retrouve sur Ă peu près tous les sites francophones.
Ce qui est incroyable surtout, c’est la force centrifuge de ce truc.
@serena: fait quand mĂŞme attention a ce que tu dis concernant ta comparaison entre autisme et anorexie. Je ne croĂ®s pas que l’anorexie dĂ©coule de la dĂ©ficience d’un gène. Il s’agit bien lĂ d’une maladie mais aussi d’un trouble psychologique. Je ne suis pas sĂ»re que la gĂ©nĂ©tique ait sa place lĂ . Connaissez vous des anorexiques ou ex-anorexiques? Generaliser en plaçant systĂ©matiquement la mère comme fautive est honteux. MĂŞme si le trouble psychologique dĂ©coulant d’un problème de rapport entrĂ© mère et fille, ça arrive, oui. mais cette mĂŞme cause peut provoquer diverses rĂ©actions vis a vis du rapport au corps.
Ensuite nous sommes toutes d’accord pour bien faire la diffĂ©rence entre anorexie et pro-ana.
@zan, quand je prĂ©cise “Ă mon avis” ça veut dire que ça n’engage que moi. A une Ă©poque, on pensait que les ulcères venaient d’une mauvaise alimentation, du stress, etc. Hors, on sait maintenant que ça vient bel et bien d’une bactĂ©rie.
Pour rĂ©pondre Ă ta question, je connais deux ex anorexiques. L’une semble s’en ĂŞtre Ă peu près tirĂ©e mĂŞme si elle est toujours maigre. L’autre par contre est une femme extrèmement intelligente, chercheuse au CNRS. Et elle refuse que sa fille mange autre chose que des lĂ©gumes. Elle ne supporte ni la viande, ni les gateaux, ni les bonbons.
Pour ces deux personnes, leurs mères Ă©taient toutes les deux autoritaires et un peu dominatrices mais quelle mère ne l’est pas ? MĂŞme moi, hein…
Ceci dit, Ă part ça, leurs deux mères n’ont rien en commun et en plus, les deux “malades” Ă©taient plutĂ´t les “chouchoutes” de leur mère et les deux ainĂ©es avaient plus de pression. RĂ©sultat, ce sont les cadettes qui sont anorexiques.
Je m’Ă©tends encore, dĂ©solĂ©e anneso !
Non non Serena, c’est pour ce genre de commentaires que j’Ă©cris des articles, pour susciter le dĂ©bat et la mise en question d’un problème. Je te remercie de ta participation.
merci Ă toi d’en avoir parlĂ©. C’est vrai que c’est le genre de sujets sur lequel j’ai Ă©normĂ©ment de choses Ă dire. Donc, je m’Ă©tale un peu.
Sinon, les pro anas sont certes diffĂ©rentes des anorexiques mais ça dĂ©note quand mĂŞme un certain malaise dans une sociĂ©tĂ© qui dĂ©cidemment, ne va pas bien…
mmmh ma mère n’est ni autoritaire ni dominatrice. et bien que je connaisse quelques mères qui le sont, c’est loin d’ĂŞtre une gĂ©nĂ©ralitĂ©. :s mais lĂ n’est pas la question :)
concernant l’ulcère Ă l’estomac, oĂą as-tu lu qu’il s’agissait d’une bactĂ©rie ? (ce n’ai pas une remise en cause de tes dires : c’est juste que ça m’intĂ©resse d’y jeter un Ĺ“il.)
pour en revenir Ă l’anorexie, je comprends qu’il s’agit de ton avis personnel, ne t’inquiète pas. c’est juste que je trouve la pente glissante et que comme je ne m’accordais pas tout Ă fait Ă tes dires, je tenais Ă te donner mon point de vue afin de mieux comprendre le tien.
ma jeune cousine aurait pu glisser dans le pro-ana mais y a Ă©chappĂ© de peu. en très peu de temps ses parents se sont aperçu de ses bĂŞtises (excusez moi du terme) et l’on mieux surveillĂ©. ce qui en soit n’est pas Ă©vident quand on voit les stratagèmes dont peuvent faire preuve les pro-ana. mais savez vous ce qui l’a arrĂŞtĂ© le plus ? les garçons Ă©taient moins intĂ©ressĂ©s par sont air maladif lol vexĂ©e elle a prĂ©fĂ©rĂ© manger mĂŞme si elle n’aime pas ça.
@serena : ah pour ta toute dernière phrase, je suis tout Ă fait d’accord !
zan, merci j’avais bien compris ! Ce que je voulais dire en comparant l’autisme Ă l’anorexie, c’est que tout simplement, Ă une Ă©poque, on prĂ©tendait que c’Ă©tait un rapport trop fort avec la mère qui provoquait l’autisme. D’oĂą ma comparaison, je ne comparerai pas une maladie oĂą on se laisse mourir volontairement de faim Ă une maladie “involontaire”.
pour l’ulcère dĂ©solĂ©e, je ne sais plus. En plus le terme de bactĂ©rie est peut-ĂŞtre inexact, je n’affirme rien. Mais une chose est sĂ»re, c’est que c’est un virus qui dĂ©clencue les ulcères et pas une mauvaise alimentation..mĂŞme si le stress et la mauvaise nourriture n’arrange rien. Perso, j’avais un problème d’estomac et je suis nĂ©e avec. Et dans mon cas, les cruditĂ©s empiraient le mal.
Pour ta cousine, eh oui, le regard des mâââles peut changer la donne…en positif !
c’est peu ou prou ce que je voulais dire ! on en a besoin de ces petites bĂŞtes…
Je ne sais pas d’oĂą ça vient. Mais je pencherais plutĂ´t pour un problème psychologique et/ou neurologique. Tout comme n’importe quelle autre maladie mentale.
ce n’Ă©tait qu’une supposition, hein mais si un jour un savant dĂ©croche le prix nobel en prouvant cette thĂ©orie pensez Ă moi !
Je me demande : depuis quand cette maladie mentale existe-t-elle ? On en entend parler que depuis peu il me semble.
Il faut la regarder dans son ensemble, c’est une manifestation de dysmorphophobie. Les manifestations peuvent changer en fonction de l’environnement sociĂ©tal.
et c’est une maladie qui concerne les populations aisĂ©es : en afrique oĂą les gens meurent de faim, on voit peu d’anorexiques…
oups, je me contredis toute seule lĂ !
Bah faut dire qu’ils ont autre chose Ă penser aussi. En Occident, on erre tellement sans but, que forcĂ©ment, ça dysfonctionne Ă un moment donnĂ©.
pourtant des combats au quotidien ce n’est pas ce qui manque actuellement.
quand je pense que certains magazine, quand ils parlent des pro-ana disent “c’est le phĂ©nomène mode du moment”.. genre : allez-y, c’est permis!…
j’ai beaucoup de mal Ă comprendre, d’une, une personne atteint d’anorexie, et de deux, les pro-ana… ouvrir un temple Ă la maigreur extrĂŞme.. bref…
je ne pense que qu’interdir les forums ou blogs/sites pro-ana va aider… comme l’as dit PetiteSo, je cite : “Je pense que fermer ces sites n’est pas non plus la bonne solution, on sait tous mieux que personne qu’un interdit est lĂ pour ĂŞtre bravĂ©. Plus on diabolisera cette pratique, plus les jeunes filles prendront du plaisir Ă en ĂŞtre actrices.”
dĂ©jĂ qu’elles font une chose qui donnent des questions Ă tout le monde, elle brave dĂ©jĂ un interdit mine de rien, interdire toute discussions, blog/sites et autres forums ne feraient qu’emplifier la chose…
et c’est pas vraiment un phĂ©nomène de mode… c’est internet qui multiplie tout.. ca doit pas ĂŞtre si rĂ©cent que ça (je dis pas que ça date des annĂ©es 1800 et quelques non plus!) mais, avec internet, un mĂ©dia Ă la portĂ©e de tout le monde, ca a juste accentuĂ© la chose, plus qu’autre chose..
aujourd’hui, un gamin de 10 ans peut ouvrir un forum ou crĂ©er un blog… sur internet on trouve tout…
je ne dis pas non plus que c’est la faute d’internet, mais disons que cela a accĂ©lĂ©re les choses plus qu’il ne devrait.. ou justement, cela a aidĂ©, a montrĂ© qu’il y a de plus en plus de pro-ana et qu’il faut faire quelques chose…
euh pour l’anorexie il ne s’agit pas nĂ©cessairement d’ouvrir un temple Ă la maigreur hein. et si tu ne les comprends pas, peut-ĂŞtre est-ce simplement parce que tu es en pleine forme :)
Je pense qu’elle pensait seulement aux pro-ana pour la fin de sa phrase.
je suis loin d’ĂŞtre en pleine forme.. loiin de la.. je ne suis pas anorexique, je ne suis pas boulimique.. c’est pour ca que je ne comprend pas ces maladies, d’ou cela vient, comment rĂ©agir dans ce genre de situation c’est ce que je voulais dire
et si pour toi, faire 1m70, 110 kilos passĂ©, avec des problème d’hypertension et j’en passe est en bonne santĂ©, alors y va falloir revoir un peu tout ca…
Liyszee, je ne pense pas que Zan voulait parler de cet extrĂŞme lĂ et je pense que par ‘pleine forme’ elle insinuait tout aussi bien une forme mentale, le psychologique Ă©tant la base et la cause de l’anorexie. Je me trompe Zan ?
Pourquoi, tu comprends les schizophrènes et les bipolaires ?
Il ne s’agit pas de les comprendre, il s’agit de les soigner.
Et Zan ne peut pas savoir comment tu es, on est sur Internet, hein.
autant pour moi alors :)
non La Fille, je ne comprend pas grand chose, je ne suis ni dans le milieu mĂ©dical ni psychomĂ©dical… c’est bien pour cela que j’ai beaucoup de difficultĂ© a m’imaginer comprendre une telle situation
C’est vrai qu’il faut un peu d’empathie pour comprendre des pathologies dont on n’a jamais Ă©tĂ© victime. Mais ne pas comprendre ne signifie pas ‘ne pas essayer de comprendre’ ni ‘ne pas essayer d’aider’. Essayer de soigner est pour l’instant un bien grand mot puisqu’on sait pour l’instant, de par l’expĂ©rience, que ce genre de maladie ne nous quitte vraiment jamais…
j’allais ajouter “et je te le souhaite” Ă la fin de mon prĂ©cĂ©dent com. (donc il n’Ă©tait pas Ă prendre comme un reproche, loin de lĂ )
je pense qu’il est difficile de comprendre d’oĂą viennent boulimie ou anorexie (ou autres). je reconnais que ce doit ĂŞtre liĂ© Ă une souffrance. ce problème est aussi psychologique que mĂ©dical. de ce fait, comme toi, Liyszee, je ne sais comment rĂ©agir face Ă cette situation. et je reconnais que ça a quelquechose d’effrayant. de toute façon l’impuissance face Ă toute forme de maladie est effrayante. je te souhaite bon courage, Liyszee, pour tes soins et pour tout ce que tu subis.
@ La Fille : oui c’est ce que je voulais dire
@PetiteSo : oui aussi
DĂ©solĂ©e, j’avais compris un truc diffĂ©rent dans le “je ne comprends pas”.
Tout ce qu’il y a Ă comprendre, c’est qu’il s’agit de maladie d’un cĂ´tĂ© (anorexie), et de psychologie de l’autre (pro-ana). Des deux cĂ´tĂ©s on a de toute façon des personnes en souffrance, psychologiquement fragiles.
@ La Fille : je ne suis pas d’accord, on ne peut pas sĂ©parer anorexie et pro-ana de la sorte. La tendance pro-ana est aussi une maladie et l’anorexie est aussi un ‘problème psychologique’.
je pense qu’il s’agit quand mĂŞme de deux choses bien diffĂ©rentes mĂŞme si le rĂ©sultat, sur le corps, est similaire.
La diffĂ©rence, c’est que l’anorexie, on la subit, on ne la choisit pas. Les pro-ana choisissent. Comment ĂŞtre plus claire ? Je ne crois pas, par exemple, que tous les anorexiques soient pro-ana. Mais peut-ĂŞtre me trompe-je.
le “peut-ĂŞtre me trompe-je” Ă©tait ironique, n’est-ce pas ? Ă©videmment, que toute les personnes anorexiques ne sont pas pro-ana. certaines personnes ne sont dĂ©jĂ pas consciente de leur maigreur. ce qui n’ai pas le cas du pro-ana qui est en est fier et le recherche. combien d’anorexiques remarquent l’extrĂŞme maigreur sur les autres mais sur soi-mĂŞme ? combien d’anorexique ne PEUVENT plus manger ? tous les anorexiques ne se PRIVENT pas de manger. beaucoup n’y arrivent juste pas. leur but n’est pas nĂ©cessairement de ne pas manger pour maigrir. c’est beaucoup plus complexe.
mais comment les soignĂ©s, qu’ils soient anorexiques ou pro-ana ?
Eh bien, soigner l’anorexie, ça demande dĂ©jĂ un internement en unitĂ© spĂ©ciale. Pour soigner le corps. Ensuite, il y a Ă©videmment la mise en place d’une psychothĂ©rapie alliĂ©e Ă un traitement mĂ©dical. Sur la dysmorphophobie, les recapteurs de sĂ©rotonine (qui permettent de rééquilibrer l’humeur, la faim, et plein d’autres trucs chouettes) ont Ă©tĂ© testĂ©s et ont montrĂ© des rĂ©sultats encourageants. Pour les pro-anas, on pourrait agir de la mĂŞme façon. La psychothĂ©rapie ne porterait pas sur les mĂŞmes thèmes, mĂŞme s’il y a tout de mĂŞme des similitudes quant au rapport au corps.
Eh bien, en plus des ISRS (sĂ©rotonine), qui servent Ă soigner la maladie mentale, j’imagine qu’il y a une prise de vitamines, de complĂ©ments alimentaires. Je ne crois pas que ce soit lourd en mĂ©docs. Après, ça dĂ©pend surtout de l’Ă©tat physique.
merci beaucoup pour toutes ces infos (tu t’y connais un max niveau mĂ©dical. un rapport avec ta formation ?)
Aucun rapport. Je suis juste très curieuse. Surtout en ce qui concerne le médical.
ça fait plaisir de croiser des gens passionnĂ©s par plein de trucs (mĂŞme si quand c’est Ă mon point, ça devient un dĂ©faut plutĂ´t qu’une qualitĂ©).
ah. pour l’entourage ça aide (je sais de quoi je parle).
Les maladies ‘mentales’ me passionnent aussi, d’oĂą mon article. Je trouve fascinant d’essayer de comprendre les mĂ©canismes de l’inconscient.
J’aime beaucoup ton article, mais encore plus ta façon de rĂ©pondre aux commentaires des ladies. C’est très agrĂ©able.
Je pense que la difficultĂ© majeure dans cette affaire, c’est d’avoir Ă combattre Ă la fois l’anorexie et l’obĂ©sitĂ©… :/
perso, j’en ai un peu marre d’avoir l’impression de vivre entre anorexiques et obèses. C’est du moins l’impression qu’on a avec les mĂ©dias.
Et quand j’Ă©coute mes nièces et les jeunes filles que je cotoie, l’anorexie a quand mĂŞme d’avancer plus vite que l’obĂ©sitĂ©….car dĂ©solĂ©e, mais j’ai croisĂ© UN cas d’obĂ©sitĂ© morbide et au moins 6 d’anorexie…
@ Vio : Merci beaucoup, c’est super gentil !
@ Serena : Effectivement, les mĂ©dias mettent l’accent sur deux extrĂŞmes, la norme ne fait pas couler d’encre, c’est bien clair.
Je pense que si l’obĂ©sitĂ© paraĂ®t, et je dis bien ‘paraĂ®t’ moins prĂ©sente que l’anorexie c’est par la place qu’on leur confère Ă toutes les deux. L’anorexie est une maladie qu’il faut chercher Ă soigner tandis que l’obĂ©sitĂ© est une tare de flemmards et de gourmands. Du coup, l’obèse se cache plus. Sans oublier le fait qu’on est conscient de son obĂ©sitĂ© tandis que les anorexiques refusent la plupart du temps d’admettre leur pathologie, du coup, elles se cachent beaucoup moins.
mmmh pas du tout d’accord, PetiteSo. L’anorexie est Ă©galement vue comme le caprice des gamines qui veulent ĂŞtre comme des mannequins (quel amalgame…) et la personne obèse n’est pas forcement consciente qu’elle a dĂ©passĂ© le stade de “personne forte”. dans les personnes anorexiques que je connais je t’assure que les familles n’aident pas toujours, qu’elles sont parfois cachĂ©es comme une honte et qu’on force encore certaines d’elles par un “tu vas manger oui ??!” rĂ©vĂ©lant bien l’image du caprice que l’on peut avoir.
Tout Ă fait petiteSo, tu as raison de souligner ce fait !
je te conseille (Ă tout le monde d’ailleurs..) la lecture de “obĂ©sitĂ© enfantine, on fait fausse route” du docteur Tournian oĂą il dĂ©monte toutes les thĂ©ories sur l’obĂ©sitĂ© et surtout DECULPABILISE les parents…
En fait, on engueule l’obèse ce gros flemmard et on plaint l’anorexique ce malheureux victime de son image…un peu simple…
L’anorexie mentale est complètement diffĂ©rente de l’obĂ©sitĂ©. MĂŞme si des deux cĂ´tĂ©s on a une maladie, pour l’obèse, une psychothĂ©rapie ne l’aidera pas Ă perdre du poids… Les causes sont totalement diffĂ©rentes.
@ La Fille : pas d’acc’ :) Je suis actuellement en psychothĂ©rapie pour soigner mon surpoids. Je ne suis pas obèse mais je fais des progrès Ă©normes pour connaĂ®tre et comprendre les raisons de ma prise de poids globale et je peux te dire que la psychothĂ©rapie m’aide Ă©normĂ©ment.
Il ne faut pas gĂ©nĂ©raliser. Les causes de l’obĂ©sitĂ© et de l’anorexie peuvent ĂŞtre les mĂŞmes, mon cas en tĂ©moigne. Ma psy est toujours Ă©tonnĂ©e de voir que les causes de mon malaise ont gĂ©nĂ©rĂ© chez moi un cas de surpoids au lieu d’un cas d’anorexie.
@ Zan : Oui, effectivement, l’anorexie peut ĂŞtre prise pour un caprice mais de manière gĂ©nĂ©rale, on plaint plus les anorexiques que les obèses Ă qui l’on impute une grosse part de responsabilitĂ© par rapport Ă leur Ă©tat.
je trouve un peu hardcore (excusez moi je ne trouve pas d’autres mots) la façon dont tu parles des anorexiques, serena. (je me rĂ©pète mais ce n’est pas nĂ©cessairement un problème vis Ă vis de l’image qui provoque l’anorexie)
D’accord avec toi Zan. ce n’est pas une envie d’ĂŞtre maigre qui a poussĂ© ma cousine Ă l’anorexie, c’est un mal ĂŞtre gĂ©nĂ©ral…
Je pense que Serena essaie de synthĂ©tiser sa pensĂ©e et que cela passe par des choix de terme peut ĂŞtre hasardeux, et encore. Mais je ne pense pas que son bute soit d’ĂŞtre hardcore. Il s’agit juste d’une liste de commentaires, pas d’un forum philosophique.
PetiteSo, tu dis toi-mĂŞme que tu n’es pas obèse, mais en surpoids. LĂ , oui il peut y avoir des causes psychologiques. Les obèses, ce que l’on entend par obèses malades, c’est diffĂ©rent. Leur physiologie ne leur laisse pas le choix. Les causes de leur obĂ©sitĂ© sont physiologiques.
Oui mais il existe des gens obèses dont l’obĂ©sitĂ© est due Ă des causes psy. Si je ne m’Ă©tais pas prise en main, je serais devenue obèse.
Je ne suis pas tout Ă fait d’accord. Il existe chez certaines personnes des facteurs gĂ©nĂ©tiques et physiologiques qui entraĂ®nent une obĂ©sitĂ©, auxquels s’ajoutent des problèmes liĂ©s Ă l’alimentation et Ă la sĂ©dentaritĂ©, puis intervient l’image de soi. Mais l’obĂ©sitĂ© n’est pas une maladie mentale. Je crois que je m’Ă©tais mal exprimĂ©e au dĂ©but.
Je pensais Ă la maladie mentale, pas au support psychologique. Quelqu’un arrive Ă me suivre ?
Je ne sais pas si on peut parler d’anorexie, mais j’ai eu une pĂ©riode, très dure dans ma vie, pendant laquelle je ne mangeais plus qu’une pomme, voire deux, dans la journĂ©e. Je me bourrais de thĂ© et d’eau, je donnais le change Ă ma famille en leur faisant croire que je ne dĂ©jeunais pas avec eux parce que, Ă©tant en plein rĂ©gime, les voir manger de tout sans restrictions me frustrait, et me faisait mal.
Je sortais d’un rĂ©gime, effectivement, bien suivi par un nutritionniste, j’avais quelques kilos Ă perdre, et je voulais reprendre possession de mon corps, comme on reprend lentement son esprit; mes parents avaient rechignĂ© Ă me laisser dĂ©jeuner seule, mais ils avaient confiance en moi: ils savaient que c’Ă©tait sans doute dur, ils connaissaient mon caractère, ils pensaient que j’Ă©tais mature.
Le fait est que je l’Ă©tais, sauf qu’entre temps, je me suis perdue, petit Ă petit. J’ai commencĂ© Ă rĂ©duire les quantitĂ©s, puis Ă enlever certains aliments. Puis Ă revoir l’ensemble du “rĂ©gime” Ă la baisse: j’ai cessĂ© d’aller chez le nutritionniste, puis j’ai cessĂ© de manger. Je faisais juste semblant, et comme je n’avais jamais fait semblant avant, comme je n’avais jamais menti Ă mes parents, ils m”ont d’abord crĂ»e.
J’ai commencĂ© Ă maigrir très vite (je n’ai jamais atteint le stade de squelette, nĂ©anmoins, mais j’Ă©tais devenue svelte, et j’adorais ça); j’avais faim tout le temps, mais ça me faisait du bien. Il y avait un cĂ´tĂ© très masochiste dans ce que je me faisais subir, en croyant me faire du bien…J’Ă©tais aussi fière de ma faim, que d’autres de leurs yeux bleus.
J’ai commencĂ© Ă tenir des discours fiĂ©vreux, Ă critiquer tout ce que ma famille mangeait, Ă me regarder trop souvent dans la glace; c’est ma mère qui a dĂ©tectĂ© le problème.
Oui, car ce que je prenais comme un dĂ©fi Ă relever, des limites Ă dĂ©passer, ce n’Ă©tait rien de plus qu’un problème qu’on a ensuite tentĂ© d’enrayer; et je remercierais toujours mes parents de m’avoir permis de ne jamais tomber dans les dĂ©rives dangereuses, de m’avoir arrĂŞtĂ©e Ă temps, d’avoir Ă©tĂ© lĂ , d’avoir compris qu’en me disant, sans s’en rendre compte, que j’Ă©tais un peu grassouillette, ils avaient dĂ©clenchĂ© un phĂ©nomène dramatique dont je devenais Ă la fois l’actrice et la victime.
Quand on est ado, on est vulnĂ©rable, et la moindre remarque pèse aussi lourd qu’un vĂ©ritable acharnement.
C’est peut ĂŞtre pour ça que lestrès jeunes personnes chutent aussi aisĂ©ment dans le mouvement pro-ana…
Et tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents, maladroits certes parfois, mais aussi attentifs et aimants que les miens.
Tain désolée pour le pavé, je me suis emportée :/ (instant témoignage style)
L’anorexie est un problème encore peu abordĂ© dans les mĂ©dias meme si c’est l’un des maux du siècle de notre sociĂ©tĂ©; Les pro-ana ne font que dĂ©dramatiser un problème qui a besoin justement d’ĂŞtre mis au sĂ©rieux.
la fille je te suis…. je fais moi mĂŞme partie de ces personnes Ă patrimoine gĂ©nĂ©tique encourageant le surpoids… il n’y a rien de psy la dedans…
(je n’ai pas eu le temps de lire les comm je reviendrai)
Ton article est bien Ă©crit et vraiment flippant: voilĂ ce qu’on trouve en deux clics sur le net dans un accès non restreint
http://perfect-ana.blog4ever.com/blog/articles-117736-111149.html
Ca fait peur…
Conme j’habite ici aux US j’avais suivi un peu la grosse grosse polemique sur les mannequins trop maigres qui avait suivi la mort de 2 jeunes mannequins sur le podium. Tout ca est reste tres “les lois, les interets en jeu”, et pas du tout oriente sante des jeunes. Teen Vogue par exemple condamne l’industrie de la mode et donne des conseils pour permettre aux gamines de realiser l’envers du decor mais parle tres tres peu de ces sites pro-ana, qui existent bien et que j’ai un peu observes. Le probleme majeur ici aux US c’est que c’est un pays a la fois tres tres puritain avec tout un tas de regles debiles (les visions de l’alcool, du sexe, et de la religion creent un melange detonnant), et en meme temps tres libertaire : tu veux faire un site internet pour le Bareback (sexe sans protection chez les homos porteurs du HIV), tu peux, un site anti-francais (il y en a !) tu peux, raciste? il y en a la pelle , tout comme nazi et j’en passe. Il y a donc des millers de sites sur la ” forme et la beaute” , qui seraient interdits en France avec des centaines d’idees de regimes toutes plus farfelues et dangereuses les unes que les autres.
C’est le resultat de l’hegemenonie des libertes individuelles combinee a une absence totale de culture sociale. Il y a bien quelques assoces contre l’anorexie qui combattent ces sites, mais surtout, la verite qui fait peur et qui est eclatante ici,c’est que sous couvert du respect des libertes, tout le monde est ici surtout soigneusement indifferent a la sante et a l’avenir de son prochain.
zan, je ne vois pas du tout en quoi la manière dont je parle est “hardcore”, je ne parle pas des anorexiques, mais de la manière dont les gens les perçoivent. Et vous n’allez pas encore me ressortir l’Ă©ternel argument “ĂŞtre très maigre, c’est aussi dur que d’ĂŞtre très gros.” les obèses savent combien c’est faux. Mais je m’emporte.
Je sais que l’anorexie est une maladie mentale grave qui est due Ă des raisons bien plus importantes que de vouloir ressembler Ă un top model. Je sais aussi que les obèses (et c’est d’ailleurs tout l’argumentaire du docteur Toukian) le sont souvent Ă cause d’un problème gĂ©nĂ©tique. Mais comme petiteso le dĂ©crit très bien, les kilos angoisse, les kilos dĂ©prime, ça existe aussi. J’ai une amie qui Ă©tait un vrai canon, genre 10 fois plus belle que moi (lol) qui est maintenant obèse simplement parce qu’elle est malheureuse. Je pense que de la mĂŞme façon que l’obèse ne peut s’empĂŞcher de dĂ©vore,r l’anorexique n’y arrive tout simplement pas. C’est d’ailleurs pour cela que j’avançais la thĂ©orie du gĂŞne defficient qui n’est pour le moment qu’un thĂ©orie !
j’oubliais de rajouter que je trouvais le commentaire de jelilaroze formidable.
Et (dĂ©cidemment, je m’Ă©tale) Saroune, comment peux tu dire que les proanas dĂ©dramatisent le problème ? Tu rĂ©agirais comment si on ouvrait des sĂ®tes pro cancer ou pro sida ? On a dĂ©montrĂ© ici que l’anorexie Ă©tait une maladie grave et potentiellement mortelle. Ces sĂ®tes font donc l’apologie d’une maladie mortelle.
@serena : concernant Saroune, elle a raison : les pro-anas dĂ©dramatisent le problème de l’anorexie. tu vois ce que ça signifie ? ça signifie que lĂ dessus elle est d’accord avec toi. qu’en effet ces sites font l’apologie de quelquechose de dangereux et mortel. Saroune n’a jamais cautionnĂ© ça.
concernant ton “Et vous n’allez pas encore me ressortir l’éternel argument “être très maigre, c’est aussi dur que d’être très gros.” les obèses savent combien c’est faux.” oui, tu t’emportes. je ne pense pas que l’un soit pire que l’autre. Ă moins d’avoir Ă©tĂ© l’un et l’autre, je ne vois pas comment on peut comparer et surtout pourquoi on devrait quantifier ces difficultĂ©s pour les classer l’une par rapport Ă l’autre.
et minauder “et on plaint l’anorexique ce malheureux victime de son image…” ironiquement, oui je trouve ça hardcore.
commençons par la fin : ça n’a absolument rien d’ironique. C’est juste un constat comme je m’en suis expliquĂ©e longuement.
Deuxième point : lĂ tu as raison, Ă moins d’avoir Ă©tĂ© l’un et l’autre, on ne peut pas comparer d’autant que des filles hyper bien fichues et convaincues d’ĂŞtre des thons, on en connait tous…
premier point ; j’avais mal interprĂ©tĂ©.
Je suis d’accord sur le fait que l’on ne doit pas comparer ce que c’est d’ĂŞtre anorexique et ĂŞtre obèse mais je suis quand mĂŞme d’accord sur le fait que l’obĂ©sitĂ© et l’anorexie ne sont pas du tout prises en compte de la mĂŞme manière alors qu’il y a autant de facteurs gĂ©nĂ©tiques chez les gens très maigres que chez les gens obèses et surtout que le mental influe de la MEME manière chez les gens qui mangent pas assez et ceux qui mangent trop.
La manière qu’on a de bien sĂ©parer ces deux pathologies est uniquement culturelle.
(edit : d’accord avec Serena pour la manière qu’on a de croire une pathologie plus importante et grave que l’autre)
c’Ă©tait exactement ce que je voulais dire. Mine de rien (et les sites pro anas le montrent tragiquement) il y a une certaine fascination pour ces crĂ©atures Ă©thĂ©rĂ©es qui arrivent Ă survivre avec le minimum…voir avec rien du tout. Je connaissais une fille qui vivait avec un bol de thĂ©, un quartier de pommes et trois biscottes. Effarant non ?
de toute façon, ça reste la preuve flagrante que le monde va bien mal et qu’il est plus que temps de sortir du culte des apparences. Qui accuser ? Kate Moss ? Les couturiers ? Les magazines fĂ©minins ? Ellen Pompeo, Keira Knigtley, Nicole Richie ? Les mĂ©decins qui parfois, sont sacrĂ©ment pas diplomates ?Je n’en sais rien et franchement, je ne suis pas qualifiĂ©e pour rĂ©pondre.
ok, serena. j’aime bien quand on s’explique. :)
pour la comparaison impossible anorexie/obĂ©sitĂ©, sans aller dans de tel extrĂŞme, je suis très mince (je vais Ă©viter le terme maigre) et ma sĹ“ur est très ronde (je vais Ă©viter le terme grosse). nous l’avons toutes les 2 mal vĂ©cu Ă un moment ou Ă un autre. mais tellement diffĂ©remment (notamment Ă cause de notre diffĂ©rence de personnalitĂ©) qu’en effet c’est incomparable.
le fait que ces maladies sont une extĂ©riorisation d’un monde qui va mal, je suis mille fois d’accord. et il est bien difficile de trouver un “coupable”.
Si les gens rĂ©flĂ©chissaient un peu plus et si ils se fiaient moins aux magazines et plus Ă leur ressenti et leur avis, les gens maigres comme obèses vivraient leur ‘diffĂ©rence’ beaucoup mieux.
On peut accuser la sociĂ©tĂ©, c’est un peu vrai pour une partie, mais il ne faut pas oublier que les gens ont un cerveau et une Ă©ducation qui jouent un rĂ´le important, ou devrait au moins jouer un rĂ´le important, dans l’apprĂ©ciation des uns et des autres…
PetiteSo, tu n’as pas tort dans le fait que l’image de ces maladies aux yeux des autres est un problème primordial.
je fais du 50 et alors? j’ai de gros seins, et alors?
moi je suis bien dans ma peau comme ça, petite, grosse, maigre, grande, …. flĂ»te
Tant mieux pour toi Sand, mais tout le monde ne possède pas cette confiance, malheureusement…
et si on arretait un peu de pleurnicher sans arrĂŞt sur notre sort…. ça irait pas mieux? tout ça m’Ă©nerve au plus haut point
c’est ça en dĂ©finitive qui prime. mais le problème est diffĂ©rent pour une personne anorexique ou obèse de par l’aspect maladif du poids. comme le dit PetiteSo, c’est surtout la façon dont la sociĂ©tĂ© voient ces personnes qui est grrrrrrrrr (je trouve pas de mot). on ne les aide pas Ă “ĂŞtre eux aussi la sociĂ©tĂ©”.
après, on ne parle pas lĂ des gens ronds ou maigres. perso, maintenant, je m’assume. pi les os pointus c’est très pratique pour donner un coup de coude dans la face de celui Ă qui ça plait pas.
Je suis dĂ©solĂ©e Sand, mais personne ne pleurniche ici, personne ne parle de lui-mĂŞme. Si cela t’Ă©nerve, ne vient plus lire nos commentaires. Nous dĂ©battons simplement sur un sujet qui nous intĂ©resse.
petite so: tout doux….
j’ai juste l’impression que quand on parle de problème Ă l’image de soi, au lieu d’accuser sans cesse la sociĂ©tĂ©, on ferait bien mieux de se remettre en question. S’infantiliser sans arrĂŞt, en disant, c’est pas moi qui ai un problème, c’est le regard des autres … je trouve pas ça très constructif
On ne dit pas ça et je ne trouve pas qu’accuser le regard des autres signifie ’s’infantiliser’.
Quant au ‘tout doux’, je te le retourne :)
On a passĂ© nos commentaires Ă dire que c’Ă©tait psy la plupart du temps, je pense que ça signifie bien qu’on prend en compte le fait que le problème vient de la personne Ă la base.
c’est la conclusion de tout sujet sur le sujet/ : la sociĂ©tĂ© est mĂ©chante, le regards des autres machin…. qui est la sociĂ©tĂ©, Ă qui appartient le regard?
ce n’est pas d’oĂą le problème vient la question, mais plutĂ´t comment on le règle… ou pas….
si ça a pu passer comme agressif, c’Ă©tait pas le cas. Mais ton premier comm m’a un peu vexĂ©e…
Je m’excuse si mon commentaire t’a blessĂ© mais ‘tout ça m’Ă©nerve’, je trouvais ça un peu vexant, comme si c’Ă©tait notre conversation qui t’Ă©nervait…
Il y a un problème psy, mais il faut aussi envisager les causes de ce problème. Ca peut ĂŞtre très diffĂ©rent d’un individu Ă un autre : peur de la fĂ©minitĂ©, influence des mĂ©dias et de la sociĂ©tĂ©, rapport Ă soi et Ă la mère, etc.
Dans tous les cas, il s’agit de symptĂ´mes dĂ©pressifs.
ou simplement (oui le terme est inadapté) un choc émotionne :
une femme de ma connaissance a Ă©tĂ© anorexique entre 18 et 23 ans. il a fallu plusieurs annĂ©es pour trouver la cause de cette anorexie. en fait cette jeune fille (qui roulait souvent trop vite) a eu un gros accident de voiture Ă 18 ans. quand les pompiers sont arrivĂ©s (elle les connaissaient) l’un d’eux Ă dit “mais putain, si ton petit frère avait Ă©tĂ© dans la caisse, il serait mort merde”. cette phrase l’a choquĂ© et lui a coupĂ© tout appĂ©tit. pourtant elle ne s’en souvenait mĂŞme pas. (bon. elle roule toujours aussi vite.
@ zan je pense mĂŞme que s’il y en avait vraiment un, on aurait rĂ©solu le problème depuis longtemps…mais il faut se rĂ©soudre qu’on ne connait quasiment rien sur le cerveau humain…moi aussi, j’aime bien quand on s’explique, nos deux opinions confrontĂ©es donnent souvent des choses passionnantes !
@ sand, oui moi aussi je pense qu’il faut un peu arrĂŞter de se regarder le nombril mais quand on est bombardĂ©s de messages culpabilisants du matin au soir, ce n’est pas Ă©vident pour les personnes un peu fragiles.
A mon humble avis, l’un des problèmes est que le net est propice Ă un soutient justement de cette pratique, par ces Ă©changes de contacts, d’excuses, etc. Il y a mĂŞme quelques codes il me semble, quand j’avais fait une recherche lĂ -dessus… Ce qui est aussi ironique en parlant des filles retouchĂ©es sur les couvertures des magazines c’est qu’elles le font Ă©galement, histoire d’inciter d’autres filles Ă rejoindre le mouvement. Le fait de se conforter Ă©galement dans leur propos est tout simplement du au soutient du reste de ces filles, elle se soutiennent mutuellement et sont bien trop immatures pour avoir conscience de l’impact de la mort, que ce soit la leur ou celles de l’une des leurs. Elles sont un peu perdues, mais comme c’Ă©tait si bien dit dans cet article, l’interdit oblige Ă ĂŞtre dĂ©passĂ©, et quand on a un soutient il est bien compliquĂ© de rĂ©soudre le problème. L’apologie des “non-formes” comme on le remarque n’est que propagĂ© par la tendance actuelle, car j’ai vu sur bien des sites que mĂŞme la gent masculine tentait d’expliquer Ă ces filles que les formes Ă©taient plaisantes ; mais le problème n’est pas lĂ , elle ne cherchent plus Ă plaire mais Ă se plaire elle mĂŞme et se sentir mal c’est un peu un credo, un dĂ©fi qui ne mène nulle part. Mais cela est bien compliquĂ© de faire comprendre Ă quelqu’un qui joue la sourde oreille et qui n’est pas forcĂ©ment mature que ça n’est pas lĂ une bonne solution pour prouver son existence…
pfff, que tout cela est compliquĂ©…enfin, ne perdons pas de vue tout de mĂŞme que c’est un mal occidental et que dans les pays oĂą les gens meurent de faim, ce genre de problèmes n’existe pas…
hmmm voilĂ la liste de tous les liens que j’avais pu trouver Ă l’Ă©poque:
http://pinkforlife.unblog.fr/
http://proana.blog4ever.com/blog/index-138081.html
http://teemix.aufeminin.com/blog/seeone_201815_4755969/maigrir-mon-objectif-etre-mieux-dans-ma-peau-mon-parcours/avertissement-aux-anti-pro-ana-et-anti-pro-mia
http://www.tasante.com/sous_rubrique/bien_etre/psychologie/Pages/pro-ana_pro-mia.php
http://www.ladiz.fr/php/article.php/articleid/56455
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orthorexie
http://emmanorexie.over-blog.com/
http://eixerona.over-blog.com/categorie-1148770.html
http://xx-anagyal-xx.blog4ever.com/blog/lirarticle-123933-395014.html
http://www.bouliana.com/site/danger_web.htm
http://www.chauffeurdebuzz.com/pro+ana+et+blog+pro+ana-297
http://anapourlavie.blog4ever.com/blog/articles-106855-101674.html
http://anathinspo.blogspot.com/
http://wanna-be-thin.blog.cz/0709/thinspo-na-posledni-zarijovy-den
http://seranaomia.blogspot.com/
http://missyperfect.blog4ever.com/blog/voirphotos-150774-2-1948360501.html
quelques pistes pour se faire un avis… assez apeurant tout ça…
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Des filles et des talents Troisième jour de rédac' chef pour Laurie et encore une sélection de textes aussi inspirés et émouvants les uns que les autres.
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Ma petite cousine (12 ans quand sa maladie a commencĂ©) a Ă©normĂ©ment luttĂ© pour s’en sortir…ça me scandalise de voir des filles qui font l’apologie de la maigreur extrĂŞme, en tentant d’en entraĂ®ner d’autres dans la maladie. Ne plus ĂŞtre capable d’avaler quelque chose sans vomir, ce n’est pas fashion. Etre en permanence faible, perdre ses cheveux, ce n’est pas fashion. Elles ne se rendent pas compte…