Blam. Le Vogue US spécial mode de septembre, 700 pages de tendances décryptées mal ou pas du tout, du grunge version 2008 au neo-romantisme ingénu, en passant par un avant-garde minimaliste furieusement sexuel et le tailoring chic des bourgeoises sophistiquées.
Le Elle, idem, 680 pages de bazar et Jessica Simpson en couv’. Le truc en trop. C’est L ‘Overdose. Et pourtant, je fais partie de ces fashion junkies insatiables, capables de scanner sites web, magazines et vidĂ©o vite fait mais en mode Haute DĂ©finition, Ă l’affĂ»t de ce grand choc du dĂ©tail. Toujours le mĂŞme mais jamais plus Ă©gal au premier, ce fix de nouveautĂ© initial et dĂ©cisif, ce flash de plaisir et d’Ă©motion devant une allure, une photo parfaite.
Mais lĂ , I AM COMPLETELY LOST. Il y a encore 10 ou 20 ans, la mode c’Ă©tait clair : une silhouette typique, un pantalon taille haute vert ou gris, Ă pinces en 1987, avec une veste bien longue plutĂ´t en pied de poule, un talon carrĂ©, et en accessoire, une longue Ă©charpe. Point.
Aujourd’hui, les diktats sont bien moins dĂ©finis. Elle recommande le slim en cuir, le legging en latex, le jean large 70, des blouses Ă fleurs, des robes longues en tissu Ă©cossais, des bonnets enfoncĂ©s en laine, des collants imprimĂ©s, des blazers Ă boutons dorĂ©s, de la dentelle et des clous. Et pour aller avec tout ça, la modeuse se doit de possĂ©der un certain nombre de paires de chaussures, de la ballerine argentĂ©e aux low-boots ouvertes, sans oublier les bottes indiennes de Kate M, des stilletos cloutĂ©s, la botte cuissarde en daim ou le sneaker en edition limitĂ©.
Finalement en 2008, la seule tendance qui Ă©merge c’est qu’il n’y a plus de tendance. La mode, au sens 2 saisons muries et attendues de pied ferme, un style dĂ©fini et unique Ă chaque designer, que les femmes suivaient Ă la lettre (on achetait TOUT chez Calvin Klein ou TOUT chez Versace, il Ă©tait impensable de mixer les 2 - hum tant mieux peut-ĂŞtre d’ailleurs) et soigneusement dissĂ©quĂ© par les rĂ©dactrices de mode, tout ça c’est ultra has-been. MĂŞme les crĂ©ateurs mixent Ă fond, ça explose de partout, c’est le dĂ©lire. Mais le hangover est encore loin. Et c’est surement mieux comme ça ?
Alors, comme on laisse aux tĂŞtes rĂ©dactrices de Vogue le soin de froidement dissĂ©quer les collections, comme on laisse Ă ces croutons de vieux journalistes musicaux le soin de dĂ©finir le genre d’un groupe qui vient de sortir, et de se perdre dans les mĂ©andres snobs d’un dĂ©bat stĂ©rile…- “Alors Philippe, Caravane Palace, c’est du jazz punchy, electronique ?”-”Non Ă mon avis c’est de la techno musette”… on laisserait Ă tout le monde le choix du libre arbitre, celui de pouvoir se crĂ©er un look unique grâce Ă l’Ă©ventail de plus en plus fourni des tendances ? Pas si sĂ»r.
En ces temps de rĂ©cession Ă©conomique, les marques crĂ©ent surtout des micros tendances capsules, sans cesse renouvellĂ©es, pour inciter Ă l’achat. Et si ta marque ne peut pas suivre le rythme, tu dĂ©gages. Si le style victorien ne plait pas, qu’Ă cela ne tienne, on ne prend plus le risque de voir les racks crouler sous les invendus en pĂ©riode de soldes, on passe direct Ă un courant western. Ou bohème-folk puisque Kate Moss l’a dĂ©cidĂ© :-)
Les grandes marques aussi cessent d’ĂŞtre un style, pour devenir une marque, une entitĂ© marketing, une “signature” particulière qui transcende la mode. Marc Jacobs, par exemple, est un formidable artificier, capable de gĂ©rer des lignes multiples et plutĂ´t diffĂ©rentes tant dans l’esprit que dans la cible (Vuitton, Vuitton Maroquinerie, Marc Jacobs, Marc By Marc….) tout en conservant ce fil directeur, cette irrĂ©vĂ©rence associĂ©e Ă cette maitrise si calculĂ©es qui lui permettent de vendre en mĂŞme temps des sacs Ă $10 000 pour Vuitton sur les Champs ElysĂ©es, ou des bagues en mĂ©tal Ă $1 au magasin Marc By Marc de Savannah, GA.
Complètement libre et libĂ©rĂ©e des diktats “punk” de 1977, ou “preppy” des 90’s chic, la modeuse voit donc s’ouvrir devant elle la porte grande ouverte de la self-expression. ArmĂ©e de sa blogroll de sites fashion humoristiques ou trop narcissiques, personnels ou dĂ©libĂ©rĂ©ment abstraits, mais toujours pointus, pleins de dessins, de photos, de looks cuisines maison, de nobody ou de stars de la blogo, elle se crĂ©e des mash-ups stylistiques, des bootlegs entre le bling Hip-Hop, le punk abrasif et le preppy de la cĂ´te Est. Si elle a de l’argent, comme la gamine de Sea Of Shoes, elle va mixer les bottes pieds nus de Margiela, avec un short frange d’Alexander Wang et un top Urban Outfitters. Si elle en a moins, elle va acheter les knock-offs des dernières Chloe Ă talon pyramidal chez Forever21, se chercher un cuir vintage et porter ce top loose H&M qui copie si bien le jersey liquide des t-shirts de James Perse.
Finalement, absolument tout le monde mĂ©lange ses influences (en toute connaissance de cause ou juste en copiant sans rĂ©flĂ©chir un post du Sartorialist), et cela n’a plus rien d’exceptionnel. C’est avoir un style exceptionnel qui devient exceptionnel : de manière contradictoire, avoir autant de choix, d’accès a la mode, grâce au renouveau vintage, grâce Ă la fast fashion de H&M, Zara et des autres menaçants mais toujours merveilleux copieurs high-streets, n’a jamais autant menĂ© Ă autant d’uniformitĂ© dans la rue.
De manière plutĂ´t Ă©trange en effet, la modeuse finit TOUJOURS habillĂ©e comme sa prochaine (mais elles restent le moins proche possible, hein), lĂ , dans cette rame de ligne 14, et elle baisse les yeux sur son jean Superfine (la fille d’en face Ă le mĂŞme en noir, l’uberlooze) et sa besace Dreyfuss (merde, c est la mĂŞme aussi !!!). Ou comment retrouver sur tout le monde, en meme temps et des deux cĂ´tĂ©s de l’Atlantique, ces gladiators Nine West ou cette jupe crayon ultra-moulante de chez American Apparel.
The Clothing Warehouse, dans le quartier alternativo-branchĂ© d’Atlanta “Little 5 Points” pic via FlickrEncore plus curieux, l’engouement massif et soudain pour le vĂŞtement vintage. Mais pas pour tous les vĂŞtements vintage. Comment se fait-il que TOUTES ces bottes identiques, plates et molles, en marron ou noir aient traversĂ© les âges en parallèle pour se retrouver en mĂŞme temps aux pieds de toutes les filles dans le Marais ?
Pourtant, la caractĂ©ristique première d’un vĂŞtement vintage, c’est son unicitĂ©. C’est ce qui fait que le vintage a toujours eu ses aficionados, de luxe ou pas de luxe, ces gens toujours un peu edgy et en marge des tendances qui cherchent la rĂ©flexion de leur vie intĂ©rieure dans des looks qui cherchent la difficultĂ© stylistique. Ces gens qui abordent un rack de blouses mexicaines avec l’assurance teintĂ©e d’excitation d’un barreur de haut niveau, prĂŞt Ă Ă©viter avec virtuositĂ© les Ă©cueils du trop cher/trop dĂ©calĂ©/faux coton/broderies nulles/trop pourri/faux vintage.
Je ne pense pas avoir de vraie explication Ă ce phĂ©nomène, exceptĂ© que mĂŞme en l’absence de repères de style (mĂŞme les magazines fĂ©minins ont perdu leur radicalitĂ©, leur ton lĂ©gèrement pĂ©remptoire, puisque TOUT, absolument tout est acceptable, de la combinaison panthère au body fluo, et se voit parfois l’honneur d’ĂŞtre au top d’une vaguelette de hype, le temps d’un tirage de Elle), la modeuse s’accroche quand mĂŞme Ă des rĂ©fĂ©rences. Ces rĂ©fĂ©rences ont changĂ©, les mags papier vivent une sale pĂ©riode, et c’est toute la blogosphère, ce monde accĂ©lĂ©rĂ© et acĂ©rĂ©, affaire Ă faire et Ă dĂ©faire les listes de Must-Haves qui devient la rĂ©fĂ©rence dynamique.
La blogosphère, c’est un monde accessible puisqu’il montre la rue et ses styles pas top chers, ces filles imparfaites donc tellement humaines, et pas des mannequins d’1 m 80 portant des Smic au bout d’un bras galbĂ© qu’on ne trouve que dans le monde magique de Photoshop. Comme dans tous les milieux, le microcosme de la blogosphère mode n’a pas Ă©chappĂ© Ă sa hiĂ©rarchisation progressive, de la star Ă©rigĂ©e en prophète du style Ă la simple gobeuse de tendances : si Rumi de Fashiontoast dĂ©cide d’acheter une paire de Colin Stuart chez Victoria’s Secret, une armĂ©e de filles se rue sur le site qui se retrouve vite en rupture de stock. Les marques l’ont bien compris et commencent Ă approcher les bloggeuses les plus “influentes” en leur proposant des cartons de fringues envoyĂ©es gratis (American Apparel et RVCA pour Rumi) qui seront donc bien sĂ»r tacitement mises en scène sur le blog.
Et ça devient très très dur de rester objective par rapport Ă ses propres goĂ»ts, son propre style. Sur Chictopia, un site de streetstyle complètement addictif, ses propres rĂ©fĂ©rences mises Ă nu deviennent un peu celles de tout le monde car on partage ses magasins coups de coeur, ses bonnes affaires crĂ©ateurs et ses petits secrets de style, qui se voient exploitĂ©s et revus a l’infini, Ă la vitesse des livraisons H&M. Mais c’est aussi ce challenge qui me pousse Ă toujours affiner, prĂ©ciser, dĂ©couvrir, trier, adorer, dĂ©tester la mode.
N’oublions pas, avec Diana Vreeland, que : “There is no such thing as unconscious dressing.”
Mes blogs Préférés:
Cafe Mode - scolaire, pointu, culturel
Garance Dore - le top, fin, point, creatif, independant
Childhood Flames - narcissique, minimaliste
FashionToast - ultra narcissique, californien, body-conscious
Sart - the reference, une preference pour ses photos de mecs
Face Hunter - edgy, nightlife embracing
Stilinberlin - berlin quoi
Oslostil - pretty, neat, small, quiet and has that northern sharpness
StreetFancy SF - SF !!
Style Bubble - The english diva
Sea Of Shoes - c est beverly hills la bas
Karla’s Closet - sensuous curvy californian babe
What To Wear Daily -
Fashionista - humour, edge
Chictopia (lulu)- asian rock chick
Photos from Piksi - perfect vintage babydoll
posté le 04/09/2008 | 2072 vues | 43 commentaires | tags: vêtement style Silhouette Culture
Je ne dois pas ĂŞtre dans un milieu qui favorise ça, mais je vois rarement des filles habillĂ©es trop “pointues”, j’aime bien regarder ces blogs, je trouve ça intĂ©ressant, mais gĂ©nĂ©ralement, je trouve que quand c’est trop recherchĂ©, bah c’est moche!
L’esthĂ©tique des sites, les mises en situations, et quelques pièces sont belles, mais quand je vois ces chaussures hors de prix comme les bottes avec les orteils qui dĂ©passent, je me dit que ça devrait rester sur les podiums.
Et les garçons (enfin, la majoritĂ© des hĂ©tĂ©ros) sont plus sensibles Ă une robe babydoll toute simple qu’a un Tshirt loose avec une jupe Ă carreaux portĂ© sur un pantalon grunge avec des bottes lacĂ©es argentĂ©s de Ann Demestr…
Heureusement que beaucoup d’hommes sont plus sensibles Ă la simplicitĂ©, sinon toutes les fauchĂ©es seraient cĂ©libataires ^^ Parce que franchement, pour suivre la mode, faut vraiment avoir du fric..ça change tout le temps !
merci pour ton article, surtout pour les liens vers les blogs! j’avais aussi, comme beaucoup, remarquĂ© cette “tendance” des magazines de mode Ă ne plus trancher, mais Ă accumuler tous les possibles. dans la mesure oĂą cela concerne un Ă©norme secteur Ă©conomique et culturel (la mode, ce n’est pas que du chiffon et du shopping, bien entendu!), c’est important de le remarquer. cela parle de deux choses, Ă mon humble avis : les crĂ©ateurs se sont libĂ©rĂ© d’un certain diktat des tendances (provenant des bureaux de style, du monde textile, et des magazines, entre autres), de grĂ© ou de force. la crĂ©ation s’impose comme elle s’est dĂ©jĂ imposĂ©e dans les annĂ©es 80 : c’est plutĂ´t une bonne nouvelle, et ça rĂ©pond Ă ta question. si la crĂ©ation est bien vivante, la mode ne peut pas mourir! ça dit aussi que les magazines cèdent une bonne partie de leur pouvoir, et c’est pas plus mal, parce que ça tournait un peu en rond, surtout en France… manque de crĂ©ativitĂ©, manque de prise de risque, copinage et compagnie… je trouve très bien que ce changement de culture soit du cĂ´tĂ© des individus, notamment Ă travers la blogosphère. la street-fashion est un mouvement (pas rĂ©cent, ça vient du Japon des annĂ©es 90, notamment pour cette manie de photographier des looks dans la rue) vraiment intĂ©ressant culturellement parlant. il Ă©tait presque naturel qu’il rencontre celui des blogs : individualisme, egomania :) et besoin de s’exprimer… lĂ aussi, ça rĂ©pond Ă ta question : il y a de la vie dans ce mouvement lĂ ! la mode ne meurt pas, mais elle Ă©volue culturellement, je pense. mais cette transformation laisse des gens sur le cĂ´tĂ© : ceux qui voyaient dans la mode un mode d’emploi, ceux qui y cherchaient un moyen de conformitĂ© sociale, ou de faire-valoir. la mode d’aujourd’hui, tu l’as bien montrĂ©, ne donne aucune règle, et laisse les individus face Ă eux-mĂŞme. le vintage est un excellent exemple, puisque sans goĂ»t personnel et sans culture de mode (quoi choisir, reconnaĂ®tre une bonne pièce d’une mauvaise, le vrai du faux, etc…), on ne peut pas s’en sortir… un choix infini, certes, mais finalement, l’Ă©litisme par l’argent a remplacĂ© celui de la culture… bon week-end!
Il m’a l’air très intĂ©ressant ce Clothing Warehouse ;) ANYWAYYYYYY je pense que le vintage connait des pĂ©riodes bienheureuses toutes les dĂ©cennies, et qu’aujourd’hui on tente la dĂ©brouille et l’originalitĂ© Ă cause - entre autres - du pouvoir d’achat et peut-ĂŞtre (ce n’est qu’une hypothèse) de la montĂ©e folk + dĂ©mocratisation d’H&M (qui maintenant est envahi par des filles de 12-16 ans autant que par la tranche d’âge supĂ©rieure)
@cocoquillette et Krib : Vous avez raison de dire que les hommes heteros restent de maniere generale quand meme attaches a la simplicite, au fond (meme si ca fait toujours bien d’avoir une copine ultra fringuee luxe a son bras dans certains milieux). Effectivement, etre “fashion” dans la bouche d’un mec, c est pas forcement positif, et presque jamais elogieux. Pour eux c est juste se montrer ouvertement compliquee, appretee donc emmerdante, et ca montre aussi une deseperante tendance narcissique qui enerve.Enfin,c’est mon avis:-) Toutes ces bloggeuses, qui viennent d’ailleurs de se mettre a la video pour parler de leurs fringues (Karla, Camille de Childhood flames) en sont la preuve vivant, et ont pondu avec ces videos des monstruosites d’egocentrisme, de pretention, absolument creuses et ridicules. Si leurs looks sont interessant, leur discours derriere est absolument affligeant, et c’est la qu’on se rend compte le plus souvent que ce n’est pas forcement la Mode qui les fait vibrer mais tout simplement, le shopping……. Il y a assimilation des 2, ce qui est logique dans notre societe. On en vient donc au sujet de l’argent : c’est evident que suivre la mode coute tres cher. Car que l’on achete une piece YSL ou des dizaines de petits trucs chez H&M, le resultat est le meme, on achete a mort et on est en permanence sollicitee.Le plus dur finalement c est savoir se poser des limites, tant dans son style pour en faire quelquechose de personnel, que dans l’achat lui -meme….
@ Lilagreen : merci pour ton super commentaire !! je ne suis pas tout a fait d’accord quand tu dis que les crĂ©ateurs se sont libĂ©rĂ© d’un certain diktat des tendances, et que la creation pure est encore possible.La creation n’est plus “libre”,elle existe bien sur mais ne s’impose pas comme telle. Je pense plutot que le marche impose la creation actuelle. D’un cote on sent la saturation chez les createurs, et Marc Jacobs dans une interview admet s’inspirer a la fois de ses pairs qui ont eu du succes, et de looks vintage.Combien de fois il y entre eux des querelles de chiffonniers pour s’attribuer “le droit d’initiateur de cette tendance”, ca fait rigoler les journalistes aux US. De l’autre, les designers s’inspirent aussi , et par force, de tendances considerees comme vendeuses .Ils sont plus que jamais tenus de faire des collections qui “marchent”, par les magazines (c est Wintour et son entourage qui vont decider si un createur est valable ou pas, sur des criteres comme la marketabilite par exemple), par les bureaux de style, par les maisons mere derriere (LVMH, le groupe Richmond dont l’objectif ne l’oublions pas, est tres simple : faire du pognon….) .Il y a bien sur une certaine liberte, on est dans le monde du luxe quand meme, il faut toujours faire rever et donc eviter le previsible. Mais il s’agit donc pour eux de trouver le juste compromis entre la creation et cette obligation d’etre commercial. Ghesquiere chez Balenciaga est la quintessence de cette nouvelle machine de guerre qu’est la mode : quelques pieces must-haves absolument bankable, forcement en edition limitees pour creer la demande (les vestes college A/W 07, le fameux cheich..) et un style ultra-novateur a la fois inaccessible et dans lequel on peut se projeter (les robes a coques rigides de cet ete). Jacobs toujours est juste formidable car il parvient a reutiliser le passe tout en innovant, et EN PLUS a faire quelque chose de commercialement parfait pour Vuitton pret a porter. Tout le monde se projette en Vuitton , de ta grand-mere a toi. Pour conclure, comme l’avait dit Garance Dore a la radio il n’y a pas longtemps, et c’est juste la phrase la plus importante que j’ai entendue recemment :”la mode, c est du business, fait par des artistes”.
Par contre bien sur que la mode ne meurt pas, elle se transforme de maniere tres interessante, et je suis vraiment d’accord quand tu dis que la street-fashion est un truc passionnant , et genial pour justement faire evoluer le fonctionnement tres traditionnel du milieu, modifier l’influence des magazines. C est genial de ne plus avoir de mode d’emploi et de pouvoir se creer son identite stylistique comme on le peut aujourd’hui, a tous les prix. Par contre comme tu dis c est pas forcement facile d’avoir trop de choix puisque tu te retrouves face a toi meme. Dans mon article je voulais aussi montrer comment finalement tant de filles sont pauvres culturellement, et du coup s’acrochent de maniere ridicule a ces nouveaux reperes que sont les ” fashion bloggeuses influentes”. Ce que je dis la est mechant, mais je le pense vraiment : sur combien de filles habillees vintage, combien sont conscientes de ce qu’elles renvoient avec leur look? Combien de filles ont nourri leur looks de leur culture ou de leur passions? Franchement je ne pensais pas qu’autant de filles aimaient autant le rock anglais au point de s’acheter un perfecto !! Savent-elles ce qu’implique leur style proto-punk? d’ou il vient et pourquoi?
Apres c’est sur, est-ce vraiment important d’etre consciente de tout ca, de l’histoire ou de la portee culturelle de ce qu’on projette comme image.Peut etre que je me pose trop de questions et que je suis un peu trop radicale dans ma conception du style. Mais voir des filles qui n’aiment que le shopping pretendre a un style riche , individuel et pense, comme s’il avait ete nourri par des annees de lectures et une discotheque impressionnante, ca me debecte.
@ Lilagreen : he sur un autre sujet, merci pour la playlist ! Tu sais que ca me fait toujours plaisir de savoir qu’en meme temps que moi des gens ecoutent ce truc, de l’autre cote de l’Atlantique ou ailleurs ! j ai l’impression de partager un peu de temps avec eux :-)
@ Elixie : AHAH The Clothing Warhouse, ca te plairait ce coin d’Atlanta, si jamais ca te dit de venir faire un tour ;-)
Tu as carrement raison au sujet du vintage : c est toujours dans une conjoncture economique de merde ou inquietante que celui-ci connait un retour en force : on recycle, car on n’a plus les moyens de faire autrement. Marre du modernisme , du futur et des conneries de Paco Rabanne, on veut la paix, du cool, donc on revient au folk et au style hippy pepere meme si tout ca bien sur n’est qu’un moyen de se voiler la face. Et puis le vintage est a la mode bien sur a cause d’H&M et des autres : meme si leurs collecs se renouvellent souvent, on est presque sur de trouver cette robe chez 1 ou 2 copines, pour peu qu’on ait les memes gouts. Et ca, c’est la hantise du terrien 2008: ressembler a son voisin.
JelizaRose, j’ai bien peur que tu aies raison, en ce qui concerne la libertĂ© des crĂ©ateurs… je me demandais seulement si, dans la mesure oĂą les magazine en proposaient plus de mode d’emploi, les règles de la crĂ©ation , et celles du dĂ©sir, ne pouvaient pas changer… ce qui est certain, c’est que mĂŞme les grands groupes sont obligĂ©s de laisser une marge de libertĂ© importante aux crĂ©atifs, afin de renouveler le haut de gamme. les marques françaises ont parfois du mal Ă trouver un Ă©quilibre entre le contrĂ´le par le marketing (coller aux tendances, chercher ce que voudrait une cliente idĂ©ale) et l’excès de libertĂ© des crĂ©ateurs qui peuvent planter une sociĂ©tĂ© si ils n’en font qu’Ă leur tĂŞte… il faut avouer que cela n’est pas du tout Ă©vident. en revanche, je trouve très bien que les jeunes crĂ©ateurs de mode soient conscients des tenants et aboutissants Ă©conomiques de leur mĂ©tier : marque, communication, image. c’est une nouvelle gĂ©nĂ©ration, ils sont plus autonomes… mĂŞme si parfois, le mythe franco-français du crĂ©ateur-idĂ´le dans sa tour d’ivoire fait encore des ravages…
bon, faut que je me remette au travail (oui, un dimanche… ça me dĂ©prime, mais pas le choix!)… je te retrouve sur ton blog, alors? je me dis que c’est un bien joli dĂ©but de conversation :)) et cela me donnera l’occasion d’Ă©couter ta playlist. au fait, tu es oĂą, de ce cĂ´tĂ© lĂ du monde?
ps : sinon, je suis pleinement d’accord avec toi sur le manque de culture de ces filles qui suivent la tendance du vintage. et non, ce n’est pas mĂ©chant :) c’est un peu aussi ce que je voulais dire, mais je n’ai pas osĂ©… j’avoue que croiser des gamines de 16 ans dans mes boutiques vintage prĂ©fĂ©rĂ©es, c’est toujours de grands moments d’Ă©nervement. mis Ă part le fait qu’elles se conduisent de la mĂŞme façon que chez H&M (agressives, impolies, comme Ă la foire d’empoigne), elles piaillent et te jaugent comme si, avec ton âge (34 ans, je suis une antiquitĂ©!) TU Ă©tais une intruse. heureusement, il reste de bonnes adresses cachĂ©es, les petits secrets que l’on garde pour les amies! … et les tas de fringues dĂ©gueulasses des marchĂ©s aux puces dans lesquels ces demoiselles dĂ©licates n’iront jamais plonger leurs mains manucurĂ©es :)))
@lilagreen et JelizaRose: j’aime beaucoup ton analyse sur la culture liĂ©e aux styles de fringues et je suis entièrement d’accord.
malheureusement la volontĂ© d’ĂŞtre “Ă la mode ” et de se conformer Ă des codes préédictĂ©s pour “en ĂŞtre” annihile un peu tout le reste des enjeux de l’apparence (pour moi, montrer qui on est et ce qu’on veut faire transpâraĂ®tre de nous)
Ce qui m’effraie souvent, c’est de me rendre compte que les soucis qu’on avait ados sont toujours les mĂŞmes…sauf que maintenant, c’est devenu la norme mĂŞme pour les filles de mon âge.
Et Ă propos des hommes, les kate agyness and co…c’est Ă nous qu’elles plaisent, pas aux hommes.
@DeeCurl : justement, je pense que l’article de JelizaRose, et mes remarques, visaient Ă montrer que ce grand “bazar” de la mode oĂą tout est permis ne permet plus de s’accrocher Ă ce besoin d’”en ĂŞtre”. alors, plutĂ´t que d’en faire un sujet d’angoisse, autant en faire un atout. c’est finalement tellement agrĂ©able de ne plus se soumettre Ă ces pressions d’adolescence (oui, Serena, tu as bien raison)! ĂŞtre “au dessus”, ou “en dessous” de cela, c’est toujours une très bonne chose. ça permet de s’en amuser, de retrouver le fun, voire mĂŞme un peu de cynisme : quand on y arrive, il faut ensuite aller se frotter Ă la hype, et la regarder bien droit dans les yeux, ça vaut une sitcom! ma mĂ©thode : over-dressed et super souriante! la politesse et la gentillesse extrĂŞmes, ça dĂ©concerte le hypeux et la hypeuse qui s’Ă©loigne avec un “pfffff” rageur. et moi, je rigole… :)
@Serena : cette prise de conscience que la mode plait essentiellement aux femmes est importante et devrait permettre d’avoir deux garde-robe : une pour les femmes, une pour les hommes. parfois, il faut faire des choix bizarres, mais si ça peut faire plaisir de temps en temps… mais seulement de temps en temps, car les goĂ»ts masculins peuvent aussi Ă©voluer vers plus de sophistication (en gros, ils commencent tous par aimer les signes de fĂ©minitĂ© les plus Ă©vidents, puis, avec un peu d’Ă©ducation, ils s’affinent, comme nous!). si on ne s’habillait que pour plaire aux hommes, la mode serait morte, justement! ;)
finalement, je me rends compte que la mode, comme la technologie, n’est ni bonne, ni mauvaise. tout dĂ©pend de ce que l’on en fait. si on l’utilise comme faire-valoir social (”j’ai l’argent, tu ne l’as pas”) en utilisant le biais de la jalousie, ça donne des informations importantes sur la personne. une autre qui aura plaisir Ă s’habiller, Ă jouer avec les codes et son apparence, cela va se ressentir. a fortiori, quelqu’un qui est dans une recherche très personnelle, cela va s’imposer au regard. sur ce point de la “tolĂ©rance Ă l’individualitĂ©”, n’oublions pas la diffĂ©rence très nette qui existe entre le regard parisien, très codifiĂ© et finalement très normatif, et les regards britanniques, japonais, ou (nombreux) autres, dans lesquels la recherche de l’individualitĂ© est plus valorisĂ©e… voyager, c’est aussi un excellent moyen de s’ouvrir Ă de nouveaux regards sur la mode, et sur soi!
@ Lilagreen : super super dernier commentaire, tu resumes exactement comment le regard Parisien sur l’individualite est extrememenent codifie, a en devenir ridicule. Ici aux Etats-Unis (j’habite a Atlanta), il y a aussi des normes vestimentaires, bien sur, mais elles n’ont rien a voir, et je dirai que meme si les US sont un des pays les plus conservateurs du monde sur tout un tas (trop) de plans, c est ici que l’individualite peut s’exprimer comme elle l’entend dans le respect (ou l’indifference, mais c est toujours mieux que les regards et les chuchotements dans le metro parisien).
Tu as l’air d’avoir une sacre personnalite, poste des looks :-)
@ Serena: je ne pense pas que la recherche de style, ou la mode soit un “soucis” et “reserve aux ados” meme si ca joue evidemment une grande part a cette periode la de la vie. Perso j’ai l’impression que cette question va me passionner toute ma vie :-)
@JelizaRose : mmmmh, poster des looks? non, je ne crois pas, cela me mettrait mal Ă l’aise. peut ĂŞtre que je pourrais poster des looks de mes pieds! :)) en fait, j’ai un gros problème, en matière de mode : je sais très bien choisir les Ă©lĂ©ments sĂ©parĂ©ment, mais pour les assembler, c’est toute une histoire… je n’ai pas ce don. parfois, j’ai des Ă©clairs de gĂ©nie, mais souvent, je ne porte pas mes belles pièces. de temps en temps, j’ai des vellĂ©itĂ©s d’assemblage, comme en ce moment, (c’est l’effet rentrĂ©e) oĂą je me motive, pleine de courage, pour faire quelque chose de cette garde-robe… et puis finalement, je me dis que je m’en fous. non, mon truc, c’est vraiment les chaussures (souvent vintage, d’ailleurs). en revanche, je suis extrĂŞmement tolĂ©rante sur les looks des autres. plus encore pour les “fautes de goĂ»t” que pour les looks très fashion. j’aime bien l’idĂ©e que tout le monde puisse s’exprimer. pour cela, c’est vrai que je prĂ©fère des villes comme Berlin, Londres, ou mĂŞme Bruxelles… ok, je vais poster des looks de mes pieds… ça fait un bout de temps que j’y pense… faut juste que je trouve le “truc” narratif ;))
… en fait, j’ai une sorte de fantasme d’une garde-robe suffisamment parfaitement minimale, mais design (coupes parfaites, matières parfaites) que je n’aurai plus qu’Ă piocher au hasard pour faire des combinaisons. sinon, je rĂŞve d’un logiciel de composition de tenue… :)
C’est vrai qu’ici, j’ai l’impression qu’il y a moins de looks originaux, plus des gens qui s’habillent en suivant Ă la lettre la mode de “girls”…parfois on ose pas porter un truc par peur d’ĂŞtre observĂ©e comme une bĂŞte curieuse.
@ Krib : carrement . A paris cet ete , j’avais une combinaison en polyester vert satinee, avec des revers aux manches, une grosse ceinture et des bottes noires, OK c’etait totalement Dynasty mais enfin j’assumais. Autant te dire pourtant que prendre le metro discretement n’a pas ete une mince affaire, tout le monde me regardait , et que le regard soit etonne ou narquois, c’est l’horreur. J’aurais fait la meme chose a NYC ou a Berlin, ca aurait ete completement different. Parfois Paris m’insupporte dans son conservatisme et ses bonnes manieres.
@Lilagreen : ce fantasme de la garde-robe minimal et parfaite est un peu mon reve aussi, et celui de toute modeuse qui finit par etouffer sous les imprimes et la qualite desastreuse des enseignes high-street. Finalement il n’y a rien de plus difficile que de se la constituer, cette garde robe minimale. Car. a supposer que l’on a l’oeil le minimal ne souffrira pas une qualite ou une coupe approximative. C’est la que la fast fashion, H&M et les autres ne suivent plus et restent dans un cycle achat-poubelle tres rapide et decevant finalement.
Seules les marques de luxe proposent cette atemporalite, ce soin des details et des matieres. Je suis rentree hier dans une veste Armani a $3980, et c’est elle qui me portait. Cette veste etait tres forte par sa simplicite et la qualite de la coupe et des finitions en meme temps.La porter c’etait changer du tout ou tout. C’est une sentation tres etrange, de laquelle on ne se remet pas :-)
à ce prix là , elle est autonettoyante, au moins? et elle répond au tel? ;)
et elle pond des articles pour LR ainsi que vider la poubelle et tondre la pelouse MDR
desole chui un mec mais c’est sur que j’irai jamais essayer ce genre de fringues pour mec j’ai autres chose a faire
@sand :Attends c’est pas trop cher encore :-) aux US y a des chaines de magasins de destock et parfois on trouve du luxe qui traine comme ca sur un cintre, solde en general (enfin meme soldee elle restait a $900, une affaire , lol:-)). mais enfin ca fait bizarre de tomber sur du Valentino froisse ou cette veste Armani entre 2 polos Target……
autant je pourrais claquer du fric dans une cave, autant ça, je pourrais pas….çame dĂ©passe…bah, un jour je vais me secouer le gras et pondre un petit truc sur mon incomprĂ©hension de la mode
@sand : bien d’accord. Mais chacun son truc en meme temps. Et il faut juste se dire que pour certaines personnes, $3000 c est $30 , rapport au niveau de vie. C’est pour ces gens-la que les createurs vendent, et pour faire rever les autres.
La mode n’a rien a voir avec le prix, ceci dit,c’est un autre sujet.
Moi aussi ça me dĂ©passe. Payer si cher pour un vĂŞtement..Enfin, si t’as l’argent pour, tant mieux ^^
@Krib:t’inquietes j aimerai bien avoir l’argent pour :-) Ce que je veux dire c’est que nous on voit ca avec nos yeux de gens a revenus “normaux” et donc dans le referentiel associe. Donc forcement ca choque. Perso ca me ferait bien chier de lacher tout ca dans des coutures bien faites.Parce que pour moi comme pour la majorite des gens $3000 c’est juste enorme.
Mais apres, tout est une histoire de niveau de vie reference. Mais encore une fois, si le prix est un des facteurs qui fait rever dans la mode, ca n’a fondamentalement rien a voir avec la Mode en soi.
Oui c’est vrai que quand on gagne des millions, 3000 $ ça doit paraitre dĂ©risoire ^^
@JelizaRose, je suis d’accord avec ta dernière phrase et ce que je vais te dire sera donc hors sujet, mais ça me dĂ©mange.
je trouve quand mĂŞme carrĂ©ment indĂ©cent de claquer ce que d’aucuns ne gagnent mĂŞme pas en un mois pour un bout de tissu, fut-il merveilleusement coupĂ©. bref. pas le sujet.
@DeeCurl : on est toujours le riche ou le pauvre de quelqu’un, non? une autre personne trouvera indĂ©cente notre façon Ă tous de gaspiller l’eau courante, ou de râler après un système de santĂ© quasiment gratuit… cela me fait penser Ă mon ami brĂ©silien qui me disait, au moment d’ĂŞtre expulsĂ© d’Europe qu’il n’avait pas la “bonne couleur de passeport”, par rapport Ă moi qui pouvait circuler librement… je suis bien d’accord avec JelizaRose, cela n’a rien Ă voir avec la mode en tant que telle. et malgrĂ© tout, c’est aussi un secteur Ă©conomique qui mĂ©rite autant qu’un autre de subsister. il faut des gens pour acheter des produits, quels qu’ils soient, afin de permettre Ă des usines (souvent europĂ©ennes, dans le haut de gamme) de tourner. dĂ©penser une certaine somme dans un vĂŞtement dessinĂ© et confectionnĂ© par une sociĂ©tĂ© indĂ©pendante (comme certains crĂ©ateurs) cela n’a pas du tout la mĂŞme valeur… acheter du “vintage”, c’est recycler, et trouver LA perle Ă 5 euros, cela n’a pas non plus la mĂŞme valeur… si quelqu’un peut acheter une robe de haute couture, moi je la salue et la remercie, parce que derrière la “mode”, il y a surtout de magnifiques savoir-faire… “mode sans conscience n’est que ruine de l’âme”… :)
@lilagreen: il y a aussi la manière de consommer.
acheter frĂ©nĂ©tiquement des pièces magnifiques qui coĂ»tent un oeil pour suivre Ă tout prix la tendance, pour ne les mettre qu’une fois et changer de style tous les deux mois est pour moi d’une vacuitĂ© assez insondable.
Ă©conomiser pour offrir ou s’offrir une belle pièce qu’on gardera, qui aura une valeur sentimentale, presque un objet d’art, oui.la haute couture produit des choses merveilleuses qui effectivement s’apparentent pour moi Ă de l’art et devraient ĂŞtre respectĂ© en tant que telle.
@DeeCurl : en fait, je ne comprends pas que l’on puisse qualifier d’”indĂ©cent” tel ou tel type de consommation (de mode, ou autre). ce qui compte, c’est ce que l’on fait de SON argent, as ce que les autres font du leur. c’est ce que j’essayais de dire en relativisant cette “indĂ©cence”. nul ne peut prĂ©tendre ne pas participer Ă la folie du monde, Ă petite ou plus grande Ă©chelle. la mode n’est qu’une toute petite partie du problème… ce qui me gène, c’est cette façon de stigmatiser un comportement “de riches” qui serait indĂ©cent (parce que finalement, si ces personnes ont les moyens de changer de vĂŞtements aussi souvent que certaines d’entre nous vont chez H&M, qui sommes nous pour leur jeter la pierre de la “morale”?), et de l’opposer Ă un comportement plus “moral” d’Ă©conomies ou de conscience. chacun devrait pouvoir faire ce qu’il veut avec ses sous, c’est mon avis. du moment que personne ne me donne de leçon sur ma façon de vivre, je n’ai aucune raison d’en faire aux autres… et puis, franchement, il y a plus “indĂ©cent” que la mode, comme système d’inĂ©galitĂ©…
on est bien d’accord que chacun fait ce qu’il veut de son argent, que chacun a ses passions dans la vie et chacun a ses valeurs.
c’est sĂ»r que ce n’est pas parce qu’on achètera pas cette paire de Louboutin que le SMIC augmentera.
par contre si on est plus heureuse avec une paire de Louboutin qu’avec un week end en amoureux en ballerines Eram, c’est triste. bien sĂ»r, c’est mon point de vue et chacun fait ce qu’il veut.
mais c’est pas le sujet de l’article, je ne veux plus embĂŞter JelizaRose :)
bon, et puis j’aime bien la mode un peu quand mĂŞme, alors sans libertĂ© de blâmer et patati et patata….
@Lilagreen & DeeCurl : desolee les filles de ne pas avoir suivi la discussion avant, chez moi c’etait la nuit :-) . je vois que j’ai souleve sans le vouloir dans les commentaires le probleme bien plus global du rapport a l’argent , sujet tabou s’il en est dans une societe comme la notre :-) Depuis les annees 80, la situation s’est renversee : il est de plus en plus indecent d’etre riche. Pourtant , je suis entierement d’accord avec toi Lilagreen, le rapport qu’on a a notre argent est et devrait rester entierement personnel . Mais c’est dans la nature humaine de toujours comparer son lopin de terre avec celui de son voisin, d’ou cette espece de “morale naturelle” qui nous fait hurler quand Mary Kate Olsen claque 100 000 dollars en une apres-midi. Apres c’est sur, DeeCurl, que certains comportements feminins sont completement denues de sens et m’irritent profondement. Il y aura toujours des privilegiees completement debiles et superficielles, qui vont consommer a mort , et confondent la mode avec l’exercice bien plus platonique du shopping, mais ca c’est encore autre chose, l’educuation, la culture, l’intelligence…..
@JelizaRose : en effet, la culture, l’intelligence, l’Ă©ducation… mais de l’autre cĂ´tĂ©, il faudrait voir Ă ne pas confondre moralitĂ© et une certaine forme de jalousie… Mary Kate Olsen? 100 000 dollars? oh, mais on sait bien que les plus grandes misères se trouvent justement lĂ ! :)) serions nous plus heureuses d’avoir TOUT ce que nous voulons? ou la vie n’est-elle pas question de dĂ©sir…? on nous apprend Ă avoir envie, Ă jalouser sans rĂ©flĂ©chir… ça se me pose plus problème que le shopping compulsif. en effet, il ne faut pas le confondre avec la mode :)
(dĂ©solĂ©e, j’ai un peu cafouillĂ©… dernières phrases, comprendre : “ça, ça me pose plus de problème que le shopping compulsif. en effet, il ne faut pas le confondre avec la mode”… hum.
@ le Mal: pas de probleme !!! J ai demande l’effacement de tes deux messages , et……note ton adresse :-)
Jelila, je pense que tu te trompes. Etre riche n’est absolument pas tabou, d’ailleurs, les riches sont de plus en plus indĂ©cents.
@Serene : C’est bien parce qu’ils sont indecents que c’est tabou :-)
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grmouiiiiii….
j’ai dĂ» le dire quelque part dĂ©jĂ mais ma conclusion c’est que j’ai pas le temps de chercher Ă ĂŞtre hype, et ton article me conforte encore plus lĂ -dedans puisque ça Ă l’air de plus en plus compliquĂ©.
+1 pour les nanas toutes habillées pareil.
+1 pour les bottes du Marais :) en plus c’est moche.