Avant même de pénétrer dans la salle de classe, j’avais déjà un gros chewin-gum collé au fond de mon estomac. Avant même de faire connaissance avec le reste de ma classe, je savais que ça le ferait pas ! Déjà avec mes épis, mes cheveux électriques de bébé et ma micro taille, j’allais pas trop marquer les esprits (toutes les autres filles avaient de belles chevelures de Barbie et des mamans qui les brossaient 100 fois minimum avant de les coucher !)
Bref, c’était la loose ! Passent encore ma coupe de moineau mouillé, ma robe datée, mon cartable usé (aujourd’hui on dirait « vintage »), mais pour mon premier jour de ma première rentrée des classes, j’étais déjà foutue : je n’avais pas les bons crayons de couleur ! Ma mère, cruelle et ignorante, avait refusé de m’acheter ceux de mes rêves (des gros qui tenaient accrochés par une même barre en plastique) ; elle m’avait acheté les moches, les crayons de pauvre, tout fins, tout tristes, tout nuls.
Et ça n’a pas manqué ! Quand la maîtresse a dit « Sortez vos feutres ! », j’étais la seule à avoir les crayons moches. Et ma voisine de droite Danielle, telle une hyène s’est jetée sur cette occase en or de montrer à la peuplade de gnomes qui elle était, les a pris, les a reniflés (une hyène, je vous dis !) et devant tout le monde a dit d’un air dégoûté « Tes crayons, ils puent ! ».
C’était comme dire « Bourreau, fais ton œuvre ! » (parce que j’ai bien vu dans leurs yeux de gnomes que si mes crayons puaient, c’était sûrement parce que moi aussi !).
Et vous savez le pire ? Je l’ai crue ! Alors Danielle, si tu me lis : tu pues du cul !
(Je manquais pas mal de répartie à l’époque !)
http://c-la-loose-totale.typepad.fr/cestlaloosetotale
(c) photo bppm via flickr
posté le 03/09/2008 | 1546 vues | 23 commentaires | tags: crayon journée_école école rentrée souvenirs
J’Ă©tais teigneuse petite, et si une fille s’Ă©tait amusĂ©e Ă me dire un truc pareil, elle aurait eu droit Ă une dĂ©culottĂ©e sĂ©vère.
heureusement, en grandissant on apprend Ă relativiser et on comprend surtout que ces personnes sont les plus Ă plaindre.
Et j’adore la chute aussi !
(tu pues du cul, la phrase qui tue)
oui ^^ envie, parfois, malgrĂ© les dizaines d’annĂ©es qui sĂ©parent de l’injustice, de rĂ©pondre ce qu’on pas penser rĂ©pondre Ă l’Ă©poque. Je te soutiens : Danielle, elle pue du cul !
bon, oserai-je dĂ©voiler le fin de l’histoire? Danielle et moi on est devenues copines et ça m’arrangeait bien parce qu’elle Ă©tait ceinture jaune de karatĂ©! J’espère ne pas dĂ©cevoir celles qui aiment la chute! (vous savez ce que sait, on content de sa petite phrase…)
merci pour vos commentaires!
Dans ma classe, au CP (je suis arrivĂ©e en cours d’annĂ©e, je suis passĂ©e d’une Ă©cole parisienne Ă une Ă©cole de campagne, le choc culturel total), y avait une fille qui mangeait ses tubes de colle !
J’ai Ă©tĂ© vachement dĂ©boussolĂ©e, mais elle n’est jamais devenue mon amie, brrr.
danièle est une fille formidable, si si…ne jamais contrarier une ceinture jaune de karatĂ©, telle est ma devise.
+-
Ma peste s’appelait Marianne. On Ă©taient amies jusqu’Ă ce qu’elle me demande de gifler ma meilleure amie de l’Ă©poque pour lui prouver que je la prĂ©fĂ©rais. J’ai refusĂ© et depuis, je la dĂ©teste toujours autant !
Alors Krib, moi je dis: (Allez les filles, toutes avec moi!)
” Marianne si tu nous lis: ma main dans ta gueule!”
@la fille: ben ouais la colle elle Ă©tait trop bonne quoi ! (bon alors c’est peut-ĂŞtre un truc de provincial je sais pas)
@c-la-loose-totale: les enfants sont cruels, mais je te rassure maintenant c’est plus “tu pues” c’est “ta mère elle suce toutes les caĂŻra de la citĂ©” (vĂ©ridique)
@Netzah et La Fille : moi aussi j’aimais bien ma colle lol
@Netzah et La Fille : moi aussi j’aimais bien ma colle lol
c’est Ă vous dĂ©goĂ»ter de l’Ă©cole! (comme si c’Ă©tait pas dĂ©jĂ fait!)
Moi aussi j’avais les crayons de couleurs bon marche qui puent (pour de vrai)…
Que de cruaute des le plus jeune age tout de meme….
Moi ma pĂ©tasse s’appelait Martine. Elle griffait les autres enfants, du coup j’avais peur de lui parler !
Et la colle Cleopatra qui sent la frnagipane hmmmmm je l’aurais mangĂ© moi aussi !
@Philesb: Pas que les lunettes. ĂŠtre rousse aussi semblait (semble toujours) ĂŞtre une tare. Mais ma fiertĂ© vis Ă vis de ma couleur n’a pas failli une seule fois. Pourtant, ils auront bien essayĂ©, mais mon tempĂ©rament teigneux que j’avais enfant, les ont vite dissuadĂ© de m’attaquer mĂ©chamment.
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Avoir la bonne règle, les bons crayons, les bons cahiers, c’est tout un art…