Comme m’a dit mon pépé, c’est de l’école primaire qu’on garde nos meilleurs souvenirs. Et il a bien raison. Le collège, le lycée, la fac, après, c’est plus la même chose ! Des souvenirs de cette époque, où on est encore si naïf et si optimiste, où on aime encore aller en cours, j’en ai des tonnes …
Comme quand j’oubliais ma ventoline, ce qui m’empêchait d’aller en sport avec les autres, et que du coup je restais à dessiner avec les CE1/CE2. Le pire c’est que je le faisais même pas exprès. Mais je préférais dessiner avec les petits.
La fois où j’ai fait croire à mes copines, Émilie la blonde, Virginie la brune, que dans mes kinder chocolat il y avait de la bave de crapaud. Elles les ont mangé quand même. Mais elles faisaient de drôles de têtes.
En CM2, quand Jonathan s’est vanté de porter une capote toute la journée, « au cas où ». Et quand on l’a cru.
Je me souviens de Maxime, le blondinet, qui chantait : « quand je bois contrex, mes fesses se dressent ».
Il y avait les blagues Toto que, mine de rien, je trouvais pas drĂ´les du tout !
Les parties des « Colons de Catane », un jeu que ramenait Monsieur W., notre instituteur, et auquel on adorait jouer … Et aussi les parties de Mastermind, c’était de la triche d’abord, leurs règles c’étaient même pas les vraies d’abord !
Les cours d’allemand … à regarder des vidéos auxquelles on ne comprenait rien. En 6ème j’ai choisi anglais !
La fois où Monsieur W. nous a ramené un renard écrasé pour que l’on voit à quoi ça ressemble !! (j’en garde aussi un souvenir olfactif).
Les jeux de récré : corde à sauter, élastique, marelle, billes et pogs … cet arbre et sa racine dont je me souviendrai toute ma vie, pour y avoir perdu un bout de mon incisive.
Le calcul mental selon Monsieur W. : tous debout dans la classe, les questions qui s’enchaînent, celui qui répond le plus vite (et juste évidemment) a le droit de s’assoir, le premier à répondre et à s’assoir a la classe, le dernier debout a la honte. Fallait avoir l’esprit de compétition.
Violaine S. qui avait le même prénom, et de surcroit les mêmes initiales que moi … (Quand Monsieur W. interrogeait Violaine, tout le monde répondait d’une même voix : « laaaquelle ? » ). Cette fille avait également la même passion que moi pour la lecture . Même si une fois, alors qu’on allait au CDI pendant que les autres finissaient leur bouquin, elle m’a avoué qu’elle ne l’avait pas encore terminé.
Je me rappelle aussi la fois où moi et Arnaud avions eu tout juste à notre contrôle de maths, et où notre récompense avait été d’aller compter des bouts de bois pendant que les autres assistaient à la correction : Monsieur W. en avait acheté toute une caisse (pour faire encore des jeux de logique dont il avait le secret), et avait fait faire une estimation à la classe pour savoir combien il y en avait en tout dans la boîte .. sauf qu’il savait pas lui, apparemment. Heureusement qu’Arnaud était mignon, parce qu’il y en avait beaucoup, des bouts de bois.
Quand j’étais sortie avec Pierre-Guillain pendant une récré … juste pour pouvoir jouer à mon jeu préféré. Et quand je me suis aperçue que c’était pas drôle du tout de jouer qu’à deux !
Quand les garçons perdaient leurs pogs derrière la grosse grille qui protégeait les gros tuyaux dans la cour. Et que, telle une super-héroïne, je passais mon petit bras tout fin au travers des barreaux pour les récupérer. Ils venaient me chercher exprès pour ça.
Il y avait aussi Nicolas, qui sentait la soupe.
Et les photos de classe, que tout le monde attendait avec impatience. « Pff, c’est aujourd’hui la photo de classe, t’as vu comment t’es fringuée ! » Zut j’avais oublié de le dire à maman.
Les gateaux d’anniversaire que faisait maman … et qui étaient tant attendus. C’étaient des têtes de mickey avec du chocolat, ou alors des hérissons avec des smarties, ou encore des petites souris … J’étais trop fière.
Cet exposé sur la marmotte que j’avais fait en CM2 … Avec des photos, des schémas, recherches très sérieuses et très approfondies … Sandrine, la dame du CDI, voulait même y assister. La classe.
Les mariages organisés dans la cour. Il y avait tout : le prêtre, les témoins, l’assistance et même les cadeaux. C’était du sérieux. Malheureusement ils duraient moins longtemps que le premier mariage de Britney Spears.
Les visites mĂ©dicales, oĂą on Ă©tait pesĂ©s, regardĂ©s sous toutes les coutures … « Qu’est-ce qu’elle te donne Ă manger ta maman le matin ? Il faut manger plus hein pour bien grandir … »
Et les buvards, sur lesquels on dessinait. Je recevais même des commandes pour dessiner sur ceux des autres. « Un cheval, steuplé. »
Quand on jouait de la flûte, ou qu’on chantait « Hisse et ho, Santiano ! Si Dieu veut toujours droit devant, Nous irons jusqu’à San Francisco. »
La fête de l’école ! Maman faisait des gateaux, papa tenait un stand, il y avait des lots, et la loterie avec les lapins … Et l’estimation du poids du jambon bien sûr ! Sans parler du numéro de cirque ou de la petite danse sur l’estrade.
Souvenirs, souvenirs. Mon entrée en 6ème a coïncidé avec un déménagement. Je garde toujours les souvenirs, les comptines et les jeux dans ma tête. Ces mêmes comptines et ces mêmes jeux que je suis sûre de retrouver chez mes enfants plus tard : il y a certaines choses qui ne changent pas. En fait, j’aime tellement l’école que j’ai décidé d’y retourner. Dans approximativement, deux ou trois ans, je serai à mon tour, la maîtresse.
posté le 02/09/2008 | 441 vues | 6 commentaires | tags: journée_école école souvenirs
Comme j’ai pas pu m’empecher de sourire tellement ça m’a renvoyĂ© quelques bonnes annĂ©es en arrière…
et mo qui croyais que j’Ă©tais la seule Ă avoir assiter Ă un mariage Ă l’Ă©cole ( j’Ă©tais tĂ©moin et lĂ©gèrement amoureuse du tĂ©moin aussi…)
même que nos amoureux ils étaient partis en croisère pour de faux .
Et qu’Ă trape -trape bisous j’attrapais toujours mon frangin parce que j’Ă©tais juste un peu effrayĂ©e Ă l’idĂ©e de bisouiller un garçon , attends t’imagine pas comment mes joues m’aurait trahit!!
Bref merci Vio de me rappeler toutes ces belles choses:D.
trap-trap bisous je connais pas ! nous on avait “les filles attrapent les garçons”, un peu pareil sauf qu’en vrai c’Ă©tait un peu violant parce qu’une fois j’ai attrapĂ© un garçon par l’Ă©tiquette de son tee-shirt waĂŻkiki et que ça l’a dĂ©chirĂ© et que du coup on a tous Ă©tĂ© au coin (Ă tour de rĂ´le, vu qu’on Ă©tait trop nombreux pour les 4 coins du prĂ©au). ce jour l’a j’ai appris une nouvelle expression qui ma longtemps paru Ă©trange : l’insist fâchĂ© avait dit au garçons (qui se plaignaient) “y’a pas de fumĂ©e sans feu”.
c’est super si ça vous a rappelĂ© des choses aussi :D
je jouais aussi Ă trap trap bisous … mais quand je me faisais attraper, je voulais pas faire un bisou devant tout le monde. ^^
les jeux de rĂ©crĂ© ont toujours Ă©tĂ© un peu violent … mais c’est consternant de voir qu’aujourd’hui les enfants n’ont plus rien le droit de faire dans la cours :s l’Ă©lastique tout ça, interdit!
dis donc, il Ă©tait un peu bizarre monsieur W^^ Ramener un renard mort…
oui il Ă©tait assez bizarre … mais passionnĂ© par son mĂ©tier alors on le pardonne !
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j’aime beaucoup le calcul mental selon Monsieur W. mais je serais restĂ©e debout souvent… joli texte !