+ Être incapable de rendre un travail à l’heure.
+ Avoir toujours besoin de « cinq petites minutes »
+ Être absolument « contre », lorsque tout le monde est « pour »
+ Voir les qualités, surtout. Zapper les défauts. Les refuser et passer pour le ravi de la crèche. Être un peu le ravi de la crèche.
+ Faire bonne impression, d’abord. Puis décevoir ensuite.
+ N’être fidèle en rien. Sauf en amour
+ Hésiter des heures, atermoyer et décider, finalement, n’importe comment. Sur un coup de tête et se planter.
+ Rire et pleurer. Tout le temps, infiniment.
+ Se plaindre toute la journée de défauts imaginaires pour empêcher tout le monde de regarder trop près ceux qui sont bien réels.
+ Quand on ne va pas bien, ne rien savoir dire d’autre que « je suis un peu fatiguée » et en vouloir au monde entier lorsque le monde entier n’insiste pas.
+ Parler de soi, tout le temps. De peur d’être indiscrète en faisant parler l’autre.
+ Avoir du mal à s’aimer, le plus souvent. Mais avoir l’impression qu’on s’aime quand même beaucoup trop.
+ Avoir peur d’à peu près tout ce dont on peut avoir peur. Sauf des souris et des vipères.
+ Croire qu’on passionne les foules. Souffrir qu’on ne les passionne pas.
+ Vouloir un bébé. Puis non. Puis si. Puis si. Puis si. Et puis ne plus savoir.
+ Attendre que les autres appellent. Attendre qu’ils fassent le premier pas. Préférer subir.
+ Avoir envie d’un Magnum. Encore. Le dévorer et pleurer parce qu’on va grossir.
+ Vouloir sur le champ un second Magnum.
+ N’en avoir jamais assez. Assez d’amour, assez de travail, assez de distraction assez de temps…
Et pourtant, purée… être tellement heureux.
Photo : (c) CORDAN via Flickr
posté le 18/08/2008 | 1591 vues | 7 commentaires | tags: défaut psy fille
Wahou! Je te reconnais bien-là ! Pas dans les défauts (quels défauts?) bien sûr mais dans cette écriture si chouette que tu as et cette capacité à être si expressive en si peu de mots. Et à faire des portraits qui décrivent beaucoup de monde sans taper dans le stéréotypé.
Pour ĂŞtre franche, j’avais peur d’une fin, du style “c’est ça ĂŞtre une fille” qui aurait tout gâchĂ© mais c’Ă©tait te sous-estimer.
Je pourrais rajouter “faire la gueule sans vraiment savoir pourquoi.”
“vouloir ĂŞtre remarquĂ©-e sans oser sortir de l’ombre.”
“vouloir ĂŞtre timide/ tĂ©nĂ©breux/mystĂ©rieux mais jacasser comme une pie.”
Pour moi ce ne sont pas des “dĂ©fauts de fabrication”, mais tout simplement l’ĂŞtre humain, ou devrais-je dire la femme, qui aime se compliquer la vie parce qu’au final ces complications nous permettent de nous rendre compte que nous sommes heureux.
Moi aussi j’en redemande des articles sympa et ludique.
Allez juste un autre pour la route….
- Dire qu’on est moche juste pour que les autres nous contredisent
Encore bravo pour cet article qui est dans son genre un hymne Ă la femme de l’an 2000
c’est moi. Tout simplement c’est moi. Surtout la phrase “fidèle en rien, sauf en amour.”
Oh my God je ne l’avais pas lu cet article! GĂ©nial C&S, j’aime beaucoup l’Ă©numĂ©ration comme forme stylistique :)
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Whaou, ton article est comme un petit bonbon acidulĂ©. Quand j’ai lu les premières lignes sur la première page, j’ai su que j’allais adorer. Je voulais le lire tout doucement pour savourer le plaisir mais au final je l’ai lu hyper vite!
Ce sont tous ces petits défauts qui font de nous des êtres spéciaux chacun à notre manière bien particulière.
Quand à moi voici trois de mes défauts:
- dire tout le temps j’ai pas le temps alors que je passe mon temps sur le net oĂą Ă discuter avec des copines
- me plaindre tout le temps de mon cĂ©libat et quand une opportunitĂ© d’arrĂŞter d’ĂŞtre cĂ©libataire, me dire que tout compte fait ĂŞtre cĂ©libataire c’est bien pratique!
- ĂŞtre trop bavarde et vouloir que les conversations ne s’arrĂŞtent jamais.