Tandis que mon gâteau au chocolat est en train de cuire, je m’interroge sur l’une des dernières tendances publicitaires, au nom extrĂŞmement paradoxal de porno chic. Parce que oui, on veut nous faire croire Ă l’heure actuelle que le porno c’est chic, c’est paillette, c’est glamour, c’est dĂ©contractĂ©-branchĂ©… alors qu’il s’agit juste de drogue, de sida (si si), d’artifices et souvent de dĂ©gueulasseries irrĂ©elles en tout genre qui rabaissent la femme (le viol par exemple).
Cette stratĂ©gie publicitaire qui vise Ă titiller notre instinct le plus primaire, est issue d’une autre stratĂ©gie frĂ©quemment utilisĂ©e : le shockvertising. Cette dernière propose des mots ou des images choc, qui sont censĂ©es choquer le spectateur afin que la marque puisse bien s’ancrer dans son cerveau.
Le shockvertising est très frĂ©quemment utilisĂ© pour des campagnes de prĂ©vention ou pour des associations. Il n’y a qu’Ă jeter un oeil sur les publicitĂ©s vous rappelant que vous avez de l’eau, c’est bien, mais que le petit garçon dĂ©sossĂ© sur l’affiche qui vous regarde d’un air suppliant, lui, n’en a pas. Pour un exemple bien actuel, boiretrop.fr se sert du viol, de la bagarre, de la noyade, etc. , pour vous mettre en garde de manière plus ou moins brutale des risques de l’alcool.
Le porno chic a fait sa vĂ©ritable apparition grâce Ă de grandes marques comme Dolce & Gabbana, Vuitton, Gucci, Ungaro… Ces publicitĂ©s visent souvent les « nouveaux riches » qui s’achètent des produits de luxe de manière occasionnelle, pour le style, pour exhiber leur confortable statut. La vĂ©ritable et première clientèle, celle qui ne se soucie que de la qualitĂ© et jamais du prix n’est pas rĂ©ellement influencĂ©e par les publicitĂ©s donc ne risque pas de s’offenser de leurs contenus.
C’est en grande partie parce que ce sont les crĂ©ateurs et les marques elles-mĂŞmes qui ont commencĂ© Ă rĂ©aliser eux-mĂŞme leurs publicitĂ©s, abandonnant les agences prĂ©vues Ă cet effet, car le produit de luxe est considĂ©rĂ© comme une oeuvre Ă part entière, un vĂ©ritable univers…
C’est ainsi que l’on se retrouve avec des publicitĂ©s porno chic pour Dolce & Gabbana qui suggère le viol Ă plusieurs, Dior proposant une demoiselle couverte de cambouis en laissant le doute sur sa situation prĂ© ou post viol, ou abandon total dans la luxure, Ungaro brandit la zoophilie voire le sadomasochisme.
Plus dĂ©licat, on dĂ©couvre avec Opium plus d’Ă©rotisme que de pornographie, avec une suggestion d’onanisme fĂ©minin, ce qui change nettement de la femme objet soumise trop maquillĂ©e et bien dĂ©personnalisĂ©e.
Au fur et Ă mesure, le porno chic et le glam trash (version “bling bling”) ont Ă©tĂ© utilisĂ©s par des marques plus anodines, pour des produits habituels et non de luxe. Toute vocation artistique semble disparaĂ®tre alors, et c’est Ă ce moment lĂ que les grandes marques s’assagissent, laissant l’exposition brutale du sexe aux autres produits ; comme des glaces par exemple, frĂ©quemment sucĂ©es langoureusement par de superbes crĂ©atures suggĂ©rant très clairement une fellation, ou encore les sucettes Chupa chups qui soulèvent le dĂ©bat avec l’innocent « Le plaisir de sucer… des chupa chups» lancĂ© par une blonde plantureuse, alors qu’il s’agit de sucreries pour enfants… (Tapez chupa chups dans google image et vous tomberez sur des photographies bien plus qu’Ă©rotiques.)
Pour plus d’actualitĂ© encore, la publicitĂ© Orangina bien zoophile sur les bords oĂą des animaux aux formes exquises dansent, se trĂ©moussent, se frottent et s’assoient en se dandinant sur des bouteilles, faisant gicler (ou Ă©jaculer carrĂ©ment) la boisson.
Mais il faut savoir que le porno chic n’est pas forcĂ©ment visuel, mais peut ĂŞtre textuel : « Tu la prends entre le pouce et l’index tu lèches » (papier Ă rouler Rizla)…
Cette stratĂ©gie publicitaire soulève quand mĂŞme bien des questions, sur ce qui est montrable et ce qui ne l’est pas. On ne peut pĂ©naliser la publicitĂ© car elle multiplie les connotations sexuelles alors que les magazines trashs sont exhibĂ©s sans honte aucune dans les kiosques… L’industrie du sexe Ă©voluant, les tabous sont levĂ©s. Mais peut-on laisser la pub exploiter la pĂ©dophilie ou la zoophilie ? Et la condition de la femme dans tout ça ?
Dans les publicitĂ©s, on le savait dĂ©jĂ , la femme fait la vaisselle, du gâteau pour les gamins, achète sa propre voiture pour aller travailler, fait des rĂ©gimes pour rester sĂ©duisante, et, aujourd’hui, suce son mari si tĂ´t rentrĂ©e chez elle. C’est son boulot, après tout.
posté le 10/08/2008 | 6819 vues | 48 commentaires | tags: chic porno publicité société
Merci pour cet article Marie Edith, je suis tout comme toi assez abasourdie des pubs suggĂ©rant le sadomasochisme, la zoophilie ou d’autres pratiques sexuelles assez bizarres, en tĂ©moigne la pub Orangina qui m’a vĂ©ritablement choquĂ©e, avec ces sous-entendus zoophiles (volontaires ou pas je m’en contrefiche), des animaux aux poses lascives et le pompon: la bouteille qui explose, tel un pĂ©nis qui Ă©jacule.
Ok l’industrie du sexe Ă©volue mais en mĂŞme temps, on veut nous faire croire que les moeurs ont tellement Ă©voluĂ© qu’il serait normal de parler de notre sexualitĂ© au dĂ©tour de n’importe quelle conversation (avec les collègues surtout), de faire une partie Ă trois histoire de, de tromper son mec, etc pour ĂŞtre tendance. On nous dicte quasiment ce qu’on doit faire au lit dans le but ultime (tjrs et encore) de satisfaire l’homme.
Je ne blâme pas ceux et celles qui veulent avoir une sexualitĂ© open, etc, etc, bien au contraire, chacun sa vie, je veux juste qu’on arrĂŞte de nous prendre la tĂŞte avec ce qu’on devrait faire ou pas. Après l’incruste dans nos assiettes et dans l’Ă©ducation des enfants, maintenant les mĂ©dia s’invitent dans nos lits, pour le plus grand plaisir des publicitaires.
Brr, c’est clair, la pub Orangina, mais comment ça a pu passer ce truc-lĂ ?
Ha ça me rassure, je suis pas la seule qu’elle perturbe, cette pub… Quand je dis Ă mes potes que je la trouve malsaine, ils me disent que c’est moi qui suis dĂ©rangĂ©e, c’est pas de la zoophilie voyons puisque c’est les animaux entre eux… *hum*
@Philesb : moi de mĂŞme, si je ne me trompe pas ;)
@Lollipop : « Après l’incruste dans nos assiettes et dans l’éducation des enfants, maintenant les média s’invitent dans nos lits, pour le plus grand plaisir des publicitaires. » Vraiment une superbe phrase qui résume tout ce que je pense !
@ La Fille : Je pense que la pub Orangina a pu passer tout simplement parce qu’on voit pratiquement la mĂŞme chose dans des clips (les nana en mini short, le dansĂ©-collĂ©-touchĂ©, je me renverse de l’eau dessus, uhuhuh je suis une de ces bombasses !) et autres ; le fait que ce soit avec des animaux rend la chose plus complexe : ça peut permettre d’attĂ©nuer la sexualitĂ©, ou au contraire, la faire dĂ©vier faire la zoophilie. Les avis se partagent.
En tout cas, si personne ne dit rien, pourquoi arrĂŞter une diffusion comme celle-ci ? ;)
Franchement, autant je peux comprendre qu’on s’offusque pour les pubs D&G (bien que perso, je les trouve d’un esthĂ©tisme magnifique) parce qu’effectivement, on peut y voir une sorte de glorification du viol, autant la pub orangina, faut arrĂŞter. De la zoophilie ?? N’importe quoi, c’est marrant et coquin, mais ça ne m’a jamais fais penser ‘Oh mon Dieu, cette pub est une incitation Ă la zoophilie !”.
Je crois que parfois, il faut aussi savoir prendre un peu de recul…
J’aimais bien les pubs orangina avant … mais lĂ aussi je la trouve pas terrible. Peut-ĂŞtre pas zoophile pour autant, mais faut avouer que la girafe qui fait un strip tease voilĂ quoi …. ya des enfants devant la tĂ©lĂ©.
C’est dommage parce qu’avant j’avais notĂ© une Ă©volution, par exemple un homme qui vantait un produit de nettoyage, et surtout, la pub tena for men, les motards qui avaient des fuites urinaires … elle Ă©tait super cette pub! ^^
nnnnn’ah ouiche, d’accord - CE porno lĂ .
non, parce qu’une littĂ©rature Ă©merge sur la blogoboule, qui fait dans le “porno chic” au sens oĂą il se refuse Ă toute vulgaritĂ© ou tendance dĂ©gradante. c’est un peu plus torride et cru que l’Ă©rotisme, mais c’est pas crade, quoi.
je sais de quoi je parle, j’ai un scribouilleur du genre Ă la maison.
La principale question est pour moi sur la définition de la publicité : art ou non ?
Si c’est de l’art, alors les digressions morales sont lĂ©gitimes, puisque c’est le rĂ´le de l’art de questionner la sociĂ©tĂ©. Mais si ce n’en est pas, s’il s’agit uniquement d’une publication commerciale grand public, alors la pub dĂ©passe ses attributions.
A mon modeste avis, le statut n’est pas hyper clair. A posteriori, la pub peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme de l’art et ĂŞtre donc exposĂ©, mais a priori, elle participe activement Ă la sociĂ©tĂ© (et donc ne la questionne pas) dans la mesure oĂą, comme tu le dis dans ton dernier paragraphe, elle est très conservatrice par rapport au statut de la femme.
Pour moi, ces visuels sont esthĂ©tiquement forts, jouent sur la carte du fantasme, et leur cible (CSP+ voire CSP+++) est tout Ă fait capable de discerner le rĂ©el de la reprĂ©sentation imaginaire. NĂ©anmoins, l’image de la femme qui est donnĂ©e me semble complètement rĂ©trograde.
Et je trouve les pubs Orangina dégueulasses, le spot TV en premier.
Alors, pour vous, la personnalisation d’animaux, c’est de la zoophilie? Certes, la pub Orangina est un peu super sexe, mais elle n’est en aucun cas zoophile…
Par contre, je ne sais pas ce que vous avez pensĂ© de certaines campagnes il y a quelques annĂ©es, telles que KookaĂŻ (le mec qui ton la “pelouse” Ă©tait vraiment hardcore!) et Magnum…
J’en profite pour te dire que deux des liens de l’article sont cassĂ©s.
Un peu excessif tout ça ! Ca frôle la paranoïa les amis. Je ne crois pas que les publicitaires se creusent la tête et facturent à leur client des créas horriblement chères juste pour le plaisir de rabaisser la Femme et de faire enrager les féministes ! Arrêtez deux minutes ^^
Qui plus est, je suis tout Ă fait d’accord sur le fait que la plupart de ces pubs prĂ©sentent un esthĂ©tisme très agrĂ©able… La pub Orangina par exemple, est très bien faite et on ne peut pas dire qu’elle ne soit pas agrĂ©able Ă l’Ĺ“il, avec son Ă©rotisme sucrĂ© ^^
Quant Ă savoir si on nous dicte quoi que ce soit… ma foi c’est la vocation de la pub que d’influencer Ă la consommation, Ă la mode, (vestimentaire ou de comportement) Libre Ă vous de la suivre ou pas :)
Le problème est toujours dans la perception de chacun… Idem pour les pubs Babette, pour ma part, elles m’ont fait sourire et ne m’ont jamais choquĂ©, je trouvais ça gentillet… Dommage pour celle qui se sentent visĂ©es par un soit-disant rabaissement, mais alors… n’ont elle pas quelque chose Ă se reprocher, un sentiment de culpabilitĂ© qui fait qu’elles se vexent au moindre bout de chair exposĂ© sur nos panneau publicitaire ? Je crois que l’introspection serait de mise, avant de crier au loup Ă la moindre occasion.
Pak : je suis tout Ă fait d’accord avec toi.
Franchement, la pub pour D&G, je n’y ai jamais vu le viol collectif…
Pour orangina, c’est vrai qu’elle est un peu chaude mais quand meme parler de zoophilie, on va loin lĂ !! J’ai pu la voir entièrement Ă la nuit des publivore. Elle m’a surprise mais bon … je ne me suis pas dit toutes ces choses !
Après, effectivement, chacun y voit ce qu’il veut …
En passant, perrier il y a quelques annĂ©es a fait des campagnes autrement plus ^provocs, et c’Ă©tait bien avant toute cette tendance Ă l’Ă©rotic chic …. donc vraie nouvelle tendance ou juste continuation de ce qui existait dĂ©jĂ ?et moi, la pub orangina, ben, elle me fait plutĂ´t marrer….
Vous ĂŞtes naĂŻfs ou trop prĂ©tentieux pour prĂ©tendre que les pubs n’ont aucune influence sur vous…
j’ai pas dit que ça n’avait pas d’influence du tout, mais ce qui me fait rire, c’est qu’on crie au scandale parce que il y a du sexe ds les pubs, suggĂ©rĂ© ou non, comme si c’Ă©tait un truc super rĂ©cent, et … non !
sinon, la fille j’adore, ta rĂ©plique
@ La Fille : Un peu réducteur comme classification non ?
Je ne dis pas que ça me laisse indiffĂ©rente mais je ne vais pas me jeter dans le premier magasin pour acheter n’importe quoi, pas plus que je ne vais me soumettre au moindre dĂ©sir de mon compagnon uniquement pour lui faire plaisir après avoir vu une pub D&G…(pas besoin de la pub pour s’amuser ^^) Et puis Ă©coute, oui je le clame, je prĂ©tends que la pub ne m’influence pas ! (oui affirmons nos ressentis sans arguments, parfois, ça soulage !) Je la regarde parce que je trouve ça très intĂ©ressant…
(@) Pola demande si c’est un art ou pas. Je n’irai pas jusque lĂ bien que ce soit une question judicieuse, mais sans ĂŞtre un art (de mon point de vue) c’est assurĂ©ment un moyen d’observation de notre temps et une institution qui incite au questionnement, et au dĂ©bat Ă©galement !
Je ne dis pas que ça t’influence de cette façon, mais ça influence nos modes de vie, de pensĂ©e, c’est Ă©vident.
Et quand on bosse dedans, on connaĂ®t parfaitement tous les mĂ©canismes et le pouvoir des images et des mots. La pub n’est pas qu’un reflet, c’est aussi un dĂ©clencheur.
@ La Fille : Certes, je suis persuadĂ©e qu’Ă un dĂ©grĂ© plus ou moins Ă©levĂ©, la pub influence notre comportement, c’est d’ailleurs son but. Mais de lĂ Ă hurler au scandale quand on voit une pub D&G ou orangina, lĂ je dis stop.
D’après toi, la pub nous influencerait, donc une scène “mimant” Ă un certain degrĂ© le viol, aurait une influence sur les gens et les inciterai Ă faire de mĂŞme ??
Je trouve que c’est un peu rĂ©ducteur, c’est comme accuser la musique ou les films violents d’avoir exercer une influence sur certaines personnes qui pètent les plombs et tirent sur des gens, ou les poignardent.
A un un moment, chacun doit prendre ses repsonsabilités.
Vous ĂŞtes trop premier degrĂ©. Les pubs mimant le viol, ou la sexualitĂ© dĂ©bridĂ©e, ou mettant en scène le sexe dans une version sympa et colorĂ©e avec des animaux n’incitent pas au crime, elles banalisent le sexe et le placent au mĂŞme rang qu’un paquet de lessive : si tu achètes de l’Orangina, tu seras plus performant sexuellement, si tu achètes cette lessive, tu seras une meilleure mère pour tes enfants, si tu achètes cette sauce tomate tu seras une meilleure Ă©pouse…
Et c’est ça qui me choque le plus, parce qu’il ne faut pas oublier que ces pubs forment principalement les futures gĂ©nĂ©rations. Que croyez-vous que vos enfants vont comprendre de ces pubs s’ils baignent dedans toute leur enfance ? Que le sexe est un produit comme un autre, et que la femme est faite pour donner du plaisir et n’est qu’un objet sexuel de plus. Bref, ça s’arrange pas.
suffit de pas laisser regarder ces pubs aux enfants, ou mieux de leur expliquer…. pourquoi il y en a, pourquoi elles dĂ©veloppent des messages pareils… enfin, ce n’est que mon point de vue, hein.
Et le second degrĂ©, aussi ça s’apprend, dans tous les sens
bah Ă©coute je ne sais pas.. je suis pas du genre Ă contredire parce que je n’aime pas trop les dĂ©bats en gĂ©nĂ©ral, mais non, je ne crois pas que la pub influence ma façon de vivre ou de penser. Les livres, les films, le vĂ©cu oui… Mais c’est peut ĂŞtre Ă cause de cet avis que j’ai quittĂ© le monde de la pub :p Je suis convaincue de mon libre arbitre :)
Non, “il ne suffit pas de”, sand, les enfants sont soumis Ă ces influences par de nombreux biais, notamment par l’Ă©cole, les centres aĂ©rĂ©s. Ton fils est encore petit, donc j’imagine qu’il n’a accès qu’Ă ce que tu veux bien qu’il regarde, mais plus grands, c’est dĂ©jĂ plus difficile, mĂŞme s’ils ne comprennent pas toujours ce qu’ils regardent, ça a une influence. Mais j’ai un petit de 8 ans Ă la maison, et c’est bien plus difficile Ă juger, et tout ne peut pas ĂŞtre expliquĂ© : “tu comprends mon chĂ©ri, c’est une stratĂ©gie marketing visant Ă promettre au consommateur une meilleure vie, donc Ă le pousser Ă consommer pour qu’il ait l’illusion d’avoir une meilleure image de lui-mĂŞme, allez, je te laisse Ă tes PokĂ©mons maintenant”.
Je suis d’accord avec Sand.
Et puis si on s’en tient Ă ton raisonnement La Fille, ça voudrait dire qu’il faudrait faire systĂ©matiquement du politiquement correct pour ne pas choquer, ou influencer les jeunes (et moins jeunes) gĂ©nĂ©rations. Moi je trouve au contraire que ce genre de pub incite au dĂ©bat et quand il y a dĂ©bat ou controverse, la pensĂ©e se construit.
Enfin, pour ma part, c’est en ayant des discussions Ă batons rompus sur des sujets tel que la politique, l’avortement ou les goĂ»t du coca light par rapport au coca normal que j’ai appris Ă m’exprimer, faire valoir mes idĂ©es et Ă©couter les autres.
je persiste quand mĂŞme Ă dire que un les enfants sont plus malins qu’on ne pense et qu’ils peuvent comprendre bcp de choses
deux bien sĂ»r petit limiter c’est une solution, qd ils grandissent vient alors l’option expliquer avec des mots simples,
trois la tĂ©lĂ©, ne doit pas ĂŞtre regardĂ©e seule comme c’est trop souvent le cas…
t
@ Sand : tout Ă fait d’accord ! On ne peut pas se permettre de livrer les enfants Ă eux mĂŞme face Ă la pub et comme Ă tout le reste ! c’est le rĂ´le des parents que de leur mettre des limites et de leur faire comprendre les choses !
Et non dĂ©solĂ©e, pour moi rien de tout ça ne banalise le sexe. C’est lĂ qu’il faut avoir sa propre rĂ©flexion ! c’est lĂ que je dis que nous sommes des ĂŞtres pensants et que non, on ne gobe pas tout ça en bloc !
Ce n’est pas parce qu’on en parle plus qu’on dit nĂ©cessairement que c’est le mĂŞme topo que d’acheter sa lessive… L’Ă©poque oĂą le sexe Ă©tait plus que tabou, je suis pas persuadĂ©e que les dĂ©sirs et aspirations des femmes Ă©taient beaucoup pris en considĂ©ration !
Alors paradoxe ou preuve d’une ouverture des esprits ?
ah ben qd mĂŞme…. pak, il me semble que l’on est sur la mĂŞme longueur d’ondes
Euh… dĂ©solĂ©e, pour moi vous ĂŞtes Ă cĂ´tĂ© de la plaque. Enfin, Ă©videmment je suis d’accord avec sand sur le fait que les enfants ne sont pas non plus des abrutis, n’empĂŞche qu’ils sont très influençables, ça on ne peut pas le nier.
reste Ă savoir par qui…. les parents ne devraient ils pas ĂŞtre les premiers influenceurs de leur progĂ©niture en les aidant Ă se forger un truc qu’on appele l’esprit critique?
DĂ©cidĂ©ment, on est vouĂ©es Ă ne pas se comprendre je crois bien. Cela dit, une dernière chose, modère quand mĂŞme un minimum tes propos…
Je me permets d’affirmer que je n’ai pas le mĂŞme mode de pensĂ© que toi, mais je ne me permets pas de te dire “t’as rien compris ma pauvre !”
@ Sand : exactement ce que je me disai ! t’as rĂ©pondu pour moi ^^
Tout Ă fait d’accord qu’ils sont influençables, Ă nous donc de le faire dans le bon sens !
@pak: la fille ne prend jamais de gants , elle est comme ça… et c’est aussi pour ça qu’on l’aime, mĂŞme si parfois elle est Ă©nervante. c’est sa manière de communiquer…
Sand, tu peux pas toujours ĂŞtre derrière tes enfants. Donc oui, tu peux leur apporter ton mode de pensĂ©e, mais ils vont Ă©galement adopter les modes de pensĂ©e de leur environnement, de leur sociĂ©tĂ©, c’est inĂ©vitable, Ă moins de les enfermer chez soi.
Pak, t’as bossĂ© dans la pub et tu penses qu’elle ne peut pas nous influencer ? C’est ça que je trouve Ă©tonnant.
HĂ©hĂ© ! je n’affirme rien de gĂ©nĂ©ral, je ne pense pas pour les autres, c’est Ă©vident que Ă©normĂ©ment de gens sont influencĂ©s par la pub, enfant comme adultes, parce que c’est facile de se laisser prendre par la main. Je dis juste que en ce qui me concerne personnellement, non je ne “crois” pas qu’elle m’influence, et d’ailleurs j’imagine que, consciemment ou pas, je lutte pour ne pas subir cette influence :)
Bon alors je suis pas psycho rigide non plus, quand je vais claquer du fric je ne me demande pas trois heures si c’est par mon libre arbitre que je consomme ou bien est-ce que le dĂ©mon de la Com me dit de le faire !
je ne veux pas lui apporter un mode de pensĂ©e, plutĂ´t une façon de concevoir le sien ( de mode) en Ă©tant libre de se laisser influencer ou pas par certains modèles…
Aoh non, les filles! cessez de vous crĂŞper le chiwahwah. IL EXISTE UNE SOLUTION : plutĂ´t que de laisser nos enfants seuls face Ă la pub, ses normes, ses codes, ses lavages-de-cerveau… emmenons-les AU PUB.
“Patron… une mousse pour mon mousse en haillons siouplĂ©”
@ Des Prismes de la Subculture (et d’autres ;p) : Personnellement, je n’aime pas la pub Orangina, parce que je la trouve trop hot et si ça avait Ă©tĂ© avec des humains, ça m’aurait tout aussi exaspĂ©rĂ©. Je me suis longtemps questionnĂ©e sur cette pub, et n’ai pas tout de suite dĂ©crĂ©tĂ© que c’Ă©tait de la zoophilie… c’est bien pour cette raison que j’ai Ă©crit ça : ” le fait que ce soit avec des animaux rend la chose plus complexe : ça peut permettre d’attĂ©nuer la sexualitĂ©, ou au contraire, la faire dĂ©vier faire la zoophilie. Les avis se partagent. ” ;) Je pense que chacun le voit Ă sa façon, mais je ne vois pas l’intĂ©rĂŞt de mettre du sexe Ă tout bout de champs, de toutes manières.
@ Storia Giovanna : les pubs pour glace m’irritent bien aussi, une fois c’est sexy, trente fois c’est lourd/ trop facile ;).
@ Sand : “on crie au scandale parce que il y a du sexe ds les pubs, suggĂ©rĂ© ou non, comme si c’était un truc super rĂ©cent, et … non !”
Ah par contre je ne pense pas avoir dit que c’Ă©tait rĂ©cent, ou alors je me suis mal exprimĂ©e. Ca s’est toujours fait d’utiliser le sexe Ă des fins commerciales et Ă toutes les Ă©poques, ça j’suis d’accord ! J’Ă©cris cet article aujourd’hui parce que c’est seulement maintenant que je m’intĂ©resse Ă ce phĂ©nomène lĂ .
Pour l’influence qu’a la pub, ça dĂ©pend des gens. Je connais beaucoup de gens très très influencĂ©s par la publicitĂ©, et je ne pense pas pouvoir assurer fermement “non la pub ne m’influence pas”. J’aimerais beaucoup pouvoir le dire, mais je n’en suis pas entièrement sĂ»re !
Je ne vais pas dire que le public est composĂ© de 80% de lobotomisĂ©s mais parfois j’en ai l’impression. C’est pourquoi pas mal de pubs me sont inquiĂ©tantes…
Ah et euh ne vous crĂŞpez pas le chignon Ă cause d’un simple article, chacun son jugement et heureusement !
je suis dans la pub et….je me marre, lĂ . je fais attention au message et Ă l’esthĂ©tique, Ă mon niveau, quand je travaille. mais j’ai beau travailler lĂ dedans depuis 8 ans, je vous assure qu’Ă mon sens, la pub n’influence qu’Ă un moindre degrĂ©. elle nous vend du rĂŞve (ou du cauchemar, quand elle ne nous plait pas et donc quelque part, ne nous concerne pas) et nous pousse Ă la consommation, mais je ne pense pas qu’elle modifie nos comportements. ce n’est pas tout Ă fait du lavage de cerveau.
alors ok, dans ce monde bien patriarcale et misogyne, la place de la femme mĂŞme dans la pub Ă subit une rĂ©gression certaine après la progression minime qu’on avait pu noter.
mais je ne pense pas que la pub soit une cause mais plutĂ´t une consĂ©quence, une expression de notre quotidien et de l’image que certains ont ou souhaitent de la femme (entre autre). ce n’est pas la pub elle-mĂŞme qui serait Ă blâmer, je crois, mais notre sociĂ©tĂ©. je sais qu’avec mes petites pubs je ne changerais pas ça, mais je me bats Ă mon niveau pour faire passer d’autres idĂ©es. ce qui me choque c’est que ce n’est pas forcement le cas de mes collègues, clients et consommateurs !
Ton avis est très bon. LE probleme de la France publicitaire c’est que l’homme est très peu employĂ© dans des situations similaires Ă celles que tu as dĂ©crites (pour la femme).
A l’Ă©tranger l’homme-objet est très prĂ©sent dans la pub.
Un juste retour des choses? Il faut choquer pour vendre c’est ce que l’on apprend en ecole de commerce.
il y avait une pub pour la lessive pour les fringues de couleur en 2 parties, une pub italienne je crois…elle m’avait beaucoup fait rire, notamment Ă ce sujet ^^si une lady voit de laquelle je parle, merci de me venir en aide !
« mais je ne pense pas que la pub soit une cause mais plutôt une conséquence, une expression de notre quotidien et de l’image que certains ont ou souhaitent de la femme (entre autre). ce n’est pas la pub elle-même qui serait à blâmer, je crois, mais notre société. »
C’est vrai, c’est un point de vue très intĂ©ressant, j’avoue ne pas trop avoir songĂ© Ă ce cĂ´tĂ© lĂ de la chose. Merci Zan :)
Zan, tu dis que la pub nous pousse Ă la consommation, c’est donc bien qu’elle a une influence, non ? Pourquoi en aurait-elle sur notre consommation et pas sur notre mode de vie ? Je persiste Ă dire qu’elle est un reflet ET un dĂ©clencheur. Et effectivement, il est très difficile de faire suivre d’autres voies Ă la pub, quand on se retrouve confrontĂ© Ă des clients lĂ©gèrement obtus…
pour commencer, la pub par dĂ©finition est lĂ pour nous pousser Ă la consommation. mais de lĂ a trouver que c’est Ă cause de la pub que nos comportements changent, non. la pub ne lĂ©gitime pas le machisme ambiant. le machisme ambiant est lisible Ă travers la pub. donc il a influence, mais comme je l’ai dĂ©jĂ dit “Ă un moindre degrĂ©”. exemple concret : je n’aime pas les boissons gazeuses. pourtant je me suis surprise, fillette, au cinĂ©ma, devant les pubs, Ă me dire “au cool, un coca…..”. mais, non : je ne me suis pas mise au coca pour autant. autre exemple : la pub orangina m’a fait rire, mais je ne me suis pas encore tapĂ© de girafe.
outre les clients obtus, je parlais des consommateurs. vous et moi, quoi. ou plutĂ´t ni vous ni moi, Ă en juger par nos commentaires. car j’entends encore beaucoup d’hommes (et de femmes) “remettre” (sous couvert d’humour ou non) les femmes Ă “leur place”. alors ok, il y a de la beauferie dans l’air, mais bon toute les couches sociales sont touchĂ©es. voilĂ pourquoi je pense que les pubs ne sont qu’un reflet de l’image sociĂ©tale de la femme. de quoi s’offusquer, oui.
euh…ce n’est que mon point de vue, hein !!
après, concernant la diffusion de ces pubs, je pense que ça manque de sĂ©rieux. qu’il s’agisse de prĂ©vention routière, des glaces ou de D&G, ce n’est pas Ă montrer partout, Ă hauteur de toutes les tĂŞtes (comme les mag. porno d’ailleurs), ni Ă n’importe quelle heure.
j’ai Ă©tĂ© choquĂ©e de la diffusion par exemple de la bande annonce de Dorothy juste avant le film Wall-e au cinĂ©ma, la semaine dernière.
donc les parents sont lĂ pour surveiller nos chères petites tĂŞtes blondes (ou brunes) mais c’est aussi le rĂ´le des publicitaires, ça ! et leur part de responsabilitĂ©, en ce sens, est Ă prendre en compte.
Oui j’avoue que le cĂ´tĂ© choquant de l’histoire c’est que ce genre de pubs peuvent passer Ă des heures oĂą les enfants peuvent regarder ça en toute banalitĂ©..mais je pense aussi que la plupart des pubs (du genre orangina) ne sont pas complètement ostentatoires et le cĂ´tĂ© tendancieux passe inaperçu aux yeux des enfants, quand c’est subtil…et je rejoins celles qui disent que parler d’incite au viol ou Ă la zoophilie Ă travers ces pubs, c’est aller un peu loin…(cependant on est tentĂ© de le penser! et si moi je pense que justement les publicitaires cherchent Ă exploiter le cĂ´tĂ© fantasmatique de ces pubs, ils sont payĂ©s pour ça quand mĂŞme…)
après c’est sĂ»r les coups publicitaires qui utilisent le sexe ou ses dĂ©rivĂ©s sont assez faciles, et qu’on le veuille ou non la publicitĂ© nous influence…je comprends la rĂ©action de La Fille, personnellement je ne me sens pas influencĂ©e par la pub, mais bon Ă un certain âge ça devient rare de se dire “il me le(s) faut !!” en voyant un spot publicitaire ! ça nous laisse supposĂ©ment indiffĂ©rent, mais il reste toujours des traces qqpart dans le cerveau…qui rejailliront Ă un moment oĂą on n’y pensera plus ! inconsciemment forcĂ©ment…sans parler des images subliminales, je ne sais pas si ça existe toujours dans la pub mais je trouve ça tellement fou ! et pourtant il paraĂ®t que c’est prouvĂ©, ça marche ! (tiens j’vais aller me documenter lĂ dessus…allez Ă bientĂ´t pour un mĂ©moire sur “l’impact des images subliminales sur le siège de la mĂ©moire visuelle” ^^)
concernant les messages subliminaux (ça me choque l’idĂ©e du Big Brother, un peu), je suis persuadĂ© que c’est encore utilisĂ©…mais plus de façon politique que publicitaire…enfin je me trompe peut-ĂŞtre…
DĂ©cidĂ©ment plus personne n’a d’idĂ©e. J’ai l’impression que depuis la fin des 90’s il y a un sentiment gĂ©nĂ©ral de lassitude chez les crĂ©atifs (ou du moins chez ceux payĂ©s pour l’ĂŞtre). Tout a Ă©tĂ© vu, tout a Ă©tĂ© fait alors on surenchĂ©rit …
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Des filles et des talents Troisième jour de rédac' chef pour Laurie et encore une sélection de textes aussi inspirés et émouvants les uns que les autres.
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
J'en ai tellement entendu parler que je voulais voir ça par moi-même. Je parle de Paulette, bien sûr, le magazine communautaire lancé par Irène Olczak. En 2010, c'était la version web, puis plus...
Bref, programme court ou shortcom, est diffusée sur l’antenne de Canal + depuis septembre 2011. Ce n’est pas la première série de ce genre. Un gars une fille avait aussi eu un grand succès...
Ce jour-là , j'avais mis trois heures à me préparer pour le concert qui m'attendait et j'ai bien fait. Habituée des petits concerts de ma ville, frêle esquif aimant la bière, j'étais encore une fois parée...
Parfois, je me sens proche des idées de Brigitte Bardot. Je ne parle pas de cette obsession pour la choucroute ou l’aigreur haineuse, mais plutôt de la croyance en un monde animal...
C’est sous la pluie battante que je le regarde partir, la nuit tombe doucement ce soir, timidement. Dois-je le rattraper pour lui dire ce que je ressens ou laisser faire la vie qui peut-être le ramènera à moi ? Je n’ai pas le courage...
Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
Un peu hors sujet mais moi je n’aime pas du tout les publicitĂ©s d’une marque de dĂ©odorant masculin comportant trois lettres.