Lors de la conquête de la Présidence en 2007, N.S avait annonçé qu’il se battrait pour une “France de propriétaires”. Une cause certes honorable, mais qui s’annonçait plutôt difficile surtout pour les petits soldats qui résident dans la 12ème ville la plus chère du monde : Paris !
Quoi qu’il en soit en tant que jeune active en quête d’autonomie, je décidais, CDI au poing, de m’atteler à un combat sans merci pour trouver un appart et assiéger enfin la capitale.La conquête se fera en deux temps : un premier temps défensif, de préparation au combat pendant lequel il faudra analyser les moindres faits et gestes du marché immobilier pour pouvoir ensuite passer à l’offensive et gagner la guerre en signant le contrat de vente en guise d’armistice !
La machine de guerre est lancée. Un service de renseignements digne du KGB a été déployé. Tous les réseaux immobiliers du net sont infiltrés, un système d’alerte en cas de danger imminent a été mis en place pour ne louper aucune annonce, tous vos amis sont sur écoute pour tenter de retirer une info qui pourrait aider à conquérir votre appart. Des espions sont même envoyés en mission sur votre terrain professionnel pour demander au général de direction s’il n’aurait pas des contacts dans ce milieu.Enfin, votre temps est optimisé, chronométré et rationalisé pour arriver à votre but car la moindre pause ou soirée sont réservées à votre plan secret.Vient enfin le moment tant attendu de la rencontre sur le champ de bataille car vous avez repéré une cible potentielle. Il est maintenant temps de passer à l’offensive et de montrer de quoi vous êtes capable. Regonflée à bloc, les plans d’offres d’achat sont dans votre sac-à -dos, vous filez sur votre vespa, qui vous sert de cheval de bataille, pour faire face à votre ennemi.
Sauf qu’une fois sur place, l’erreur de stratégie se fait ressentir. Vous avez comme l’impression d’être dans “un livre dont vous êtes le héros”, puisqu’il y a eu une erreur de parcours entre-temps, une mauvaise pioche qui vous a égaré en chemin. Vous vous demandez soudain si vous ne vous serez pas hâté trop vite, aveuglé par votre soif de réussite. Vous tirez les enseignements de cet échec et pensez à élaborer une cartographie de la ville afin d’éviter d’atterrir sur un terrain miné les prochaines fois.
L’ennemi numéro 1 est un homme déguisé en vieux bab’s, bave séchée au coin de la bouche qui vous invite à pénétrer dans un bunker abandonné, sombre, moche, à moitié enterré dans le sol, pas de lumière alors qu’il vous l’avait vendu comme un loft de 70m2 refait par un archi. Lui aussi a du tomber dans le piège à l’époque. Premier échec cuisant, mais on ne vous aura pas !
Le temps de remotiver les troupes, vous repartez sur votre char d’assaut, pour ne pas perdre de temps vous filez à un second rdv, pire que le premier. Ce n’est plus la cachette de Saddam Hussein mais des caves en sous-sol, face à un homme vêtu d’un costume trop large et trop court, vous décryptez en deux secondes que vous avez affaire à un escroc de première, même pas besoin d’un détecteur de mensonge pour voir son petit manège. Un loft de 80m2 à deux pas du canal St Martin s’avère être les catacombes d’un immeuble, vous repartez aussi sec pour ne pas être enterré vivant dans ce trou à rat !
Mais cette fois, la défaite est plus rude à encaisser, votre moral d’acier s’en prend un sacré coup, vous vous sentez proche de la faillite. Mais répondant à votre hymne “l’espoir fait vivre” et repensant au fait que Rome ne s’est pas faite en un jour, vous reprenez du poil de la bête et essayez d’analyser le pourquoi du comment de cet échec cuisant.
Vous concluez, qu’en tant que jeune louveteau dans la machine de guerre de l’immobilier, vous avez encore des choses à apprendre sur le terrain pour devenir un maître jedi de la chasse d’appart. Mais vous commencez à avoir du pif, sentir la conjoncture et préssentez même que l’ennemi du marché immobilier commence à s’affaiblir. Vous revenez sur vos critères, remettez à plat votre stratégie, vous vous entourez d’experts du marché qui vous conseillent d’attendre un peu. La lutte n’est pas finie, vous sortirez vainqueur de cette bataille, c’est sûr.Ainsi, en attendant de profiter du repos du guerrier dans votre futur salon, vous décidez d’utiliser la trêve estivale pour vous retrancher dans votre camp afin de regagner des forces pour la rentrée et reprendre les armes lorsque tous les propriétaires seront rentrés à la base.
Bilan de guerre : vous ne déserterez pas et ne baisserez pas la garde, car quoiqu’on en dise, vous avez peut-être perdu des batailles mais certainement pas la guerre !
(c) mzelle biscotte via Flickr
posté le 29/07/2008 | 1049 vues | 2 commentaires | tags: recherche d'appartement immobilier paris
C’est toujours la galere, l’appartement, que ce soit pour louer ou acheter.
Ici a New York, “charming” se traduit par petit, “lively neighborhood” par tu vas habiter au dessus d’un bar et ne pas dormir de la nuit, “owner’s dream” par tout est a refaire mais au moins t’en feras ce que tu voudras… la liste est longue !
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irk, souvenirs atroces qui ne date pas d’il y a si longtemps.
j’ai essayé tant bien que mal de déjouer les pièges…mais j’ai cédé. c’est la mort dans l’âme que j’ai accepté d’habiter un placard tapissé de lino et très bruyant, découragée, faute de trouver mieux.
mon chéri pour le même prix (exorbitant bien sûr) a lui trouvé un apart assez cool. il y a un facteur chance énorme, c’est donc beaucoup de chance que je te souhaite.
quant à moi, je programme mon retour en province :D