Il y a ces actes qu’on ne veut pas faire, ces paroles qu’on ne veut pas dire, le mal que l’on voudrait ne pas causer… Il est de ces moments difficiles, oĂą toutes les parties en prĂ©sence souffrent. Il est une histoire, de l’amour, de la complicitĂ©, de la tendresse et encore de l’amour. Un jour arrive, et le petit papillon dans le ventre n’est plus. Il a juste disparu, petit Ă petit, au fil des semaines, pour laisser place Ă un vide Ă©tourdissant.
Comment lui avouer ? Le coup de la flamme qui s’Ă©teint ? Un silence radio ? Un “j’ai besoin de temps pour rĂ©flĂ©chir” bien placĂ© ?
Dans les premiers temps, vous niez. C’est les circonstances, c’est le cap des trois annĂ©es, c’est les examens, c’est…. Ca va revenir, et vous y croyez ferme. Vous guettez le retour du papillon. Qui ne revient pas, le con. Vous regardez celui qui accompagne vos nuits, qui -parfois- prĂ©pare vos repas. Vous Ă©coutez sa voix, attendant un signe. Ce ne sont pas les disputes, ni ses dĂ©fauts. Il ne vous exaspère pas, vous n’ĂŞtes pas en colère. C’est simplement ce foutu papillon qui s’est fait la malle. Sans que vous ne vous en soyez aperçue.
Et ce moment vient, ce moment oĂą la chose s’explicite : je ne l’aime plus. Et l’amour vous manque. Vous regrettez ces moments passĂ©s Ă se chamailler, Ă dormir ensemble, Ă rĂŞver, Ă ĂŞtre Ă©merveillĂ©e par tant de chouette bonheur.
Je voulais te le dire, c’Ă©tait simplement trop difficile. Je ne t’aime plus. Mais je t’aime trop pour te l’avouer. Je t’aime trop pour te laisser avoir mal. Je mens. J’ai menti pendant longtemps. Il y a eu ce jour, oĂą tu parlais de l’avenir, de nos familles, d’une hypothĂ©tique “notre” famille. Je ne pouvais pas te laisser parler, et ça faisait trop mal, de te voir rĂŞver comme ça, quand je savais que cela n’arriverait pas. Je te l’ai dit, et j’ai fait comme tous ces cons dans les mĂ©los, je t’ai dit que j’Ă©tais dĂ©solĂ©e. Que je m’en voulais, que ce n’Ă©tait pas toi, que ce n’Ă©tait la faute de personne. Toutes ces conneries que les gens sortent dans ces situations. Je voulais te prendre dans mes bras, te serrer fort en te disant que ça va passer, te souhaiter le meilleur. C’Ă©tait ça, le problème, tu vois : tu es devenu mon meilleur ami, mon quasi-frère, lorsque ce putain de papillon s’est tirĂ©. Tu as dit que ça faisait un mal de chien, tu as pleurĂ©, tu ne comprenais pas. Tu as demandĂ© pourquoi, parlĂ© de seconde chance, dit que je ne comprenais pas.
Je comprends, tu sais, j’avais envie de gueuler la mĂŞme chose Ă ce naze de papillon, lui commander de revenir illico dans mon bide, de me permettre de recommencer Ă t’adorer, littĂ©ralement, lui hurler de se repointer dans notre vie, pour que ta voix soit de nouveau la chose la plus importante au monde. Moi aussi, je voulais lui dire qu’il ne pouvait pas me faire ça. Moi aussi, je voulais pleurer. Ne jamais avoir Ă te quitter.
posté le 28/07/2008 | 1086 vues | 29 commentaires | tags: rupture
il est difficile de retranscrire ces instants-émotions. Bravo pour avoir essayé, et avoir réussi.
superbe…voilĂ tout le drame d’une rupture…car celui qui quitte aurait souvent bien aimĂ© continuer Ă ĂŞtre amoureux; ç’aurait Ă©tĂ© tellement plus simple.
Faut pas se dire ça… Faut se dire que chaque chose - mĂŞme les plus douloureuses - mĂ©ritent d’ĂŞtre vĂ©cues…
Et pour l’instant, en ce qui me concerne, le papillon me fait mal…
@ toutes : merci beaucoup, vos commentaires me touchent vraiment :)
L’histoire est universelle.
Je propose de crĂ©er un groupe facebook pour l’asservissement de ce muthafucka papillon.
Meuh non… Faut pas le prendre comme ça… Il reviendra pour un autre…
J’en suis certaine, et heureusement.
Par exemple, il reviendra cash lors de ma future rencontre avec Seth Cohen, ou Thomas Dutronc.
http://ladiesroom.fr/2008/06/21/je-vibre/ Tiens, pour te redonner le moral…
@Clementine : Ben, Seth Cohen,t’as interet Ă partager hein!
@ Storia Giovanna : joli texte, jolie histoire, merci :) En effet, ça redonne la pĂŞche… La suite de l’histoire, idyllique ?
@Pepite2choco : Partager ? Quel est le sens de ce mot ?! Bon… Juste un peu alors….
Punaise, vos archives Ă toutes regorgent de titres allĂ©cheants… Je vais me plonger dedans :)
Je l’aime toujours, il m’aime toujours… Vivement qu’on se revoie!
Bah on parle quand mĂŞme de Seth Cohen!! Celle ou celui qui ne partagera pas risque la lapidation par tous les Ă©lĂ©ments de sexe femelle et mâle qui veulent Seth Cohen. J’en fais partie! Et j’vise très bien :))))
Sinon, sois mignone, ponds nous encore des tas et des tas d’articles, je serais ravi de te lire Ă nouveau… :)
@ Storia Giovanna : eh bien eh bien… :) Suis contente pour vous deux !
@ Pepite2choco : ouah, ci-mer, c’est vraiment gentil… Je pondrais peut-ĂŞtre !
En revanche, pour Cohen… Bon, sous les menaces, je m’incline.
pfff… Vive les vrais mecs que personne viendra nous piquer!
Wouhahou… Ton texte (magnifique soit dit en passant) m’a fait p** de mal… Je l’entendais au travers de tes mots…
Il y a quelques mois j’ai du prendre cette fameuse dĂ©cision. Mon papillon avait disparu, je pensais qu’il reviendrait, qu’il avait juste pris quelques mois de vacances, mais il n’est jamais revenu et l’amour a laissĂ© place Ă l’affection… Aujourd’hui je me rends compte que j’ai bien fait de prendre cette dĂ©cision parce que le papillon est revenu, non plus pour lui, et il est plus en forme que jamais ;)
Rah… Magnifique texte, très vrai.
Foutu papillon.
Moi il me fait peur, peur qu’il s’en aille trop vite, et de devoir encore tout recommencer, ou peur qu’il ne soit pas au rendez-vous.
Du coup, plus de papillons depuis longtemps… Il y avait bien une chenille, un petit embryon de papillon, mais on ne lui a pas laissĂ© le temps de se dĂ©velopper, le monsieur n’est plus lĂ , il est partit avant que je rĂ©alise la prĂ©sence de cette petite chenille, ce presque papillon dans mon ventre. Avant que je le lui dise. Il est partit, et beaucoup de larmes ont coulĂ©. Aurais-je le courage Ă nouveau de laisser se dĂ©velopper un autre papillon pour un autre garçon ? Pas certain. Combien de temps ça prendra ? Combien de temps pour s’en remettre et s’ouvrir Ă nouveau Ă l’amour ?
Très très beau texte.
J’ai eu les larmes aux yeux… Pourtant, mon papillon est bien lĂ , mĂŞme si c’est pas le premier.
ouiiii j’ai retrouvĂ© cet article. et je n’avais mĂŞme pas commentĂ©, quelle honte. c’est un article qui m’avait beaucoup touchĂ©, qui mĂ©ritait amplement de passer en une, et que j’ajoute Ă mes bookmarks … ;)
(depuis le temps que je le cherche)
Un texte afreusement dur…le mien de papillon il a perdu une aile et ses deux antennes…il est la mais serieusement amochĂ©s par de l’amertume trop difficile a effacer…j’ai dĂ©cidĂ© de l’Ă©craser pour ne pas le laisser souffrir…j’ai peur d’avoir fait une erreur en ne lui laissant pas le temps de guĂ©rir…
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Ca sent le vĂ©cu en tout cas…