Si vous êtes peu au fait de la world music et que je vous dis « musique brésilienne », vous me répondez Gloria Estafan, samba, bossa nova à la Joao Giberto, sifflet qui fait tututut tulututut et surtout rythmes muito quente qui donnent l’envie irrépressible de remuer son popotin en se prenant pour un(e) danseur(se) de Rio de Janeiro (le derrière bombé en moins).
Alors quand ma copine Mimile m’a proposé d’aller voir Vanessa da Mata, «la Céline Dion du Brésil !» me jure-t-elle, j’ai sauté dans mes tongs Havaïanas, prête à donner mon corps tout entier à la musique, au Brésil, au « foutcheboal », à Ronaldinho et Lula réunis… Sauf que je n’ai pas eu besoin de faire tout ça.
Arrivée sur les lieux, l’ambiance était un tantinet calme. Trop calme. A croire que le public n’avait pas bien compris à qui il avait affaire. Parce que Vanessa da Mata est loin d’être une débutante ou une « inconnue » de festivals d’été que l’on programme juste parce que le cachet n’est pas trop cher.
Véritable phénomène musical au Brésil, Vanessa truste à chaque album les premières places du Top 50 et enchaîne les tubes comme l’amerloque M. Pokora les navets. Son duo avec Ben Harper Boa sorte / Good luck a tout de même été élu « Meilleur titre 2007 » par la célébrissime revue Rolling Stones Brasil. Tout cela assoit sa femme quand même.
Sauf que ce mercredi soir, la brésilienne était en mode « zénitude ». C’est donc à coup de chansons lentes qu’elle a décidé de nourrir les spectateurs assis droits comme des « i » sur leur chaise (mais qui a eu cette idée ?). Dommage, surtout que l’on sait que son répertoire musical oscille traditionnellement entre pop, rock, samba et reggae. Mais en même temps, pouvait-elle donner plus face à ce miroir sans tain ? Comment réchauffer le cœur et le corps d’un public plus conquis par les douceurs du glacier que par les notes de musique ?
Difficile donc de pouvoir juger de toutes les qualités de Vanessa da Mata après cette prestation on-ne-peut-plus apaisante pour rester dans une image positive.
Et comme je reste sur ma faim et que de Céline Dion elle n’a ni l’allure, ni la voix hurlante et ni le gros René, je dirais juste : talent à suivre de très près !
posté le 25/07/2008 | 969 vues | 16 commentaires | tags: vanessa da mata bresil stéréo musique
Ben, je l’ai vu dans un clip avec des danseuses brésiliennes, qui avaient des paillettes sur les yeux et des plumes au derrière et tout et tout…
Et puis, j’ai jamais dit qu’elle était brésilienne, juste qu’elle faisait penser au pays (oui, je sais, je me rattrape mal aux branches ;))
Sache une chose, BritBrit : Tout ce qui ressemble de près ou de loin à un truc en plumes n’est pas forcément brésilien! La preuve, les danseuses du Lido ou de certaines revues…
Ben voilà . Maintenant, tu sauras… Moi je connais une autre Brésilienne assez sympa : Bebel Gilberto, la fille de Joao. Mais il existe encore des trucs assez sympahtiques, tels que Kaleidoscopo ou Zuco 103.
Bien sûr, Brit. C’est pour ça aussi que je me suis mise à la guitare…
Hé hé hé… Disons que mon papa avait un copain brésilien lorsqu’il vivait en RP. Une fois retourné au Brésil, il a donné à mon papa des cassettes de bossa nova et sa guitare… Je l’ai toujours.
T’es trop cosmopolite comme fille. Moi, je ne voyage qu’au coeur du Béarn Pau - Orthez grand max :s
Mais je voyage aussi comme ça en Allemagne, ou en Italie, au Portugal, en Asie…
Pfffff ça fait dix ans qu’un ami de mon père me tanne pour que je vienne le voir au Brésil et j’y suis toujours pas allée. Y’a trop de trucs a voir en ce bas monde!!!
Et ben alors, faut y aller… Faut pas faire ta vieille à la maison ,)
Boa sorte: une pure merveille
c’est à travers ce morceau que j’ai découvert vanessa da mata d’ailleurs
C’est vrai que ce duo est parfait. Remarque avec Ben, c’est difficile de faire un bide artistique.
@Pepite : et t’as pas envie de te faire payer le voyage?
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Honte sur toi! Où t’as vu que Gloria Estefan, c’était brésilien? N’as-tu aucune pitié pour la musique cubaine?