Mon petit coin de paradis à moi, c’est la Normandie et plus exactement Houlgate dans le Calvados.
Un peu normande dans l’âme, je me plais souvent à dire que je suis normande de cœur.
Mes parents ont découvert cet endroit un peu par hasard, il y a 37 ans. 37 ans, c’est l’âge que je vais avoir dans quelques jours au moins d’Août.
Je suis née sur le trajet du retour de Normandie, c’est peut-être, pour ça que j’aime autant cet endroit et aussi sans doute parce que depuis toute petite j’y passe régulièrement quelques jours.
Pas une année sans aller à Houlgate, je ne pourrai pas, j’ai besoin de venir respirer l’air iodé de la mer pour me ressourcer.
Quand j’arrive ici, par la route de Dives sur le front de mer, j’ai toujours un sourire aux lèvres comme si j’étais enfin au paradis.
Le seul hic de la Normandie, c’est le temps ! Chaque fois, que je viens, j’ai toujours de la pluie, pffffffffff, ça me fait rager mais cela ne me fait pas détester ce lieu pour autant.
J’adore ces grandes étendues de sable blanc, cette immensité qui me donne le sentiment d’être au bout du monde, de me sentir toute petite entre la plage de sable blanc et la mer quand elle est partie au loin.
J’adore me balader sur la plage qui borde les vaches noires, ces falaises sauvages qui ramollissent léchées par la mer, ces arbres tout décharnés qui piquent du nez, déracinés par les vagues.
C’est une vue grandiose, chaque fois, je ne m’en lasse pas. Le moment que j’aime le plus pour faire cette balade, c’est le soir après le dîner quand les derniers rayons de soleil reflètent dans la mer calme, quand les vagues légères ont crées de jolis sillons en s’en allant vers le large, et que l’on peut voir fourmiller des milliers de petites crevettes dans les marres d’eau encore chaudes. J’adore barboter dans ces trous d’eau, laisser l’empreinte de mes pieds dans le sable mou et vierge, comme si j’étais la première à fouler ce sol.
Chaque année, je ramasse des coquillages, mes enfants adorent ça aussi, je crois que je leur ai transmis l’amour ce bout de terre.
Nous regardons les petits crabes cachés sous les rochers, les fossiles empreints de coquillages anciens et je divague en me disant que peut-être ils sont là depuis des milliards d’années.
La mer, cette mer de Normandie a un effet relaxant, reposant sur moi, elle me donne le sentiment de vivre tout simplement, d’être là bien présente loin de la ville et de son tumulte.
J’aime aussi pardessus tout la nuit, regarder au loin les lumières des bateaux qui pêchent et les lumières des villes qui bordent la côte fleurie.
D’un côté à droite, Villers sur mer, Deauville, plus loin le havre, ses phares qui éclairent la mer, à gauche, Dives, Cabourg et enfin à la pointe, Ouistreham.
J’adore m’endormir en attendant le bruit des vagues léchées la plage en dessus du camping, ce bruit sourd mais tellement reposant, comme une berceuse comme si elle m’abritait depuis toujours et c’est sans doute vrai puisque la première fois que j’ai découvert cet endroit, j’étais encore bien au chaud dans le ventre de ma mère.
C’est sans doute pour ça que j’aime autant Houlgate, que cette ville m’apaise et qu’elle me rassure comme une petite fille qui a besoin de sa chanson douce, moi j’ai besoin de revenir au moins une fois par an pour me retrouver et juste pour le plaisir d’entendre le bruit de la mer.
Presque rien n’a changé, je dis bien presque rien, la rue avec ses restaurants, ses bars, ses magasins d’articles de plage, le glacier, le libraire, le marché couvert, le poste de secours, le minigolf, La table d’orientation, le casino, et son cinéma, et la promenade du bord de mer avec ses petites cabanes en bois blanches à rayures.
Comme si depuis 37 ans, le temps s’était arrêté !
Cela me fait toujours bizarre de me balader avec mes enfants et de les voir courir pour se cacher derrière les cabanes comme nous lorsque nous étions petits avec mon frère.
C’est comme ci, je vivais ça en dehors de moi-même.
J’aime respirer l’air marin, sentir le vent léger sur mon visage et regarder les étoiles quand le ciel est clair, la même impression d’immensité, le ciel noire offrant généreusement ses étoiles à la mer.
Un jour, par une nuit claire et étoilée, on pouvait voir des vagues phosphorescentes, c’était de toute beauté, ces reflets jaunes qui n’étaient autres que les milliers de petits poissons phosphorescents se baladant au gré de la houle.
Combien de souvenirs j’ai en ma mémoire ici, des souvenirs d’enfance, des souvenirs d’adolescence et des souvenirs de femme adulte avec mes enfants, avec mes amies.
J’ai passé des vacances ici inoubliables qui n’ont de valeurs que pour moi mais qui sont chères à mon cœur !
Houlgate, la perle de la côte fleurie, tu n’es pas prête de m’oublier car chaque année qui passe, je reviens et je continuerai à venir.
Houlgate, chère à mon cœur !
posté le 19/07/2008 | 297 vues | aucun commentaire | tags: normandie mer vacances
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